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vient, autant que possible, de terminer l’opération en une seule fois, bien que dans quelques cas il soit prudent de ne la faire qu’en plusieurs fois et à plusieurs jours d’intervalle.
Un point sur lequel nous ne saurions trop insister, c’est que l’opérateur n’omette aucun des soins recommandés par les praticiens, et qu’il ait sans cesse présente à l’esprit celte pensée que, des plus petits détails dépend souvent le succès d’une grande opération. — Recommandons en terminant ces considérations, recommandons, dis-je, aux praticiens de ne pas prendre à la lettre tout ce qui a été écrit par quelques praticiens sur l’opportunité de l’autoplastie dans les affections cancéreuses ou diathésiques.
— ■ Sans doute, et nous avons été nousmême assez heureux pour nous en convaincre , sans doute , on peut opérer avec succès des individus atteints de maladies syphilitiques ou de maladies cutanées rebelles, après les avoir soumis à un traitement général appliqué à la spécificité de l’état morbide; mais prétendre qu’il en doit être de même pour les affections franchement cancéreuses, si 1 on a soin de tenir compte des modifications dues à M. Martinet de la Creuse (1), affirmer avec M. Dieffenbacli (2) que dans les cas dont il s’agit « des secours se trouvent apportés par une vie puissante à des tissus qui succombent», et que l’autoplastie guérit les ulcères dépendant d une affection constitutionnelle en détruisant localement l’infection générale, c’est à nos yeux se rendre presque coupable d’hérésie médicale, attendu qu’à nos yeux le cancer n’est le plus souvent que l’expression locale d’une maladie générale.