III. tarsorapiue
Procédé de Wallher.
Un individu s’étant présenté à M. Walther, atteint d’une cicatrice avec perte de substance à la tempe gauche , tiraillement en dehors de la commissure palpébrale, qui donnait à cette dernière une forme ronde et irrégulière, et renversement des paupières .en dehors avec inflammation delà conjonctive; ce chirurgien, pour le guérir, pratiqua deux incisions qui comprirent dans leur étendue la cicatrice et le tiers externe du cartilage tarse de chaque paupière, puis il réunit les deux incisions vers la tempe, y appliqua un point de suture et guérit ainsi le double ectropion (3).
Procédé de M. Key.
^'procédé appartient, suivant Mid- Bore (5), à Ramsler et n’est qu’une Qj'aise imitation de celui recom- Slé par Antyllus (6), mais à cet égard
.« Obs. clin., p. 175, obs. 94.
rj Journal général de môdcc., t. cvm,
il Observ. sur l’œil, p. 502, obs. 201. H Malgaigne, ouvr. cité, p. 3G8. 1843.
I fJGuvr., t. n, p. 792.
4 De la beaulè et la santé corporelle e,I> hv. i, ch. xxvi, p. 92.
S’imaginant que la contraction spasmodique du muscle orbiculaire était cause du renversement de la paupière chez un homme qui vint réclamer ses soins, M. Key recourut à une incision transversale de la peau, pénétra ensuite peu à peu jusqu’au bord convexe du cartilage tarse; puis, ayant chargé un aide d’écarter les deux lèvres de la plaie,
(1) Fragments de chir., p. 59.
(2) Med. opér., I. m.
(3) Bulletin de Férussac, t. xxu, p. 77.
TRAITÉ
il saisit un faisceau de fibres muscu- • laires avec des pinces et le divisa avec des ciseaux. Le succès couronna son entreprise (l).
Procédé de Brach.
M. Brach a proposé de tailler et d’exciser ensuite un lambeau quadrilatère de téguments, puis de réunir la plaie par la suture (2J ; mais, en y réfléchissant un peu , on voit que ce moyen conviendrait mieux peut-être à i’entropion qu’à l’eclropion, et nous en disons autant du procédé de M. Jacob (-3), qui n’a pas craint d’affirmer qu’en fendant l’angle temporal des paupières on réussirait beaucoup plus souvent grâce à ce moyen simple.
Procédé de Dieffcnbach.
L’opérateur, s’il s’agit de la paupière inférieure, commence par pratiquer aux téguments, avec un bistouri droit à lame étroite, une incision à quelques millimètres au-dessous du bord inférieur de l’orbite et parallèlement à ce bord : à cette incision, qu’il rend semi-lunaire et qui doit occuper le milieu de la paupière, il donne une étendue égale aux dieux tiers de sa longueur, rien ne s’oppose du reste à ce qu’elle ait toujours lieu de droite à gauche et à ce qu’elle soit constamment pratiquée avec la main droite ; il suffit pour cela que l’opérateur prenne son point de départ audessous de la commissure interne pour l’œil gauche et de la commissure externe pour l’œil droit. Due fois la peau complètement coupée, l’opérateur la détache inférieurement du cartilage tarse dans une certaine étendue; et, dans le point où il arrête l’instrument et où il cesse la dissection, il divise le muscle orbicùlaire et la conjonctive parallèlement à l’incision cutanée dans la même étendue, puis il attire avec des pinces le bord supérieur de la plaie de la conjonctive, avec le tarse qui âdhère à cette membrane, dans la plaie des téguments, et, après avoir retranché une petite portion de la conjonctive, on rapproche les lèvres de la plaie extérieure , ayant
(1) Kleinert’s report., p. 22, février
(2) Dublin’hosp. rep., vol. v, p. 590.
(3) Bull, de Férussac, t. x.xvi, p. 97.
entre elles la conjonctive et le carlilaj tarse. La réunion a lieu ensuite, à l’aid d’aiguilles à insectes et par la sutui, entortillée, puis les bouts des aiguille sont repliés et excisés près des fili Reste à faire des applications froides s*i la partie et à recourir, s’il est besoin,, un traitement antiphlogistique plus co moins énergique. Dans le cas où rit de particulier ne survient, les aiguill peuvent s’enlever du troisième au sixini me jour (l).
APPRECIATION
Les divers moyens proposés pour guérison de l’ectropion sont loin d’aveo tous une égale efficacité : quelques-uw même ne peuvent être considérés qp comme des méthodes exceptionnelle::
de ce nombre se trouve être la tarse rapide, ou procédé de Weller. Nous i disons à peu près autant du procédé i M. Dieffenbacli, car, à nos yeux, il e< pose à une difformité qui équivaut!
celle de l’ectropion; aussi n’est-il p étonnant de voir les praticieus, po?
guérir cette affection, recourir si so vent b la blépharoplastie dont nous avo déjà parlé, et sur laquelle un médec distingué de Madrid a publié un ftfi bon mémoire (2), ainsi que nous lave déjà dit. En résumé donc, il n’est a:
cun des procédés recommandés po la cure de l’ectropion auquel on puisse avoir recours, à l'exception t pendant de celui de M. Key, attendu!
difficulté de la rémission des contractic spasmodiques, et de ceux de MM. Br?
et Jacob, qui nous paraissent beaucoc plus propre à la guérison de l’entropi qu’à celle de l’ectropion. Mais on saurait du reste s’empêcher de dire q la guérison de celte difformité est so vent fort difficile à obtenir.
§ III. De la blépharoptose , ou chute, la paupière supérieure.
Deux causes peuvent donner na sance à la chiite de la paupière sup rieure : 1° un allongement considérai; de la peau avec diminution de la cc tractilité du muscle chargé de présii à son élévation ; 2° une paralysie coi
(t) Bull, de Fèrpssac, t. xxvi, p, * i (2) De la Blépharoplastie temporociale. Madrid, 185i. ln-8°.
DE MÉDECINE
lète et irrémédiable de ce muscle. La autérisation par le feu et l’acide sulfuique ont été proposés pour guérir cette laladie, mais l’enlèvement du surplus es téguments relâchés est sans contredit ien préférable.