C. Procédé de M. Malgaigne
Le malade doit être couché sur le dos, la paupière supérieure relevée avec l’élévateur de Pellier, la paupière inférieure abaissée par les doigts de l’opérateur même, et l’œil fixé par un aide à l’aide d’une érigne implantée dans la conjonctive. Toutes ces précautions étant prises , l’opérateur décrit sur la cornée , avec un ténotome très-aigu , une incision circulaire d’un diamètre variable dont le centre répond à la pupille, et assez grande pour comprendre presque toute la tache. L’opérateur, cette incision une fois faite, l’opérateur, dis-je, abandonne la paupière inférieure à un aide , saisit ensuite le lambeau circonscrit par son bord supérieur , puis essaie de le disséquer de haut en bas à l’aide de pinces à dents de souris trèsfines, comme il le ferait pour un lambeau cutané. L incision demi-circulaire cause d'habitude une assez vive douleur au malade et donne lieu ordinairement a un écoulement de sang. Quelquefois aussi la couche qu’on veut enlever est excessivement adhérente aux couches sous-jacentes et, au lieu d’un décollement simple, il faut séparer à petits coups et porter la dissection à une profondeur d autant plus grande qu’on approche davantage du centre de la cornée. Dans d autres circonstances, au contraire, la cornée n’a vers son centre qu’une consistance molle et comme pullacée, et alors l’opéraleur doit se borner a racler ce tissu mou et sans résistance sauf, s’il y a au dessous une couche plus solide et encore opaque, à se servir de pinces pour l’enlever, ou à glisser pardessous la lame du ténotome pour l’enlever en dcdolant.- Quant aux soins à donner au malade après l’opération ils doivent être principalement dirigés dans le but de prévenir le développement des
satCmhvi1,S luflamn,at0ires et suite du staphylome, autrement dit de l’ariévrvsme de la cornée.
Appréciation. - Il est difficile de se piononcer sur la valeur des procédés qui,
TRAITE
en définitive , diffèrent peu entre eux ; bien plus, à notre avis , l’étendue de la tache cornée et le degré de consistance ou de mollesse de cette membrane dans ses différentes parties doivent avoir une influence sur le mode à adopter : aussi n’en dirons-nous pas davantage sur l’appréciation de ces procédés. Nous ajouterons seulement qu'avaut tout il convient de repousser les scarifications multipliées auxquelles on paraît avoir eu recours dans le cas rapporté par Demours (l); et à plus forte raison l’enlèvenienl entier de la cornée, comme le firent les deux médecins oculistes ambulants dont parle Eschenbach (2).
ART. VI. DK L’AUTOPLASTIE NASALE OU