‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 282 sur 656 · A. ANATOMIE · texte numérisé non relu

A. ANATOMIE

On appelle ainsi des cicatrices qui rapprochent des parties trop éloignées pour permettre entre elles des adhérences ; ainsi , par exemple, quand la tête se trouve inclinée sur l’épaule , la cuisse sur le tronc, l’épaule sur ou vers la hanche, etc. Ces brides consistent Bailleurs dans une transformation fioreuse âoifascia superficialis . En examinant , en effet, la couche cellulo-graisseuse, on reconnaît que des filaments issez denses se tendent plus ou moins ibliqu ement de la peau vers l’aponéziose, et que ces filaments sont constitués par la terminaison ou l’origine de quelques fibres musculaires ou aponéprotiques qui, par suite de la souplesse it de l’extensibilité dont elles jouissent, ;ont souvenL confondues avec le tissu cellulaire proprement dit ; seulement, ;'il survient dans leur texture une modiicalion anormale et sous l’influence de causes difficiles à apprécier, elles perlent leurs propriétés primitives, s’hylertropbient et se rétractent: alors elles cquièrent une puissance telle quelles mtraînent et rapprochent, en vertu de eur inélasticité et de leur force, les paries auxquelles elles s’insèrent. Leur siège e prédilection est sans contredit la face >al maire de l’organe du toucher. Ce ’est pas qu’elles ne puissent se développe ailleurs puisqu’on les a vues envair, dans certains cas fort rares , la face îterne des aponévroses, se porter même ers les parties plus profondes et ne resecter ni le poumon, ni la mamelle, ni i vessie ; mais ce sont là sans contredit es exceptions. G est donc en définitive la paume de la main que se renconent d habitude les altérations dont nous irions; altérations qui diffèrent entièiment des cicatrices vicieuses , puis— u elles se développent sans lésion traulatujue ne s’accompagnent d’aucune «mobilité de la peau et ne révèlent, aurainsi dire, leur existence que quand

difformité a déjà pris racine.

B. traitement des brides sous-cutanées.

Inutilement combattues par les bandages, les extensions forcées et les topiques de toute espèce, les difformités dont nous parlons peuvent être combattues par deux méthodes opératoires différentes : l’une consiste à conserver la cicatrice tout en cherchant à l’agrandir ; l’autre a pour but son enlèvement complet et la réparation de la perte de substance , à l’aide de procédés autoplastiques.

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