‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 508 sur 656 · B. CONTRE -INDICATIONS · texte numérisé non relu

B. CONTRE -INDICATIONS

Tout le temps que l’organe de la vue conservé une partie de ses fonctions,

il nous paraît convenable de ne point opérer, L’opération ne donnant lieu souvent qu’à un résultat qui n’offre pas plus d’avantages. Nous croyons également qu’il est bien de s’en abstenir alors qu’un seul organe est atteint : car l’opération étant rarement suivie d’un, succès complet , il convient de n’y re.courir qu alors que le malade est pour ainsi dire aveugle. L’amaurose constitue une nouvelle contre-iudicalion. Il est plus difficile de se prononcer alors qu’il existe en même temps un des états morbides dont nous avons parlé au chapitre des indications, une cataracte adhérente ou non adhérente : on conçoit en effet que, dans le cas où la pupille aurait disparu entièrement, le praticien ne pourrait , dans- ce cas , reconnaître s’il y a opacité du cristallin , et alors il ferait nécessairement une pupille artificielle , sauf à recourir ensuite à l’opération de la cataracte. Dans le cas,, au contraire, où la pupille existerait et que derrière elle le chirurgien aperçût une cataracte, rien n’empêcherait alors de recourir à l’opération dont nous nous occupons en ce moment ; toutefois, mieux vaudrait sans contredit commencer par abaisser la cataracte. — L’atrophie , la. déformation , l’état variqueux et toute espèce d’altération grave du globe oculare doivent être considérés comme des cas de contre-indication absolue; nous en disons autant d’un état manifestement scrofuleux. L’état inflammatoire aigu ou chronique ne constitue, au contraire , qu’une contre-indication relative. Quant à la question de savoir jusqu’à quel point il convient d’opérer les enfants, nonobstant l’opinion de Weller et de Sanson , nous pensons qu’il, ne faut pas hésiter à y recourir alors qu’il n’existe pas d’autre contre-indication absolue ou relative.

Page 1