‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 263 sur 656 · C. Appréciation · texte numérisé non relu

C. Appréciation

On est tenté de se demander, en commençant cette appréciation, jusqu'à quel point l’opération est nécessaire et s’il ne vaut pas mieux se contenter des obturateurs imaginés par M. Toirac , et qui, dit-on, ferment exactement les orifices dont, on veut obtenir l’obturation définitive : à cet égard, nous répondrons que la science doit sans doute des remerciments à INI. Toirac, pour les soins qu’il a apportés à la construction de ses obturateurs, mais qu’une obturation définitive est sans contredit préférable encore. Or, cela une fois établi, reste maintenant à dire à quel procédé il convient de donner la préférence.

Celui de M. Roux laisse sans doute à désirer; mais celui de M. Krimer, malgré les modificationsque lui ont fait subir MM. Bonfils (2), Nélaton et Blandin (3), n’est pas plus exempt d’inconvénients.

On sait, en outre, que, si le trou de la voûte palatine ne succède pas à une fissure du voile du palais , il ne se ferme presque jamais spontanément, et que la cautérisslion est un moyen infidèle, les faits de guérison attribués à M. Henry de Lisieux (4), Dupuytren, Delpech (5), se rapportant tous à des perforations du voile du palais et non à des trous de la voûte palatine. Peut-être le procédé de M. Velpeau oft’re-l-il un avantage réel en ce sens que la membrane fibro-muqueuse du palais se prête mal, avec sa dureté et son peu de vascularité , à la formation de larges lambeaux qui se gangrènent d’habitude en totalité ou en partie, s’ils ont uu peu plus d’un centimètre de longueur; mais les faits ne sont pas assez nombreux pour qu’on puisse se prononcer d’une manière certaine en faveur de tel ou tel procédé , et , a notre

(1) Traité de méd.opér., 2' édit., t.i,

(2) Transact. méd., 1830, t. n, p. 307. (3J Bulletin de tbérap., t. xi, p. 579. (4) Bull, de l’Àcad. royale de méd., t.

(5) Bull, de tbérap.

, t. xi, p. 379.

DE MÉDECINE OPERATOIRE.

avis, chacun d’eux peut présenter quelque avantage spécial , selon les circonstances au milieu desquelles sc trouve placé l’opérateur.

Page 1