‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 506 sur 656 · améliorations · texte numérisé non relu

améliorations

18 insuccès;

tandis que sur les 1 1 5 auxquels il a pratiqué. l'abaissement, iL a eu :

91 succès^

10 améliorations,

11 insuccès.

Mi Serres (l) lui-même, assure avoir obtenu, sur 70 cas :

G2 succès,

8 insuccès.

Dans le tableau de Bruner (2), on trouve, sur 252 cas d’extraci ion :

14 9 succès,

24 améliorations,

Cl insuccès;

et sur 1G9 cas d’abaissement :

1»33 succès,

36 insuccès.

Et dans un autre , sur 100 extractions :

59 succès,

17 améliorations,

24 insuccès ;

suc 100 abaissements :

79 succès,

21 insuccès.

D’après Fabini (3), sur 107 malades qu’il a opérés, et dont 1.00 l’ont été par extraction, il a obtenu :

7 1 succès,

39 insuccès.

Les differents tableaux de M. Roux donnent eux-mêmes des résultats divers , quoique en général peu favorables à 1 extraction. Ainsi , après avoir comparé entre eux les résultats de plus de 700 opérations, il s’est assuré que les guérisons obtenues par cette méthode sont beaucoup plus nombreuses que celles fournies par la méthode de l’abaissement. Plus tard , comparant entre eux les résultats de sa pratique particulière,

p 90 U Clln'dC 1Acad6m*e royale,, t.. i„ (3) Bull, de Férussac, t. xxvn, p. Tl,

0) Presse, médicale, t. 1, p. 430.

TRAITÉ

il vit qu’après avoir opéré 306 cataractes par extraction sur 177 individus, le rapport des succès a été pour les insuccès comme 188 à 136 environ. Pour les individus, sans distinction de ceux auxquels l’opération a été faite d’un côté seulement et de ceux qui l’ont subie des deux côtés, les rapports ont été comme 132 à 177, environ les sept dixièmes.

Ce résultat date de 1816, et depuis lors, on le sait, ce professeur a pratiqué presque exclusivement l’extraction 5 et dans les 3000 opérations qu'il a faites , le résultat a été, quant aux succès , des trois cinquièmes pour les jeux et des sept dixièmes pour les individus (l). — Dans un autre travail fort remarquable publié par M. Maunoir, on trouve que, sur 179 cas, il y eut :

97 succès,

82 insuccès.

Dans un autre, sur 35 yeux opérés en 1836 à l'Hôtel-Dieu, 31 le furent par extraction et 4 par abaissement , et le résultat fut le suivant :

13 succès,

8 améliorations,

14 insuccès.

Des 4 yeux opérés par abaissement , aucun ne vit parfaitement ; et, de plus, il y en eut un qui lut complètement perdu.

Si maintenant nous opposons à ces tableaux ceux publiés en faveur de l’abaissement, nous trouvons que Dupuytren avait, sur 6 cas d’abaissement :

5 succès,

1 insuccès.

J. Cloquet, sur 166 cas d’abaissement :

97 succès,

69 insuccès.

Bovver, sur 160 :

154 succès,

6 insuccès.

Lusardi, sur 5034 :

4168 succès,

866 insuccès.

En résumé donc, nous croyons que l’abaissement convient principalement :

0 dans les cas où, l’organe de la vue

(1) Dict. de méd. en 50 vol, l. vi, p.

étant très-enfoncé , l’incision de la cornée se trouve rendue plus difficile ;

2» dans ceux où, l’œil étant très-saillant et distendu par les humeurs qui y sont renfermées, il y a lieu de craindre de voir s’échapper le corps vitré à travers l'incision faite à la cornée ; 3° dans ceux où l’étroitesse de la pupille, malgré sa non-adhérence au cristallin , ne disparaît pas sous l’influence des moyens propres à la dilater; 4° dans ceux où l’iris adhère à la face postérieure de la cornée; 5° dans ceux où , la cornée étant très-aplatie, la chambre antérieure très-petite, on ne peut pour ainsi dire ouvrir l’œil sans intéresser l’iris ; 6° dans ceux où l’arc sénile est très-étendu, les paupières peu fendues et les yeux agités de mouvements involontaires et continuels; 7° dans ceux où il existe sur la cornée une ou plusieurs taies qu’on ne pourrait éviter de comprendre dans l’incision, ou dans le cas où on aurait recours à l’opération par extraction, l’expérience ayant prouvé que ces taches s’accroissaient toujours après l’opération ; 8° dans ceux où la cornée est si petite qu’il y a lieu de craindre d’obtenir une incision assez étendue pour livrer passage au cristallin ; 9° dans ceux où on pratique l’opération dès le jeune âge; 10° dans ceux où les voiles; palpébraux sont atteints d’engorgement:

chronique ou de renversement en de- ■ hors ou en dedans de la paupière;; 11° dans ceux enfin où il y a absence congénitale de l’iris, l’œil se vidant!

avec facilité dans cette circonstance :: aussi Pœnitz eut-il en pareille occur-rence recours , et avec succès , à la ké-ratonyxis sur une jeune fille de vingt: ans; et, de l’aveu général, celte der- I nière méthode est celle qui convient le mieux pour le cas qui nous occupe.

Aussi, nous le répétons, à nos yeux rabaissement doit être préféré comme méthode ge'ne'rale.

Viennent maintenant les exceptions.

Ainsi, en cas de cataracte congéniale et chez un sujet jeune encore, mieux est , selon nous, d’introduire l’aiguille par la sclérotique et d’avoir recours au broiement; ainsi, à cet âge encore, mieux est de respecter la cornée dans l’enfance, à raison de son épaisseur et de son rapprochement de l’iris. A 1 âge de douze ans , au contraire , et à plus forte raison passé celte époque , la cataracte congéniale étant devenue mcni- !

braueuse , il convient de pratiquer une

de médecine opératoire.

ncision à la cornée , puis d’extraire la nembranc malade avec des pinces ou in crochet; ou de pratiquer à son cenre, si elle était trop dure , et avec des iseaux très-fins, une ouverture circuaire aussi près que possible de la cironférence de la pupille, et d’enlever e lambeau détaché. L’opacité de la :apsule est-elle joinle à celle du crisallin , l’opérateur alors nous semble levoir abaisser le tout ensemble ou re- :ourir à la méthode mixte. Le broienent par la cornée ou la sclérotique îous paraît convenir aussi , chez les idultes et les vieillards, dans les cas où a cataracte est molle ; tandis que l’exraction , on le sent, convient surtout iux cataractes dures.

j. PANSEMENT DE L’oEIL APRES l’0PERATI0N.

Après l’opération de la cataracte, le lansement le plus simple nous paraît :tre le meilleur; et nous n’hésitons pas proclamer que plus d’une fois l’opéateur a du ses insuccès aux pansements luxquels il a eu recours. Ainsi , a-t-on [baissé le cristallin , des compresses mbibées d’eau froide et souvent renouvelées conviennent. A-t-on eu recours iu contraire à l’extraction, on peut , à 'imitation des élèves de l’école de tienne, se borner à maintenir la paupière fermée à l'aide d’une bandelelte igglulinative placée au centre de la paupière et s’étendant jusqu’à la joue et iu front; ou bien, ainsi que je l'ai vu aire dans les grands hôpitaux de Paris, ippliqüer sur l’organe une grande quanité de charpie. Sans contredit , la madère d’agir de l’école de Vienne serait a meilleure s’il n’était difficile de mainenir l’emplâtre agglulinatif , car rien îe convient mieux que les affusions roides ; et puis, il faut en convenir, pour peu que l’on ait besoin de visiter ’ceil, la substance ngglulinative dont se :ompose l’emplâtre est plus ou moins gênante et est parfois suivie de l’arraphement de quelques cils. — Dans le pas où on a eu recours à la kératotomi-

.ystotritie , le pansement adopté par ■I. Delmas de Montpellier nous paraît urtout convenir. Ce pansement conisle à placer sur les paupières une ompresse fenêtrée enduite de cérat , ecouverte d’un gâteau de charpie très- ,ne et imbibée d’eau froide, et il offre e grand avantage de pouvoir être enevé à chaque instant sans donner lieu

à aucun danger ni a aucune douleur, et de pouvoir être constamment arrosé avec de l’eau fraîche. — Nous terminerons ce que nous avions à dire sur ce sujet en ajoutant qu’apres 1 opération de la cataracte par abaissement, on peut se contenter d’appliquer sur les yeux un bandeau carré, percé d’un trou à 1 endroit du nez, et fixé à l’aide d’épingles sur la partie postérieure du bonnet de nuit de l’individu opéré.

H. SOINS CONSÉCUTIFS A l’opÉRATION.

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