IV- cobps étrangers
Les corps que l’on rencontre dan-j sinus frontaux peuvent provenè j sources différentes : les uns peuvemi effet, venir du dehors, et les autre:!
contraire , s’y développer. A la I
(1) Pour la perforation des sinus taux, voyez le chapitre relatif aux) de tète.
(2) Ouvr. cité, t. i, p. 5Ô3-567-
(3) Samuel Cooper, Dict. de chie I p. 439.
(4) Robert Keate, Med. chir. trar I t. x, p. 211. — Corbv, Bibl. méd., |:
DE MÉDECINE OPERATOIRE.
ère catégorie appartiennent les balet les différents morceaux d'inslrunls tranchants ou piquants qui peuit s’y être implantés : témoin cette servation rapportée par lia I lcr et re ive à une petite fille blessée par un eau dont la pointe se cassa et resta ns le sinus ; témoin encore le fait iporté par feu notre vénérable maître rrey et relatif au chevalier Erasme, i , pendant quatorze ans , conserva la inte d’une javeline dans le sinus fron- . Parlerons-nous de balles trouvées ns le sinus par Zacutus Lusitanus , îunoir , Breschet, etc. , etc. , conseres pendant plusieurs mois dans les ius ; faits auxquels nous pourrions ndre ceux observés plus récemment, Algérie, à la suite des divers points livrés par nos troupes sous 1 i 1 lus - : chef qui les commande, le maréchal c d'fsly, et notamment après celui du ni-Ourach (10 décembre 1842) , ou , le docteur Almuau, l'un des aidesijors les plus distingués de l'armce , lé de M. le docteur Berniet, cliirur- ;n-sous-aide non moins remarquable , t non-seulement trépané le coronal ur enlever des halles enclavées dans i sinus frontaux , mais encore ont eu casion de perforer complètement et cc un plein succès la boîte crânienne ur relever des fragments de la table terne dirigés vers les lobes antérieurs r suite de la pénétration du projectile ns la substance diploïquc. Mais à quoi n multiplier ces exemples, connus de us ceux qui savent combien la chirure militaire compte de sujets capables parer aux difficultés les plus grandes l’art ? bien entendu cependant , pour revenir à notre sujet , que si , ainsi l’il est arrivé quelquefois , les corps rangers ne décelaient leur présence r aucun phénomène, l’opérateur, d*us doute , respectera. t ces cas heureux n’agirait qu’autant qu'il aurait la cerludo qu’un corps s’y est introduit :
ors, en effet, il ne doit pas hésiter, et >e incision courbe ou cruciale et une mronne de trépan doivent faire i m— édialement justice du corpsarrèté dans sinus.
Quant aux corps développés sponlaiment dans les sinus , ils peuvent être : nature variable. Ainsi , Bartholin , abrice de Ililden parlent de pierres *i s’y seraient rencontrées ; César lagelus et Salzmann disent y avoir vu es vers, et le dernier écrivain est dis-
posé à penser que les œufs qui leur donnent naissance proviennent de l’air qui émane des fleurs : il se fonde sur ce que les vers qu’on y a trouvés étaient presque toujours des chenilles et sur cc que celle maladie a été presque toujours observée chez des femmes. Nous terminerons, du reste, ce qui est relatif à ce sujet en rappelant que M. Brunn a rapporté l’observation d’une jeune fille dont le sinus frontal contenait une tumeur qui avait plusieurs centimètres d’étendue et dont l’intérieur était rempli de cellules et de petites vessies, et si nous cxlrayons de l’ancien Journal de médecine l'observation suivante, nous voyons qu’une femme, après quatre ou cinq jours de céphalalgie intense, rendit par les narines vingt-sept vers blancs semblables à ceux qu’on trouve fréquemment dans le sinus frontal des moutons : on apprit, en allant aux informations, que cette femme avait bu, quelques jours avant, dans une mare où des moutons avaient l>u peu de temps auparavant ; et comme celte femme avait mis sa bouche à la surface de la mare, Razoux, qui rapporte le fait, ne doute pas qu’une certaine quantité de ce liquide n’ait été attirée, avec les petits vers qu’il contenait , dans les narines et dans le sinus f routai.
Quoi qu’il en soit , le diagnostic de cette dernière affection doit être, on le conçoit , fort obscur nonobstant le caractère particulier de la douleur qu’elle présente. Dans les exemples qu’on a rapportés, en effet, la douleur n’était pas constante ou du moins elle n’existait pas toujours avec le même degré d’acuité , et s’accompagnait en outre de vertiges, d’étourdissements et meme de manie; mais ces symptômes eux-mêmes n’étant pas constants, on conçoit qu’on ne saurait les considérer comme ayant une valeur absolue. Au contraire, pour peu qu’on en soupçonnât la présence, rien n’empêcherait d'avoir recours aux trrhins, aux slernutatoires ou au tabac, qui paraît avoir réussi au moins dans une circonstance (1). Quant à ce qu’il convient de faire alors qu’il existe des corps étrangers , la réponse se traduit par un mot : trépaner. On conçoit en effet, une fois le diagnostic bien établi que l'opérateur, dans ces cas , ne peut faire autrement. Ainsi donc, y a-t-il
(1) Acad, des sc., p. 42. 1708.
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déjà une ouverture , l’opérateur s’en sert pour arriver jusque sur le corps; et s’il éprouve quelque difficulté, il agrandit l’orifice extérieur autant qu’il lui est possible. Les parois du sinus, au contraire , sont-elles intactes, il incise d’abord les parties molles, met à nu les surfaces osseuses et applique la couronne de trépan. Est-il préoccupé des inégalités de l'os frontal, afin d’obvier aux inconvénients qu’elles présentent , il se sert alors de très-petites couronnes et en applique une en bas du côté de l’orbite et une autre en haut sur le côté du sourcil, détruisant au besoin, avec le scalpel, la tenaille incisive ou le ciseau, les pointes , la bride ou le pont qui pourraient se trouver enlre les deux couronnes. — Enfin , une fois le corps étranger mis en relief , l’opérateur se sert pour l’enlever de pinces , de tenailles, d’élévaloires, de fils, de bistouris, etc. ; en un mot, de tous les instruments les plus propres à lui en faciliter l’extraction, suivant son degré de solidité ou dé consistance. Reste ensuite à panser l’opéré et à le guérir de la fistule qui existe , et cela , il faut le dire , est assez difficile : cependant on cite quelques cas heureux ; et nous pouvons y ajouter celui que nous avons rapporté , relatif à la présence d’un polype développé chez un juif maure d’Alger. — M. Rossi (1) parle d’une machine dont Fabrice d’Acquapendente et Petit faisaient usage pour comprimer le sac lacrymal , et dont Riberi fait également mention; mais nous croyons ce moyen peu utile. Dans le fait qui nous est propre, nous attribuons surtout la guérison au soin que nous avons pris de faire des injections dans le sinus et de cautériser les parties qui ne nous paraissaient fias complètement saines; et nous ne saurions trop recommander aux praticiens qui se trouveraient dans les mêmes circonstances de porter toute leur attention sur l’état des parties. Nous sommes disposé à penser, en effet , qpe quelquefois les fistules dont nous parlions lardent à guérir , à raison de la résistance de l’étal maladif de l’intérieur du sinus. Dans tin cas semblable , du reste, M. Rossi dilata l’orifice interne* brisa la paroi nasale du sinus, et le succès couronna sa tentative. — M. Velpeau (2) se demande jusqu’à quel point
(1) Méd. opér., t. n, p. 244.
(2) Ibid., t. m, p. 287.
il serait utile de placer une grosse canule un peu courbe et construite sur le modèle des canules lacrymales. Noos.
doutons que le malade en retirât réellement quelque avanlage- (t).