NATURE
RÉSULTATS
des auteurs.
de la maladie.
Morts.
Guéris.
Carie
Ehrmann. . .
Blanchet.. . .
Nécrose.
Percy
Bouyer de S.
Fischer
Baudens. . . .
Syme
Lallemand. .
Cancer.
Mai lins
Beauchêne . .
Cancer.
Clôt
Id.
Goyrand. . . .
Id.
Magendie. . .
Id.
Wardrop . . .
INDICATION
DES OUVRAGES
Encyclop. méd. belge, 1836, p 47.
Archiv. me'd. de Strasbourg, n° 5.
Nouv. biblioth. méd., 1828,
t. il, p. 180.
Acad. roy. de méd., t. n.
Bullet. de l’Acad. de méd. , t. III, p. 42-
Tcxlor, Neuer Cbiron., vol.
Laucette française, 15 septembre 1836.
Edimb. medic. and surg.
jotirn., vol. 137, p. 382.
Archiv. gén. de méd,, t. i, p. 123.
Journ. liebd. , 1835, t. n,
Ibidem, t. n, p. 43.
Idem, l. n, p. 293.
Idem, t. xi, p. 229.
Journal de physiologie.
Lancette franc., avril 1837.
§ XI. Résection cia larynx et de la trachée-artère.
Doit-on considérer comme de véritables résections les faits rapportés par J.-L. Petit (l) et Marchetti (2) , et ceux dont fait mention M. Velpeau (3)? Il est jusqu à un certain point permis d’en douter. Dans le premier cas, en euet , il s’agit d’un individu atteint d’une fistule aérienne, par suite de maladie syphilitique, et dont on fut obligé de lier la portion malade, afin d’éviter qu’elle ne tombât. dans la trachée; et dans le second , d’une carie qui avait altéré deux des anneaux de la trachée, pne éponge introduite entre les surfaces permit d’enlever complètement la maladie, et la guérison survint. L’opération de M. Velpeau peut , il est vrai , être prise avec plus de raison pour une résection , car ici il y a eu enlèvement d une portion de l’os hyoïde ; mais, en
0) Acad. roy. do ebir., t. i, , p. 187.
}s\ m> P' 2/l0> obs. 40.
V>) Méd. opér., t. n, p. ego.
conscience, n’est-ce pas abuser du lan- , que de décorer de semblables opérations du titre de résection ?
§ XII. Résection du sternum.
Celte opération a été pratiquée un assez grand nombre de fois, et aucun de ceux qui se sont occupés sérieusement de médecine opératoire n’ignorent que Galien ( i ) 1 a exécutée sur le serviteur de Marcellus; et cette observation est, sans contredit, l’une des plus remarquables en ce genre: car « ayant coupé l’os à » l’endroit où il est adhérent à la pointe » de l’étui, et le cœur se montrant à ” nu , parce que son étui ou son péri- » carde était pourri ; le médecin de » Pergame en conçut une grande in- » quiétude , et pourtant la guérison eut >< heu promptement. » Aussi Delamarlinière (2), Jœger (3), Culterier (4),
(1) Opéra omn., lib. vu, cap. xni.
(2) Mém. de l’Acad. royale de cliir., t. iv, p. 117.
(ü) Gaz. méd. de Paris, 1853, p. 645.
(„*' Lhampion, Traité de la résection , p. 62.
TRAITÉ
Ravaton (I), Boyer (2), Gilette (3) ontils eu raison de lu conseiller, se fondant d’ailleurs sur les observations de Mesmer, d’Alaric , de Lecat , de Ferrand.
On doit aussi à M. Mosque l’observation d’un individu atteint d'une fracture du sternum avec enfoncement et complication d’emphysèoie et d’épanchement, et que la résection guérit.
A. Indications. Les fractures graves, les plaies d’armes à feu, les collections purulentes , mais surtout les maladies organiques , telles que la carie et la nécrose , qui se développent d’autaut plus facilement au sternum , que cet os est plus épais et superficiel , et surtout plus spongieux , etc., etc.; telles sont les affections pour lesquelles on a le plus souvent recours à l’opération dont nous parlons.
B. Manuel opératoire. Rien n’est plus simple à pratiquer que la résection du sternum. Ainsi la partie malade , une fois cernée, 'à l’aide d’incisions convenables , et qui varient nécessairement suivant les cas , on se sert, selon l’occurrence , de la gouge et du maillet quelquefois même du trépan , ou plutôt de l’ostéotome de Heine. Les molettes concaves pourraient d’ailleurs aussi permettre de creuser l’os sternal, mais aucun de ces instruments ne peut être comparé à l’ostéotome de Heine (4).
§ XIII. Résection des vertèbres.
Loin de nous l’intention d’admettre sans restriction ce fait rapporté par Bartholin (5), qui, plein de confiance dans le témoignage du duc de Luneberg, n’hésite pas à affirmer qu’un boulet de canon a pu enlever deux vertèbres dorsales, sans causer la mort ; mais Dieu nous gar'.e aussi de pousser le scepticisme jusqu’au point de nier la possibilité de réséquer quelques portions d’une vertèbre, notamment les apophyses épineuses, et même, s’il le fallait absolument, les lames vertébrales. Ce n'est pas dire que nous approuvions du reste sans restriction la conduite tenue par Smith (G),
(1) Cbir. d’armée, p. 213-239, obs. 30.
(2) Traité des mal. cliir., t. m, p. 526.
(3) Journal liebd.,t. n, 228.
(4) Ouv. cité, p. 17.
(5) lîonet, ouv. cité, t. iv, p. 555.
(6) Journ. clés Progrès, t. xvn, p. 281- — Journ. liebd., t. v.
qui n’a pas craint de réséquer les apophyses épineuses et les lames de plu J sieurs vertèbres dorsales , chez un sujc paraplégique, à la suite d’une fracturi j de cette région. Les chirurgiens pou qui le succès justifie tout, ne manque jj ront pas de célébrer pareille tentative 1 car le malade a, dit on , guéri ; mais, j nos yeux, entreprendre une opéraiio aussi grave, à raison de la phlegmasi i| de la moelle et de ses enveloppes à la : quelle on pourrait donner naissance, est une conduite qu’il faut se garder d'app prouver d’une manière trop absolut é Ce n'est pas, hâtons-nous de le déclare» i que nous reculerions devant la nécessilii d’une aussi grave tentative, si la vi du sujet se trouvait compromise, la suite par exemple des bles-ures p;, armes à feu. Cela est si vrai que noi avons proposé une opération de ce geni à un malade atteint d’une lésion gravées vertèbres dorsales, qui a occasionrr la mort, et qui aurait peut-être guéri, on avait eu recours à l’extraction d esquilles et des autres corps étranger.; Cette excision d’ailleurs, alors qu’elle i ; porte que sur des apophyses épineuses* peut être et a été pratiquée par M.Tyrel en 1 S 22 , 1S27; Cline (l), en 1814 Wukham , en 1 S 1 7 , et aussi par Du' puytren, Heine (2) et M. Roux.
Manuel opératoire. Il est dilïici d’établir , à l’égard de cette résecti des règles fixes, les incisions pouva varier suivant les cas. Mais, une fois ! surfaces osseuses mises à nu, il me se ble qu’on pourrait agir sur les apophyn épineuses avec les tenailles incisive, ou mieux encore n\ec rosléotome M. Heine. Quant à ce qui regarde:
lames vertébrales, il faudrait pour les s taquer faire usage soit de scies en etc de coq, ou de scies à molette, ou bij recourir à celle de M. Leguillon, ou M. Marlins, mais surtout à l ostéolom
§ XIV. Résection des côtes.
Quoique conseillée par Celse (3) Soranus, et pratiquée par Galien ( Levacher (5), J.-L. Petit (G), Duvv
(t) 01 1 i vier d’Angers , Traité de moelle, etc., p- 22.
(2) Gaz. med., 1S34, p. 645.
(3) De ro med., lib. vm, cap. n.
(4) Ouv. cité.
(3) Prix de l’Acad. de cliir., t. n.p- (6) T. li, p. 425.
ney, David, Lapcyronie, Lecat (1), Desault (2) , Betillac (3) et Suil (4). Cette opération n’en fut pas moins considérée comme nouvelle , lorsque M. Richerand, en ISIS (5), enleva la partie moyenne de quatre côtes atteintes d’un véritable ostéo-sarcome , ainsi qu’une portion de plèvre que la maladie avait extrêmement épaissie. — La résection, du reste, avait été assez grande pour mettre le péricarde à découvert, et permettre d’apercevoir directement les battements du cœur.
Depuis lors MM. Dorvel , Jœger, Aymar, Cittadini (G) Clôt (7), Warren, Textor , Roux et Velpeau , y ont eu recours avec plus ou moins de succès.
Percy (S) dit aussi l’avoir tentée sur un officier nommé Muller, pour une carie de deux côtes survenue à la suite d'une blessure par arme à feu. M. Blandin, à l’hôpital Beaujon , M. Mott, en Amérique, l’ont également pratiquée; mais dans aucun des cas rapportés par les auteurs que nous venons de citer, le désordre n’était aussi grand que chez le sujet opéré par M. Richerand. Ou sait du reste que le malade qui , dès les premiers jours paraissait devoir guérir, succomba plus tard à la réapparition dumal.
A s’en rapporter à l’encien journal encyclopédique sus-mentionné, on aurait enlevé aussi au sieur Boloque deux côtes, ainsi qu’une portion de poumon, et, bien que la partie extraite eût été assez étendue pour permettre l’introduction du poing dans la poitrine, le malade n’en aurait pas moins guéri. — Mais que dire au récit de semblables laits , sinon s’étonner que des faits aussi extraordinaires aient été admis sans examen par la presse contemporaine ?
A. Indications . Les fractures graves ou compliquées, suites de blessures par armes à feu; mais surtout la carie, la nécrose , ou les affections cancéreuses des cotes, sont de celles qui réclament l’opération dont nous nous occupons en ce moment.
(t) Prix de l’Acad. de ebir., t. n, p. 34 Journal de chir., t. 1, p. 5)7.
(o) Société de méd. de Marseille, 1S17. (4 Ancien Journal encyclopédique, p 10 // U *a f acu*l(^ de méd., t, vj,
S ^rch. gén. de méd., t. xvm.
(8) Di«n,*Ï2bd:' 1835'1' "’P- 206-297.
(8) Dieu des sciences méd., t. xu.
B. Manuel opératoire. La position que prend le malade, doit ici varier suivant l’endroit affecté ; ainsi l'affection a-t-elle son siège en avant, il devra être couché sur le dos ; au contraire en arrière, il se tiendra sur le ventre ; et sur le côté dans tous les autres cas. Un oreiller sera d’ailleurs placé sous le flanc opposé, afin de faire saillir davantage le côté malade, puis, une fois les surfaces osseuses isolées, à l’aide d’incisions convenables , car on ne peut rien établir de fixe sur ce point, l'opérateur divise le long des deux bords de la côte , les muscles intercostaux , n’oubliant pas de repousser eu haut en dedans l’artère intercostale qui rampe dans la gouttière inférieure de l’os, puis il détache la plèvre avec le manche d’un scalpel, une spatule ou tout autre objet analogue, et, passant un linge ou une lame mince de carton derrière la côte, il en opère la résection à l’aide d’une scie en crête de coq ou d’une scie articulée , ou de l’ostéolome de M. Heine. M. Velpeau croit qu on pourrait se servir avec avantage du sécateur dont nous faisons usage dans nos amphithéâtres; mais celle idée paraîtrait bien peu heureuse, à qui s’est servi de l’ostéotome de M. Heine.
Il importe, du reste, assez peu de commence! la section en arrière ou en avant. Un précepte plus important consiste à ménager, autant que possible, la plèvre, et à cet effet il convient de raser soigneusement chaque bord de l’os, et de ne jamais incliner la pointe de l’instrument du côté de l’espace intestinal. Lorsque, au contraire, une portion de cette membrane séreuse doit etre aussi réséquée, c est avec des ciseaux courbes qu’on y procède après l’avoir au préalable ouverte en dcdolant.
L?uand, on opère sur les dernières cotes, c’est moins la plèvre que la membrane séreuse abdominale qu'il faut craindre de léser ; les deux dernières smloul élant libres et flottantes exigent plus de précautions encore : aussi importe-t-il de les soutenir, à leur extrémité antérieure, avec un crochet. Peutêtre uu le sécateur, modifié ainsi que 1 indique M. Velpeau, pourrait- il avoir quelque avantage; du moinsM. Velpeau affirme avoir pu réséquer avec cet instrument la douzième cote sans trop de 1 JJicu e,$, mais nous croyons qu'ici en-
les Lm°/!C°|tU,ne tlc IIeu,e> 011 prenant m-urp caul,ons nécessaires, est d’un usage plus avantageux.
traité
Un chirurgien belge , M. Jacques (de Braine-le-C ointe), a , du reste, eu occasion de réséquer les dixième et onzième côtes pour une exostose survenue à la suite d'une fracture. Le sujet nommé Pierre Vilain, âgé de 48 ans, avait reçu, a l'âge de treize ans, un coup de fourche au cote droit du thorax, qui lui avait fracturé les dixième et onzième côtes.
Traité alors par un chirurgien de village, il avait néanmoins guéri assez vite ; du moins en apparence, car il avait conservé, à l’endroit correspondant à la fracture, une tumeur du volume d’un œuf de pigeon , et à laquelle il rapportait la dyspnée dont il était atteint de temps à autre. Peu à peu, cette tumeur finit par prendre de l'accroissement et par acquérir le volume du poing. L’inflammation s’en étant emparée, la fluctuation s y établit et, nonobstant l’emploi des antiphlogistiques, des fistules survinrent et enfin à ce désordre succéda la carie des dixième et onzième côtes.
La constitution du malade étant bonne, M. Jacques lui proposa de réséquer les surfaces morbides ; et Vilain y ayant consenti, l’opération fut pratiquée le 7 avril 1842. Les os une fois mis à nu, leur portion altérée fut enlevée avec des pinces ; et malgré l’ouverture faite à la plèvre, la guérison n’en eut pas moins lieu en deux mois (Examinateur médical, 24 avril 1842, n° 1 7, t. n, p. 200). Il n’en a pas été tout à fait de même pour l’opération exécutée un an auparavant par M. Roux sur un jeune homme scrofuleux, âgé de 17 ans, auquel il avait réséqué une portion de la huitième ou neuvième côte, du côté droit, affectée de carie. La cicatrisation, qui semblait devoir marcher rapidement, n’a en elfet pas tardé à se trouver enrayée et la plaie est restée fistuleuse ( Examinateur médical, t. i, p. 122).
C. Accidents. Si l’on craignait une hémorrhagie, rien ne serait facile comme de comprimer l’artère intercostale ; et dans le cas où il surviendrait des menaces de suflbeation , par suite de l’introduction de l’air dans le thorax, il conviendrait de fermer aussitôt la plaie extérieure qu’on recouvrirait aiois d’un linge enduit de cérat et de gâteaux de charpie.
U. Pansement et suites. Les opérations de résection des côtes pratiquées jusqu’à ce jour , ne sont pas toutes de nature à encourager les praticiens sages à y recourir; la maladie organique dont
les os du thorax étaient atteints, au moment de 1 opération, n’étant souvent que 1 expression locale d’une maladie générale , le mal une fois enlevé la maladie principale n’en continue pas moins et finit par emporter le sujet. C’est pour rester fidèle à ce que comporte la dignité de l’art, que j’ai refusé récemment d'opérer un paysan d’Erstens qui voulait absolument être opéré mais qui, nonobstant l’avis contraire des consultants, était en même temps alteint d’une affection analogue du corps des vertèbres ainsi que l’a démontré plus tard l’autopsie. Quant à la gravité de l’opération en elle-même ; gardons-nous à ce sujet d’imiter M. Velpeau, qui à la p. G38 de son 2° vol. ne la considère ni comme très-dangereuse, ni comme très-diificille, et qui à la page suivante la place au nombre des opérations sérieuses : c’est cette dernière opinion que nous partageons.
§ XV. Résection des os du bassin.
Donner le nom de résection à l’extraction de portions d’os envahis par la nécrose , c’est assurément abuser du langage médical. Nous n’imiterons donc pas AI. Velpeau, qui considère comme telle l’extraction de quelquespiècesdu sacrum, . de la crêle iliaque ou du pubis dontî la suppuration avait facilité l’issue. M. . Van Onsenort a, du reste, eu recours ai l’extraction du coccyx, pour un cas de: fistule à l’anus. A cet effet, et pour soutenir le coccyx, il introduisit l’indicateur gauche dans le rectum, et pratiquai une incision sur la partie moyenne decjj l’os, depuis la base jusqu’au sommet, etdi une autre à direction transversale, aui
niveau de la pointe; une fois celle-ci (.' dégagée, il sépara sa face profonde des: parties molles et termina par la désarticulation. Aussi celte opération doit-elle; être rangée parmi les amputations plutôt que parmi les résections. — Les caries ; du sacrum , ou du coccyx sont d ailleurs j moins rares qu’on serait tenté de h
croire au premier abord. Bourleyre (l,«
et Champeaux (2) en ont fait mention, e. dans le cas rapporté par ce dernier i ' s’agissait d’une jeune fille qui, à la suite d’une chute sur une charrette, eut fi sacrum nécrose. Une incision longi-i i(|
(1) Ancien Journal de méd., t. xlIII;
p. 5lG.
!«tii
(2) Gaz. sa!., 1709, n° 41, p. 5.
DE MEDECINE OPERATOIRE.
tudinale , pratiquée depuis la partie moyenne jusqu’à la pointe du coccyx, permit d’extraire un grand nombre d’esquilles, et la malade guérit. — Si un cas analogue se présentait , il suffirait, ce nous semble, de faire écarter les fesses et d’inciser depuis le voisinage de l’anus jusque sur la face postérieure du bassin, d’écarter ensuite les deux lèvres de la plaie et de procéder à l’extraction. A cet effet, le fragment osseux , en cas de mobilité, serait saisi avec des pinces; en cas contraire, et suivant la nature de l’affection , la scie à champignon ( s’il y avait nécrose ou carie superficielle) , celle à molette plane ou mieux encore l’ostéotome (s’il y avait lésion profonde) permettraient a l’opérateur de couper l’os lans toute son étendue , au-dessus de endroit malade. Un ciseau, une spatule e ferait ensuite basculer et compléterait a rupture. Resterait ensuite à s’emparer tu fragment avec une pince, une érigne >u les doigts et à le séparer des tissus ibro - celluleux auxquels il pourrait ncore adhérer. — Quand la maladie >orte sur la tubérosité ischiaiiquc, on leut aussi, à l'imitation de Maunoir, en pérer le retranchement partiel. — La rête iliaque a été également le siège d’olérations de la nature de celles dont nous mus occupons. Leauté (1), dit-on, a résé- [uéavec succès la crête iliaque; Manne (2) eu aussi occasion d’enlever plusieurs ragments osseux, et s’est servi même u trépan pour redresser plusieurs pièces sseuses à la suite d’une fracture comliquée de l’os des iles ; enfin la science a nregislré plusieurs autres faits d’alté- Uion remarquable de l’os iliaque ob- -’rvés par Boucher (3) , Arrachard (4) , Viedmann (5), et qui tous prouvent que et os peut êlre détruit en grande partie ins que la vie en soit compromise et ue par conséquent on pourrait au besoin n pratiquer la résection. — Le manuel pératoire en serait d’ailleurs bien facile.
suffirait, en effet, d’une incision paillèlc au bord du bassin, et d'une étende assez grande pour dépasser les limites x mal desdeux côtés ; une fois les lèvres
(1 2 * 4) Ledran, Obs. de chir., t. n, p. 205.
(2) traité élém. des maladies des os, • 1 8G, 1789.
(ô) Séance publique de l'Académie des nonces, 1779.
(4) Mém. de chir., p. 269, 1804.
(•>) Traité de la nécrose, p. m.
de la plaie disséquées de façon que celles d’en bas le fussent, jusque près du muscle petit fessier , et que celles d’en haut pussent être refoulées en dedans, afin d’éviter la lésion de l’artère circonflexe antérieure, on enlèverait ensuite avec une scie en crête de coq, ou une scie ordinaire portée en travers et de dehors en dedans ou mieux avec l’ostéotome , la portion malade dans toute l’étendue désirable. Bien entendu qu’une plaque de carton ou de liège destinée à garantir les organes abdominaux serait placée entre les viscères et l’instrument au moment de la résection.
Enfin les os pubiens eux-mêmes peuvent être attteints d’altérations assez graves pour réclamer la résection. Desault (1) parle de l’extraction d’une esquille d’un de ces os. J.-L. Petit (2J a également fait mention d’un autre cas ; enfin Maret (3) rapporte qu’il a eu occasion d’enlever deux pouces de pubis qui avaient été fracturés, puis, l’extraction une fois faite , grâce à la position horizontale, et à la flexion et à l’écartement de la cuisse, afin d’empêcher le rétrécissement du bassin , on fut assez heureux pour obtenir un cal qui remplît l’espace laissé par la perte de substance de l’os. — Le malade guérit parfaitement.
ARTICLE IV. DE LA RESECTION DESMEXIBRES