‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 491 sur 656 · DES DIVERSES VARIETES DE LA CATARACTE · texte numérisé non relu

DES DIVERSES VARIETES DE LA CATARACTE

On distingue un assez grand nombre d’espèces de cataractes, et quelquesunes d’entre elles ont un siège distinct :

• ainsi il en est qui résident dans le cristallin, c’est fa cataracte cristalline ou ' lenticulaire ; d’autres ont leur siège dans la capsule du cristallin , c'est la cataracte capsulaire ou membraneuse, et comme la lame antérieure de cette capsule a plus d'épai'seur que la postérieure, elle est aussi plus souvent que cette dernière le siège de l’opacité.

Quanta la cataracte dite cle Moi'gngni ou calai acte laiteuse, et qui paraît plus fréquente, au dire de quelques ophthal-

! motologistes , qu’on ne le croit gét> éraillement , elle consiste dans la fusion (Complète du cristallin qui baigne alors

• au milieu du liquide de Morgagni; mais il cette espèce importe peu au médecin

opérateur, car elle est de la nature de > -elles qu’on n’opère pas. A chacune des leux premières espèces correspondent les variétés auxquelles les ophthalmo-

OPÉRATOIRE. /xl

logistes ont imposé des noms divers :

ainsi à la cataracte membraneuse se rattachent les cataractes capsulaire, enkystée, pyramidale , fausse, albumineuse , dentritique ou arborescente , variélés fondées uniquement sur la coloration et la forme des dessins qui composent l’opacité. La seule chose vraiment importante à connaître pour le médecin opérateur dans la cataracte membraneuse, est la fréquence de l’hypertrophie de la capsule qui s’adosse alors à la partie postérieure de l’iris et rend les mouvements de celte dernière, sinon impossibles, du moins difficiles. A la cataracle cristalline se rattache , comme variété, la cataracte lenticulaire, qui peut être partielle ou générale et qui présente parfois certaines particularités qui lui ont fait donner le nom de calai acte branlante , flottante , et, dans d’autres circonstances, celui de catarcle plâtreuse , crayeuse , osseuse , pierreuse. Quant à la cataracte cristalline proprement dite, elle se forme ordinairement d’une manière lente et commence presque toujours par le centre ; aussi ceux qui en sont atieints conservent ils pendant un temps assez long la faculté de se conduire et même de lire, ce dont ou ne saurait au premier abord se rendre compte en examinant le centre du cristallin mais ce qu’on s’explique parfaitement ensuite par la dilatation de la pupille.

A la cataracte morgagnienne se rattachent principalement les cataractes congénitales et l’ou sait que d habitude ces cataractes commencent par être molles et bornées au centre du cristallin. Ce n’est que plus tard, en effet, que l’absorption s’emparant de ce dernier, on voit les deux lames de la. capsule prenpre de l’opacité , puis le cristallin disparaître entièrement et les deux lames enfin se confondre en une seule. L.e plus souvent alors l’œil, privé de bonna heure de la faculté visuelle, n’acquiert pas le volume qu’il offre habituellement. Nous ne parlons de la cataracle capsula lenticulaire, sans contredit la plus fréquente de toutes, que. pour rappeler combien il importe d’établir son diagnostic, l’opération dans ces cas réclamant quelques manœuvres particulières.

Restent maintenant les fausses caluractes, la cataracte noire, la cataracte verte , la ca tara rte pigmcnleuse ou uvéenne, sur laquelle différents travaux ont été publiés dans ces derniers

TRAITÉ

temps (1), et dont nous n'avons pas pour ainsi dire à tenir compte au point de vue où nous nous plaçons. Disons seulement , à propos du moyen proposé pour établir le diagnostic des deux dernières, qu'à M. Sanson ne revient pas, comme l’ont répété la plupart sinon tous les ophtlialmologistes, la première idée de présenter une lumière au-devant de la pupille pour produire les trois images de la flamme. Ce n’est en effet qu’en 1837 que M. Sanson a fait connaître ses expériences, tandis que M. Purkinge en avait déjà fait mention en 1823 dans sa thèse inaugurale. Comnienlalio de examine p/iyuologico organi visus et xystemalis culanei, quant loco in graUoso medicorum ordine rite oblinendo die xxi dcc. mdcccxxiii, etc. Pub/iccdejendcl J. Purkinge, assumpto socio G. Kraus {V ralislauiœ, in- 8° paginarum 58 cum tabul. lilhog.)

TRAITEMENT

La maladie dont nous nous occupons en ce moment est de la nature de celles qui réclament presque toujours impérieusement les secours de la médecine opératoire: toutefois, à l’imitation de quelques écrivains modernes, nous diviserons ce que nous avons à dire sur la théorie de cette affection en deux chapitres. Le premier sera consacré à l’énumération des divers moyens qui ont paru, dans certains cas, guérir la cataracte ; et le second, à la description des différents procédés opératoires proposés pour la cure de celte affection.

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