COMPRESSION
La compression a été pratiquée entre la fistule et la glande parotide, et sur la glande elle-même. — Maisonneuve (3) est le premier qui ait mis en usage le premier mode de compression, espérant, en agissant ainsi, s’opposer pendant un certain temps au passage de la salive.
D’habitude on eu continue l’application pendant vingt jours; mais malheureusement cela donne lieu assez souvent à un gonflement de la glande parotide par l'accumulation de la salive, dont on se rend, il est vrai, assez facilement maître à l’aide de topiques émollients. — La compression sur la glande elle-même a été conseillée et exécutée par Desault, qui espérait non -seulement affaisser, mais même atrophier complètement la glande; mais nonobstant le succès rapporté par ce praticien , il est douteux que ce procédé puisse être considéré comme d’une certaine valeur. La glande parotide, en effet, nous paraît d'un volume trop considérable et trop enfoncée surtout dans la région qu elle occupe pour que la compression puisse être suivie généralement de succès.
dilatation du conduit.
Morand, un des premiers, songea à
(!) Ancien Journal de méd. , t. lxxi , p. 50G.
(2) Annales du Cercle médical de Paris, l. i, p. 55-92.
(3) Mém. de l’Acad. de chirurgie, • vin. Ouv. cité.
DE MÉDECINE
guérir les fistules en dilatant le conduit deSténon, et fut imité par Louis, qui s’y prit de la manière suivante. — Après avoir renversé le plus possible la joue en dehors, il fit passer par l’orifice du conduit un stylet fin, qu’il s’efforça de faire sortir par l’orifice accidentel. Le stylet étant armé d’un fil, il plaça à l’extrcinité qui correspondait à la fistule deux brins de soie qu’il attira ensuite d’arrière en avant dans la portion rétrécie; puis il augmenta ensuite tous les jours le nombre de ces brins de soie, jusqu’à ce que la dilatation lui parût suffisante, et retira enfin le séton. — De nos jours, si on jugeait convenable de recourir à ce procédé , il conviendrait d’introduire d’abord dans la fistule un stylet d’Anel, et de le diriger obliquement en dedans et en avant, afin de rencontrer le bout antérieur du canal, et d’arriver ainsi dans la bouche; puis on passerait par cette voie un séton composé de trois brins de fil déroulés pour faire mèche , et l’on nouerait ensuite sur la joue le bout du séton sorti par la bouche avec celui placé extérieurement. — Quant à l’ouverture de la fistule, elle serait rafraîchie à l’aide du caustique, et recouverte ensuite par un emplâtre ordinaire.
— Une fois le canal suffisamment dilaté, l’opérateur attire le séton dans le canal, de façon à n’en laisser au fond de la fistule qu’un bout très-court et qui ne traverse point la partie extérieure. — On doit à Louis line remarque dont il importe de tenir compte. Cet illustre praticien a remarqué, en effet, qu’alors qu’on lire le séton sans précaution aucune , on plisse le canal , et qu’on éprouve une certaine difficulté à faire passer les fils; aussi recommande-t-il, dans le but d’éviter ce petit inconvénient, d’appuyer doucement les deux doigts de la main droite sur la joue, suivant la direction du canal, l’un audessus et l'autre au-dessous, afin de l’étendre en tirant la joue de la commissure des lèvres vers l’oreille.
FORMATION r’UN NOUVKAU CONDUIT OU