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ART. XIV. — AUTOPLASTIE DE LA VERGE I DU SCROTUM

§ Ier. Auloplaslic du prépuce.

Le prépuce peut se trouver detru partiellement ou en totalité par diffà rentes maladies, syphilitiques ou autrt et l’opérateur peut être consulté sur 1 moyens de remédier à un pareil état' çhoses ; à en croire Galien, Antyll aurait déjà eu recours à une opératu

DE MÉDECINE

3 ce genre, à l’aide du procédé suivant :

- Après avoir isolé la verge ou au oinsles téguments du périnée, des corps ivcrneux dans toute leur circonférence, ins l’étendue de trois centimètres (un îuce), Antyllus tirant alors sur le four- :au, le ramenait en avant de manière recouvrir le gland. — Celse, qui s’est :cupç aussi beaucoup de ce sujet sous nom de rcculili , a indiqué deux oyens d’y remédier; l’un applicable îx cas d’absence congénitale du préîce, l'autre plus particulièrement pro- •e aux hommes circoncis.

Procédé de Celse pour l'absence ccninilale du prépuce. — L’opérateur fait isser la peau du pénis sur le gland, mr recouvrir ce dernier, puis il la aintient en place en incisant circulaiiment les téguments de la verge rame- :e au-dessous du gland, et en fixant juverture du nouveau prépuce avecun sur une canule de plomb introduite i préalable dans l’urètre. — Un petit uleau de charpie est placé ensuite ene les deux lèvres de la plaie pratiquée la verge.

Procédé de Celse pour l'absence du 'épuce à la suite de la circoncision. — ans ce procédé l’opérateur ne divise is la peau du pénis, il détache seuleent sa face interne du pourtour du and dans une assez grande étendue,

1 ayant soin surtout de ne pas blesser irètre pendant qu’il y procède, de maère à obtenir une espèce de manchon t’il fait glisser sur le gland, et qu’il :e ensuite sur une canule, comme nous ivons dit pour le procédé précédent.

Appréciation. — Chacun des procé- :s dont nous venons de parler peut re employé sans contredit avec un ;al avantage ; aucun d’eux n’étant de iture à causer du danger , seulement il t à craindre que la rétraclililé surveint, les téguments ne puissent pas reendre leur situation première et ne mnent lieu, par leur adhérence à la rconférence du gland, à une difformité us grande que la première ; d’où il itque, dans notre opinion, à moins de rconstances particulières et exceptionïlles, mieux vaut ne pas recourir à Location dont nous parlons.

§ II. Ve V 'autoplastie de la verge.

Jusqu h quel point convient-il, entièment ou non entièrement, le membre ril une fois dépouillé de ses téguments,

de recourir à la peau du scrotum, des aines ou de l’hypogaslre, pour obtenir à l’aide des téguments de l’une de ces régions, des lambeaux suffisants pour remplacer la peau de la verge? Aucune opération de ce genre n’a, je pense, été tentée encore, mais on conçoit qu’on puisse être obligé d’y recodrir pour remédier aux difformités auxquelles donnerait lieu l’ablution de certaines tumeurs des bourses; seulement, reste à savoir alors quelle serait la meilleure méthode à employer, quoiqu’il soit vrai de dire qu’il serait difficile, pour ne pas dire plus, de se servir avec avantage de la méthode française.

§ III. De V auto p las lie du scrotum.

Delpech, un des premiers, a eu recours à l’autoplastie du scrotum, chez un homme auquel il avait enlevé une tumeur pesant soixante livres (I). — Après lui est venu M. Velpeau, qui s’en est servi pour un cas analogue ; seulement, chez le malade du chirurgien de la Charité, la tumeur avait un volume infiniment (2) moindre.

a. Procédé de Delpec\i. — Le procédé mis en usage par Delpech ne diffère pas ou diffère peu de celui qu’a suivi après lui M. Velpeau. Delpech, en effet, après avoir conservé autant de téguments qu’il en put prendre sur la tumeur, ht plusieurs lambeaux auxquels il donua, autant qu’il lui fut possible, une forme qui lui permit d’envelopper la verge et les testicules ; puis il disséqua ces lambeaux, les renversa, l’un sur l’hypogaslre, les autres sur la face interne des cuisses ; isola ensuite par la dissection les testicules et leurs cordons, ne laissant sur ces derniers que leur tunique immédiate ; rabattit le lambeau supérieur autour delà verge, les lambeaux latéraux sur le testicule, et maintint le tout à l’aide de nombreux points de suture et d’un bandage contentif.

b. Procédé de M. Velpeau. — Velpeau commença par circonscrire exactement toutes les parties qu’il se proposait d’enlever, en ne touchant, bien entendu, ni aux testicules, ni à la verge. Dans celte intention, il disséqua les téguments du côté du périnée, de la. cuisse et de

(1) Clinique chir. de Montpellier, t. i

(2) Velpeau, ouv. cité, t. i, p.G9o.

TRAITÉ

l’hypogastre, puis les renversa et les divisa pour en faire des lambeaux, qu’il ramena ensuite en partie en bas et en dedans pour reconstruire le scrotum, et en partie sur le pénis, pour constituer à ce dernier un fourreau et un prépuce (1). — Le tout fut maintenu à l’aide de nombreux points de suture et d’un bandage compressif, et le succès couronna la tentative du chirurgien de la Charité.

Appréciation. — On ne saurait, on le conçoit, recourir à cette opération qu’autant que les organes sécréteurs du sperme sont sains, et que les cordons spermatiques eux-mêmes ne sont pas trop allongés. Delpech, toutefois, conseillait de les .conserver même dans ce cas, parce que, suivant lui, ces organes, une fois l’opération terminée, né tardent pas à reprendre peu à peu leur position et leur longueur naturelle, ou du moins à se rétracter d’une manière suffisante.

ART. XV. — DE L’AüTOPLASTIE DE L’üRETRE OU URETROPLASTlE.

Des fistules peuvent survenir au canal de l’urètre, à la suite des plaies, des déchirures, de l’inflammation, des rétrécissements, etc., etc., dont celte partie peut être le siège, et ces fistules être complètes ou incomplètes. Nous n’avons point à nous occuper ici des fistules incomplètes; les fistules complètes,' c’està-dire celles qui ont une ouverture à l’urètre et une sur un point de la peau du périnée, des bourses, etc., doivent seules fixer notre attention, parce que contre elles seules ont été mis en usage divers moyens autoplastiques.

A. METHODE INDIENNE

Cette méthode consiste, on le sait , à prendre dans les parties voisines de la région morbide une portion de téguments soit sur la cuisse ou le périnée ; M. Earle paraît être un des premiers qui l’ait pratiquée avec succès ; mais il ne faut pas perdre de vue qu’il a fallu à ce praticien trois opérationset dix-huitmoispour arriver à ce résultat(2). Astley Cooper a aussi réussi deux fois en recourant

(1) Lancette française, 1835, t. ix, p,

(2) Archiv. gén. de méd,, t. i, p. 103.

a cette méthode (1). Mais qui ignore qui Delpech a échoué complètement et deux reprises (2) , et que depuis lors plus sieurs praticiens y ont eu recours avec tout aussi peu d’avantage? Aussi estresté très-peu de partisans de cette niée thode.

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