CANAL DENTAIRE
a Procédé de M. Warren.— M. Warren a mis en pratique le procède suivant cl, ca un malade auquel on avait inut, e pratiqué la section de tous les de la face. L’opérateur la main
ment
nerf
Ouvr.
Ibid.
Ibid.
cité, p.
(1) Traité de médecine opératoire,
}h\ Journ. des conn. méd-chir. t. m, M-2. — Bull, de la Faculté dc nied., \‘ i Thèses dc Paris, in-8°, t. xx'«
armée d’un bistouri commença par pratiquer une incision de l’échancrure sigmoïde au bord inférieur de l’os maxillaire inférieur, et par mettre à découvert la glande parotide; disséquant ensuite avec soin cette dernièVe, et pénétrant un peu dans le masseter, il arriva jusqu’à l’os , y appliqua une couronne de trépan de 20 à 25 millimètres audessçus de l’échancrure sigmoïde , et à égale distance des bords antérieur et postérieur de l’os ; une fois les deux tables de ce dernier enlevées l’une avec le levier, l’autre avec les pinces, le nerf se trouva naturellement à nu ainsi que l’artère et la veine. Le premier fut alors soulevé avec une sonde et excisé. dans une étendue de 12 millimètres env'ron, de façon à comprendre l’origine de la branche myloïdienne ; une ligature fut ensuite jetée sur l’altère ainsi qug sur Jes branches précédemment ouvertes, et la plaie fut réunie par première intention. Le malade opéré par M. Warren guérit le neuvième jour et ces^a de souffrir.
b. Procède de M. Velpeau. — M. Velpeau (l) a pensé qu’il serait préférable d’avoir recours à une incision en ü , passant à 4 millimètres au-dessous et en arrière du bord inférieur et postérieur de la mâchoire , et remontant en avant du masselcr à 2 millimètres en dehors de l’artère faciale, jusqu’à 13 millimètres au-dessous de l’arcade zygomatique, de manière à obtenir un lambeau unique qu'on relèverait sans léser la parotide, fine fois l’os mis à nu , l'opérateur applique une couronne moyenne de trépan sur le milieu de la branche de la mâchoire;^ puis, In couronne enlevée, le nerf apparaît, enlraîné avec elle, et rien n est facile comme de le divisey au— dessus de l’orifice du canal dentaire; bien entendu qu on aurait soin de s’assurer de I existence du nerf dans l’épaisseur de i os,, car le nerf lingual, qui est aussi volumineux, se trouve au fond de la plaie et dans une direction analogue ; il est vrai que ce dernier marche sous l’os et le périoste et se rapproche davantage de la mâchoire supérieure. — Ce qu’il importe surtout est de ne pas se tromper sur le lieu où on applique la couronne du trépan, car si on se rapprochait trop du bord antérieur de l'os on ne rencontrerait qu’un seul nerf, je veux dire le
(1; Méd. opérai., p. 295.
lingual, et c’est en arrière. de la plaie circulaire de l’os que se trouve le dentaire inférieur entre les deux lames de l’os.