‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 538 sur 656 · A. PROCÉDÉ ORDINAIRE · texte numérisé non relu

A. PROCÉDÉ ORDINAIRE

ie chirurgien commence par pvali- :r une incision cruciale entre les ix sourcils de façon à découvrir la lie antérieure et inférieure du sinus,

® applique ensuite sur la paroi e rieur e de la cavilé une couronne de l’an ou le perforatif ; et une fois la lere évacuée, il fait usage d’injec-

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f|ne ces dernières pénètrent ts osses nasales, il en conclut né-

cessairement que les voies naturelles ne sont pas obstruées et il tire un heureux augure de celte circonstance. — M. Velpeau préfère , au lieu d’une incision cruciale, une incision simple et courbe à convexité supérieure, et il croit, en agissant ainsi , fournir au liquide un écoulement plus facile et surtout pouvoir mieux reconnaître l’état des parties ; ce qui doit être , en effet , considéré comme un avantage.

PROCEDE DE RIBERI.

Dans le procédé de M. Diberi, l’opérateur a surtout pour but de pénétrer dans les sinus à leur partie Ja plus déclive, et par conséquent de laisser s’écouler par l’organe de l’odorat la matière qu’ils contiennent. A cet effet , M. Liberi conseille de pratiquer une incision aux parties molles situées à la partie supérieure du grand angle de 1 œil, en ayant soin toutefois de respecter et le sac lacrymal et le tendon ilu muscle orbiculaire , et de se servir ensuite du perloratif, de l’emporte-pièce , et au besoin même d’une petite couronne de trépan, pour perforer la partie supérieure de 1 os unguis, de l’apophyse montante de l’os maxillaire supérieur et 1 extrémité de l’apophyse orbitaire externe. Celte méthode a pour avantage, suivant son auteur , d’éviter au malade de voir se prolonger le temps pendant lequel le pus coule au dehors : ce liquide, en effet, à raison de sa tendance à s échapper par le nez, permet d’habitude assez promptement à l'ouverture extérieure artificielle de se fermer.

Dans le cas où , outre la collection Purulente, il y aurait nécrose ou carie des parois du sinus, le traitement, on le conçoit , ne varierait qu’aulant que ces affections auraient un caractère spécial. Ainsi, nul doute que si , comme dans lé cas rapporté par Cellier (l) , la maladie reconnaissait pour cause la syphilis, il ne fallût commencer par administrer les médicaments spécifiques avant de songer à l’opération, c’est-à-dire à l’enlèvement des portions d’os altérées; opération qui doit nécessairement varier relativement aux parties molles, suivant qu il existe ou non des fistules, des ulcères, qui peuvent forcer L’opérateur à se servir de ciseau , de gouge, de rnail-

(1) BilàJ. chir. du Nord.

TRAITE

let, s’il y a quelque esquille à faire sauter; de tenailles incisives ou de ciseaux de Liston , si la portion à enlever est plus saillante ; ou de l’ostéotomc de M. Heine ou de M. Gharrière, ou même du trépan , s’il s’agit de pénétrer profondément ou d’enlever une portion d’une certaine étendue.

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