B. MÉTHODE OVALAIRE
Déjà appliquée par Langenbeck et M. Scoutetten , je m’ensuis servi avec | avantage pour un cas de maladie grave I de l’indicateur gauche; j’ai eu recours, pour cette désarticulation , au procédé décrit par M. Scoutetten. M. Sédillot I a également pratiqué cette amputation dans l'article pour un cas de spina ventosa , et le succès a également couronné , l’opération.
a. Procédé de M. Scoutetten. — Mcm- ( bre gauche. La main est placée en pro- j nation et saisie par les doigts de la main y droite de l’opérateur, qui tend la peau en ^ même temps qu’à l’aide de la pulpe du i doigt indicateur gauche, portée sur l’cx- j. trémilé. inférieure de l’os à enlever, il t, glisse sur tout son bord externe : arrivé à j la partie postérieure, il rencontre une pe- ^ tile saillie et, derrière elle, une pelitedé-- » pression dont nous avons déjà parlé. — U y c laisse alors le doigt indicateur et applique .' ^ les autres doigts sur la face palmaire de la main du malade, qu’il maintient de'f , la sorte ; armant ensuite sa main droite, I devenue libre , d’un bistouri , il en porte i la pointe à deux millimètres ( une ligne) au-dessus du lieu où se trouve le doigt indicateur, de manière à ne pas blesser
DE MÉDECINE OPERATOIRE.
ce dernier : la peau une fois traversée, il abaisse la lame de l’instrument, la dirige un peu obliquement vers la commissure des doigts, incise ensuite les tissus et, contournant la base de la phalange, se laisse guider par la rainure palmaire ; abandonnant alors cetle première incision , il reporte le bistouri dans l’angle inférieur , puis remonte sur le côté externe du doigt, et termine la seconde incision en la réunissant au sommet de la première. — l.a peau étant pour ainsi dire le seul tissu divisé, le bistouri est reporté dans les parties pour couper, dans tout le trajet, postérieurement , les tendons des extenseurs de l’indicateur; à la partie interne , les fibres adhérentes du second muscle inlerosseux dorsal; à la partie inférieure , le tissu cellulaire et quelques fibres musculaires avoisinant l’articulation mélacnrpo phalangienne ; enfin à la partie externe, les fibres du premier interosseux dorsal.
— L’os ainsi séparé de la plupart des parties molles qui lui adhèrent, l’opérateur porte de nouveau la pulpe du doigt indicateur gauche, à l’effet de découvrir l’articulation : une fois celle-ci reconnue, il y enfonce perpendiculairement la pointe du bistouri, puis dirige obliquement le tranchant de la lame, suivant une ligne qui, supposée partie de l’extrémité supérieure du métacarpe, irait se rendre à un décimètre quatre millimètres au-dessus de l’apophyse slyloïde du cubitus; le ligament latéral externe est coupe pendant ces différenls mouvements : retirant alors son instrument 1 operateur fait écarter la partie supérieure des lèvres de la plaie , puis incise transversalement sur l’articulation pour diviser les fibres du ligament postérieur ; il dirige ensuite en haut le tranchant de son bistouri, et en enfonce la pointe obliquement entre le deuxième et le troisième métacarpien ; enfin il relève l'instrument à angle droit , et coupe, par ce mouvement, le ligament inlerosseux.
L’os ne lenant plus que par quelques fibres des ligaments antérieurs et quelques petites portions musculaires , il est facile de les détacher pour l’isoler ensuite complètement.
b. Membre droit. Au lieu de la pulpe du doigt indicateur gauche, c’est de celle ' c indicateur droit dont il convient de '«ire usage pour reconnaître le lieu préi)LlC I’nrliculilli°n Pt procéder, mais
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-M. Sédillot a décrit le procédé suivant qui diffère un peu du précédent. La main du malade est tenue en pronation ; le ponce et le médium suffisamment écartés, on commence l’inc'sion sur le dos du poignet et dans la direction du métacarpien , à un centimètre neuf millimètres environ (huit lignes) en avant du niveau de I apophyse slylnïde du radius.
On continue ensuite celle incision jusqu au coté interne de la base du doigt indicateur que I on rase le plus près possible afin de ménager une plus grande étendue de téguments., et l’on dirige le bistouri sur le pli digilo-palmaire pour le ramener en dehors sur la face dorsale de la main : et, f lisant tomber l’incision au niveau de la première , de cette manière on n enlève aucune partie des téguments de la face dorsale de la main oii l’on n’a pratiqué qu’une incision linéaire sans pei le de substance. — Les lèvres de la plaie sont ensuite écartées, et l’opérateur plaçant la pointe de son bistouri sur le milieu de la longueur du métacarpien contourne l’os de dedans en dehors et d arrière en avant, en divisant ainsi d un seul coup les muscles et les tendons qui s’insèrent à la moitié antérieure du métacarpien. — Dirigeant alors le bistouri le long du bord interne de l'os, on arrive sur I union des deux métacarpiens et l’on tourne l’instrument en dedans dans la direction d’une ligne qui irait tomber sur i extrémité du cubiius, puis on coupe facilement les ligaments articulaires et interosseux, la même manœuvre est répétée du coté interne en contournant avec soin le tubercule externe afin de ne pas intéresser l’articulation du trapèze avec le pouce qui se trouve à cinq millimétrés (deux lignes) en dehors. — Le bistouri, tenu perpendiculairement à l’axe de la main, est dirigé fortement en dedans pour ouvrir l’articulation de la facette externe du second métacarpien avec le trapèze ; il ne reste plus qu’a diviser h s ligaments antérieurs et postérieurs- les premiers seuls sont difficiles à atteindre, mais on y arrive assez aisément en portant sur eux fa pointe du bistouri à neuf millimétrés ( quatre lignes ) en arrière de l’union des deuxième et troisième métacarpiens, ( t m le faisant agir transversalement oude gauche à droite, dans l'élen- ?.U S0|.,t à "eilf millimètres, pendant que 1 on cherche à luxer l’os en arrière, ce qui arrive au moment où le bistouri ;« atteint les ligaments; il suffit alors de eoupir quelques minces trousseaux ii-
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breux de la face dorsale pour que l’opération soit terminée.
IY. y. Imputation du troisième métacarpien.
Le médius est articulé en arrière avec le grand os, et uni sur les côtés aux deux métacarpiens correspondants; M. Velpeau a proposé pour l’enlever le procédé suivant : — L’instrument est porté à plein tranchant entre le troisième et le quatrième métacarpien, et l’incision prolongée en avant et en arrière sur le poignet, d,.ns l’étendue d’un centimètre environ (deux lignes), en ayant soin cependant de le tenir toujours très-près de la ligne médiane. Les ligaments dorsaux et palmaires une fois divisés, et le troisième métacarpien séparé de l’annulaire, on s’empare de l’extrémité antérieure du médius, puis, agissant sur son extrémité antérieure, comme si l’on vouf.iit opérer la luxation en arrière, et recommandant alors à l'aide de tirer les lèvres de la plaie vers le pouce, ou cherche à isoler l’extrémité carpienne sur laquelle vient s’insérer le second radial 11 ne reste plus q-i’a faire parvenir l’instrument sur la face externe de l’os, et à le faire progresser jusqu’à la commissure de l’indicateur et du médius.