‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 406 sur 656 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

ANÉVRISMES TRAUMATIQUES.

Nous considérerons comme anévrismes traumatiques, 1° l'anévrisme faux primitif, 2° l’anévrisme faux consécutif, 3° l'anévrisme variqueux.

ART. 1er. ANÉVRISME FAUX PRIMITIF.

Cet anévrisme, qui consiste dans un épanchement et une infiltration de sang dans le tissu cellulaire, a été appelé encore anévrisme faux n <n circonscrit , anévrisme diffus, tumeur liéinorrha.giale non circonscrite : il se traduit en effet au dehors par une tumeur vague, irrégulière, quelquefois très-étendue.

TRAITEMENT

Les anévrismes faux primitifs ne réclament pas d’autres soins que ceux auxquels l’art a recours pour les pluies artérielles , savoir: la compression ou la ligature; et on sait que pour les plaies avec hémorrhagie extérieure il convient , quand l’artère est d’un petit calibre, d’avoir recours à la compression sur la plaie elle- même avec un peu de charpie et des compresses imbibées d’une liqueur slyptique, ou sur le trajet du vaisseau, entre la plaie et le cœur, ou à la section de l’artère afin de favoriser la rétraction des deux bouts et la formation du caillot. Quand le vaisseau a un certain volume, 011 peut encore en espérer la guérison à l'aide de la compression, si la plaie est étroite ; mais quand elle est large ou que le vaisseau est complètement ouvert , il faut alors des moyens plus puissants. Rappelonsnous que Lambert avait proposé de recourir à la suture entortillée pour réunir la plaie artérielle, mais que ce moyen a été rejeté : aussi aujourd’hui, en pareil cas, les praticiens sages font-

TRAITE

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