CHAPITRE II
DIVISION DES ANEVRISMES.
La division que nous adoptons le plus volontiers est celle qui les partage en anévrismes traumatiques, ou ceux qui succèdent à une lésion artérielle, et en anévismes spontanés ; non toutefois qu’elle soit complètement exemple de blâme, puisqu’on décrit ordinairement avec les derniers quelques-uns de ceux qui surviennent à la suite d’une violence extérieure. Quoi qu’il eu soit, les premiers sont subdivisés : 1° en anévrismes faux primitifs , alors que le sang s’échappe d’une artère récemment divisée dans le tissu cellulaire et s’y infiltre; 2° en anévrismes faux consécutifs, alors que le sang, momentanément arrêté par un caillot, coule de nouveau plus tard; en 3° anévrismes Variqueux ou varices ancvrisma'cs, alors que l’instrument a lésé du même coup une artère considérable et une veine adossées l’une à l’autre de manière à laisser passer le sang du premier vaisseau dans le second. Quant aux anévrismes spontanés, ils se subdivisent, eux, 1° en anévrisme vrai, ou avec dilatation de toutes les tuniques; eu anévrisme mixte externe, lorsque læ tunique celluleuse est dilatée et que les tuniques interne et moyenne sont détruites ; 3° en anévrisme mixte interne, lorsqu’il y a dilatation de la membrane interne à travers un éraillement de la tunique moyenne et interne; mais l’observation directe et les expériences faites sur les animaux vivants ne justifient pas complètement l’admission de cette dernière variété, que semble repousser d’ailleurs la texture friable et inextensible de la lame interne des artères Nous n’ignorons pourtant pas les quelques faits qui ont été publiés en faveur de cette espèce, mais ces faits nous paraissent, ainsi
que celui observé par MM. Dupuytren et Dubois , devoir être rangés parmi ceuxqu’on n’a pas appréciés exactement ou parmi ceux qu’on observe si rarement que l’art doit à peine en tenir compte.