ART. XII. DE L’ AUTOPLASTIE DU THORAX
Les plaies avec perle de substance paraissent seules de nature à réclamer le secours de l’auloplastie, et on conçoit dès lors, jusqu’à un certain point, que les solutions de continuité qui succèdent aux ablations du sein puissent réclamer des opérations analogues à celles dont nous nous occupons en ce moment. Ne peut-il pas se rencontrer, en effet, à cette région, des tumeurs assez volumineuses pour que, une fois le mal enlevé, il soit impossible de mettre les bords de la solution de continuité en contact? et ne peut-on pas dès lors être conduit ainsi à rocourir à l’anaplastie pour combler ce vide? Supposez, en effet, que les bords de la plaie se maintiennent après l’opération à une grande distance, ou que la cicatrice ne se fasse que par l’intermède d’un tissu nouveau, dont la rétraction incessante provoquera le retour du mal , croyez-vous qu’alors l’opérateur ne serait pas bien heureux s’il pouvait trouver dans l’autoplastie de quoi réparer ainsi les inconvénients attachés à l’ablation des tumeurs de la mamelle, à l’imitation de Chopart ou de M. Martinet de la Creuse !