ART. III. — MÉTHODES OPÉRATOIRES
§ Ier Méthode ancienne.
Il existe plusieurs méthodes pour pratiquer l’opération de l’anévrisme ; elles sont au nombre de trois ; l’uue est la méthode dite ancienne, et nous nous eut occuperons d'abord : elle appartient a fl l’ancienne chirurgie grecque, et consiste à ouvrir le sac anévrismal et à le vider ensuite des caillots qu il contient, puis à lier l'artère au-dessus et au-des- -I
DE MÉDECINE
sous de lui. Elle a été mise en usage par Philngrius (I) et Antyllus , puis par Aélius (2), Paul d'Egine (3), Avicenne (■i), Guy de Chauliac (5), Guillemeau (6), Keysleire (7), qui dit y avoir eu recours avec succès et plusieurs fois pour des anévrismes au jarret. Depuis, Guattani, Flajani, Molinetti et la plupart des chirurgiens de la France, de l’Allemagne et de l’Angleterre, y ont eu recours et lui ont fait subir quelques modifications légères, telles que par exemple la recommandalion , 1° d’envelopper le bout inférieur d’une ligature au lieu de se borner à la comprimer; 5° la précaution de laisser quelques fils au-dessus et audessous des premiers , afin de s'en servir en cas d'hémorrhagies consécutives.