RéI-A 3" année
par M. G. Adler [Denlan. dr'j" Tonkmt&t iii Oesterrcictt,
nrsToiiih: m-: i..\ mis/oit:
Courante do la >orc)ii(li' Suite ont aussi de l'affinité. Les (irrlndi's soni îles sortes d'études on des pièces brillantes, (jni se rapportent an style <le concerto. I.a valeur musicale de ces compositions est considéralile.
Le .Ui(»/;)(//i(x .Wî/s/ccs (17:i.t- I7!i(i) du même auteur est de forme incertaine et de moins haute sii.'nilication.
Il nous reste à mentionner le trivial 'l'isclier (1707- I706i, diristian l'ezold, (iotlIVied- lleinricli Stcd/i'l (1690-)7i!ti, dont la Sniuili' ctiliiuin(ini(iiir a une certaine unité dans ledessein,Cliristopli-(;raupner(lli8:t?- I7G0) et (ieorg f.ebel le père (lB83- ITM) et G. Gebel le fds (I70y-17a3).
Chez J.-S. Uacli, les œuvres de jeunesse nous révèlent quelles furent les premières études du jeune compositeur. L'ne fiitiue en ini mimur il!. G., .X.V.WM, p. l.'io) est dans la manière de l'achelliel, une Soiuile •en II' iiKijf'iir (B. (i., XXXVl, p. 1'-*' nous rappelle, par la forme, les «euvres de Kulinau (Frischi' Ctniicr- Friiclitr} , el l'introduction semide inspirée par un passa^re de la 3<^ sonate .i programme du même auteur (/o Spoxo amoroso e conlento), dont le souvenir .parait encore dans la fupne en .«( mineur contenue dans cette sonate. La fugue qui termine la sonate a, d'autre part, des rapports évidents avec les compositions imitatives des Italiens et de Poglietti, étant faite sur le cri de la poule et le chant du coucou. ©ans le Capriccio sopra lu loutunanzn enlin, del suo fratctio clilctlisximo iB. (i., .\XXV1, p. 190), Bach prend modèle sur les « sonates à programme » de Kulinau. Pendant son séjour à Weimar (1708-1717), l'intérêt du maître pour les compositions italiennes se manifeste en des transcriptions de Concertos de Vivaldi, de Marcello; il emploie des thèmes italiens, écrit une Aria variata alla maniera italiana (B. C^., XWVI, p. 203) , un PrHude en la mineur (suivi d'une fugue) conçu dans la forme du concerto italien (B. ('■., XXXVl, p. 91 ; — cf. B. G., XVII, p. i-2\. Par la disposition, la 2° partie de la Toccata en ré majeur iB. G., XXXVl) se rapporte à la même origine. Cependant, les quatre Toccate dont cette œuvre l'ail partie sont construites comme les Toccate do Georg MulTat : elles présentent un mélange d'éléments de style libre et d'éléments observés, mais Bach travaille longuement les matériaux que .MulTat ne fait guère que présenter. Deux Toccate, écrites apparemment dans les dernières années du séjour à Weimar, oui une plus grande unité cl plus de recherche dans l'écriture (B. G., III).
Les 18 petits Préluder, les Inventions et les Sinfonies sont destinés aux élèves. « Le titre des Inventions et Sinf'onies indique l'intention de l'auteiu' : il veut enseigner à jouer purement à deux, puis à trois parties, et d'une manière cantalde. et il veut donner à ses disciples un « fort avant-goùl de la composition ». La forme des Inventions rappelle, le plus souvent, la structure de l'air italien : les Sinfonies se rapprochent des trios italiens pour les instruments. La musique de ces courtes pièces est fort remarquable : dans ce livre d'esquisses, Bach a déjà tracé, pour ceux à qui il enseigne le jeu cantable, les ligures expres-
sives qu'il présente dans ses autres œuvres. C'est non seulement une inlroduclinn à l'art d'exécuter netletnent , mais d'interpréter exactement les [liéces de Bach. Il est legrellablc cpn^ les éditions [jratiqnes de ces n'uvres soient loin de satisfaire à cette partie du dessein de l'auteur.
C'est aussi à la jeunesse curieuse de s'instruire qu'est dédié le Clavecin l)ien tempéré {1'° partie, 1722). liés KiyH, Andréas WereUmeister <léclarait que, pour le clavecin accor<ié avec le tempérament, on jiouvait composer en chacun des Ions di'signi's par les touches, en mode majeur et en mode mineur'. Les dix-sept Suites de Pachelbcl (copie de 1G83| montraient déjà un accroissement dans le nombre des tonalités employées. J.-K.-K. Fischer, dan s son .4 riarfne Musira (l7to), écrit en dix-neuf tons différents. Une partie des préludes assemblés en 1722 par Bach avait été déjà réunie par lui en 1720, dans le Clavier- Hùrldein de son fils Wilhelm Friedemann (B. G., XLV). Ce sont les préludes I, 11, 111, IV, V, VI, VIII, IX, X, XI, XII (les préludes I, II, VI et .X ont été remaniés et développés). D'autres pièces avaient élé aussi composées antérieurement : Forkel rapporte que la fugue en sol mineur était un ouvrage de jeunesse'-.
Les Suites françaises furent composées avant le départ de Bach pour Leipzig : aux quatre danses de la Suite allemande sont mêlées, avant la (Hune finale, des pièces d'espèce dilférente. Le Bègue, Marchand, Kuhnau , Bultslett et Murschhauser ont laissé des Suites de semblable structure.
De la période de Leipzig H723-17o0) datent les Suites anglaises, écrites avant 1726. Klles sont précédées de préludes. Dans les Suites allemandes li'" partie de la Clavier-Uebun;/, 1731), Bach est moins respectueux de la forme en quatre parties que dans les précédentes. Une plus grande liberté dans la constitution des pièces se manifeste aussi : tantôt les Coiirantes ont un caractère passionné, à la française i2, 4), tantôt une allure lluide, à l'italienne (t, 3, ii, G). Les Gi'jues sont généralement fuguées 13, 4, 5, Gi; l'une cependant a l'apparence d'une mélodie accompagnée (1). Enfin, les pièces d'introduction sont de formes variées. La 2= partie de la Clavier-Ucbung (173b) comprend un concerto italien et une ouverture française. La 4° partie (1742) renferme un air avec 30 variations, où il fait preuve d'une liberté d'imagination et d'une richesse incomparables.
Vers 1744, il termina la seconde partie du Clavecin bien tempéré, où il y a plus de musique encore que dans la première, et où certains préludes annoncent la forme de la sonate moderne. L'habileté dans la conduite de la fugue s'y élève au jilus haut point. Dans l'Art de la Fugue (1749', cette merveilleuse faculté de traiter le contiepoint est utilisée pour un ouvrage didactique où le maître veut montrer tout ce que, en ce style sévère, on peut tirer d'un thème unique. Tandis que, dans la seconde partie du Clavecin bien tempéré, Bach annonce une ère nouvelle, dans cette dernière œuvre il nous donne le résumé de tous les artifices du vieil art de la polyphonie.
1 . IHe notlurendif/sten .\nmer/cungen und Reijetn, wie der Bns~ sus contiitHHS irolit /^iinne tractirt werden.