DE L’EXTENSION DES PROCÈDES RELATIFS A L’OPERATION DU STRABISME
Nous terminerons tout ce que nous avons à dire sur le strabisme, en rappelant que quelques chirurgiens ont eu recours à la section des muscles de l’œil pour obtenir la guérison des tremblements convulsifs et de certaines variétés d’amauroses. — Ainsi M. Phillips assure avoirréussi à guérirpar la strabotomie un spasme de l’œil non accompagné de strabisme (2) , mais M. Bonnet n’a pas été aussi heureux (3). Quant aux résultats obtenus dans le cas de certaines variétés d’amauroses, ils ont été variables ; et le difficile est selon nous de reconnaître les cas dans lesquels il convient de recourir à la myotomie oculaire. — Rappelons à ce sujet comment on a été conduità proposer la section dont nous parlons. — On sait que quand le strabisme est accompagné d’aniblyopie , la section du muscle rétracté amène peu souvent une double guérison; et dès lors on a pu croire jusqu’à un certain point que l’amlilyopie concomitante du strabisme était due a la rétraction musculaire qui produit la déviation , soit que celte rétraction agisse en comprimant l’œil, soit en transmettant à la rétine, par le ganglion ciliaire , l’état spasmodique du muscle.
(1) Ouv. cité, p. 294.
(2) De la ténotomie sous-cutanée, p
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— Ce premier point une fois établi , il semble tout naturel alors d'admettre que quelques amblyopies, quelques amauroses, non accompagnées deslrabisme, peuvent dépendre d’une compression exercée sur l’œil et sur tout le système musculaire qui l’entoure ; et que puisque la section du muscle rétracté en guérissant le strabisme a fait disparaître également l'amblyopie, l’on ne peut espérer un résultat aussi heureux en opérant certaines variétés d’amauroses non compliquées de déviation oculaire primitive. — Reste, il est vrai, à déterminer ces variétés : or, à en croire M. Phillips, la mobilité de la pupille et 1 extrême dilatation de cette dernière seraient , avec l’absence d’aucune autre modification de l’œil, des indices suffisants pour les faire reconnaître. — Wous ne saurions, pour notre pari, partager une semblable confiance, et cependant il n’en paraît pas moins positif que, en Angleterre, MM. Adams, Phillips , Petrequin , ont opéré dans des cas analogues avec un plein succès. — M. Bonnet (l) a été moins heureux, mais ce revers ne détruit pas les succès des praticiens que nous venons de nommer; et il importe d’en tenir compte , afin de pouvoir au besoin imiter leur exemple.