LA MUSIQUE DE CLAVECIN EN ALLEMAGNE
De 1624 à 1750.
Il ne nous appartient pas de traiter ici des œuvres composées par des maîtres qui sont les derniers représentants de l'école du xvi= siècle ou qui écrivent avant tout pour l'orgue. La Tabiilaturu noi:a (1024) de Samuel Scheidt, dont nous étudierons, dans un autre chapitre, les pièces faites pour l'orgue, contient quelques compositions destinées évidemment aux clavecinistes. Elles se trouvenl dans les deux premières parties, la Iroisième n'étant écrite que pour l'église. La forme traitée de la manière la plus intéressante pour nous, dans ces pièces de clavecin, est la variation. Elève de SweelincU, il a su acquérir une faculté d'imagination qui lui permet de transformer avec souplesse les thèmes proposés, et il observe, en même temps, une méthode ; les motifs qu'il emploie sont, dans chaque variation, de même espèce; il établit un ordre de progression dans la série de ses variations; la suite en est ménagée avec ingéniosité, de sorte que l'attention est stimulée, à chaque verset, par quelque chose de plus recherché ou de plus séduisant. 11 ne néglige pas, d'ailleurs, les ell'ets de sonorité, recommande aux exécutants d'imiter les violonistes, quand ils font entendre des notes liées, et il leur olfre des suites de notes répétées, aliu de reproduire le tremblant de l'orRue.