LIGATURE DE LA GLANDE PAROTIDE
La crainte devoir le malade succomber h l’hémorrhagie, en ayant recours à l'extirpation, avait déjà engagé Roonhuysen à proposer de se servir de la ligature; et, à cet effet, ce chirurgien conseillait de passer à travers la base de la tumeur un double ruban , d’en nouer ensuite séparément les deux moitiés , Lune en haut , l’autre en bas , de manière à étrangler la glande sur deux points et à la faire tomber en gangrène. — M. Mayor , on le sait , a proposé dlagir différemment , c’est-à-dire , de mettre d’abord à nu la glande parotide comme si on voulait l’extirper; puis, une fois toute la portion qui fait relief isolée, de traverser sa racine avec des rubans, ainsi que le conseille Roonhnysen ; ou bien de l’attirer au dehors avec une pince-érigne, et autant que faire se peut; ou bien encore de jeter sur sa racine une forte ligature, qu’on serre ensuite par degrés avec le constricteur en chapelet. Sans doute, en agissant de la sorte , on a réussi dans l’un et l’autre cas ; mais il est douteux qu’alors on ail enlevé autre chose que des tumeurs développées sur la parotide. Remarquez du reste que ce moyen, employé surtout dans l’espoir d’éviter une grave hémorrhagie , n’en met sûrement pas pourtant à l’abri : car enfin, dans le cas où la tumeur est étrangère à la parotide , mieux vaut sans contredit, pour éviter l’écoulement du sang, une dissection bien faite qu’une ligature, attendu que l’instrument avec lequel on traverse la tumeur divise au hasard , peut pénétrer trop profondément et léser même une artère; tandis que, dans le cas où il y a dégénérescence réelle de la glande, on ne saurait espérer d’enlever tout le mal à l’aide de la ligature Peut-être cependant y aurait-il quelque avantage à mettre à la fois à contribution et la ligature et la dissection : ainsi, on pourrait commencer par mettre à nu toute la glande,
puis comprendre ensuite dans une seule ligature les différents embranchements et les étrangler insensiblement.