‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 602 sur 656 · SAC DE BAUDRUCHE · texte numérisé non relu

SAC DE BAUDRUCHE

M. Belrnas a conseillé, pour les cas dont nous parlons, de faire usage du sac de Baudruche qu’il a imaginé pour guérir radicalement les hernies, eu ayant soin de le porter vide dans le péritoine et de l’insuffler ou de le remplir d’un liquide approprié et de le maintenir ensuite au dehors par son extrémité, qu’il s agisse d’une ascite générale ou d’une bydropisie enkystée; mais il est douteux que l’introduction de ce sac puisse, comme le pense M. Belrnas, graduer l’irritation à volonté ou la faire cesser dans le cas où il deviendrait nécessaire, en retirant incontinent le corps étranger.

accidents.

raient beaucoup moins nombreux qu’on ne l’écrit, et que les malades sur lesquels on aurait pratiqué ces injections auraient, comme celle opérée par M. Dupuy (2), succombé ou n’auraient échappé qu après avoir couru les dangers les plus grands, ainsi qu’il est arrivé à ceux dont parle Yassal (3).

Aussi, , tout en reconnaissant les avanages qu’on peut parfois en tirer, puisse nous avons été assez heureux nousneme pour réussir , dirons-nous néanmoins en terminant qu’il faut se garder y avoir recours imprudemment : nonbstant les expériences de MM. Bretoneau et Velpeau (4)en 1819, nonobstant ; fait observé par M. J. Cloque!, noobstant enfin les faits publiés par J -V oosbraeck et répétés par Broussais (5) ur le gaz oxydulé d’azole, il convient à otre avis de n’y procéder qu’après vmr essaye tous les autres moyens reommandés en pareil cas; car il est bien «re que l’ascite ne soit pas le symptôme

(f) Lancette française, n° 70-73.

(2) Archives gén. de méd. , t. xxvm

(3) Soc. de méd. prat., n» 12, p. 8.

W Méd. opérât., t. iv, p. 12.

W Revue méd., 1. 1, p. 260. 1832.

Malle,

Il peut survenir une hémorrhagie à la suite de la paracentèse abdominale et cela de trois manières différentes : ainsi, 1° il peut se faire que le trocart, en pénétrant dans 1 abdomen, ait atteint un des organes contenus dans cette cavité et on conçoit qu’a lors le sang doit s’écouler immédiatement et se mêler aussitôt au liquide qui sort de l’abdomen • 2° ou bien il peut se faire que, par suite de la rapidité avec laquelle le sang vient au moment où la compression cesse brusquement remplir des vaisseaux ces derniers se déchirent et alors le san" n apparaîtra que quand le liquide sera sur le point de s’arrêter, 3» ou bien enhn l’artère épigastrique ou l’une de ses branches peut être lésée et alors l’écoulement ne survient qu’après que la canule est retirée et se fût, en dehors ou en dedans, en donnant lieu dans ce cas a tous les symptômes propres aux hémorrhagies internes.

Traitement. — Recourir à une compression méthodique de l’abdomen et combiner ce moyen au besoin avec les réingérants nous paraît être le seul moyen qu’on puisse employer, pour son poser à l'hémorrhagie <IJ fcj 'j°“ "f m, ers ce. Lorsqu'il s'agir „u C0„U.JC arteie épigastrique on peut essayer d introduire u„ soïdè

dans l’ouverture feiti p„ tefrocar"

TRAITÉ

bien encore soulever un pli de la peau de la paroi abdominale et comprimer ce pli pendant plusieurs heures, au niveau du point où la ponclion a été faite. — Au lieu de l’artère épigastrique, c’est quelquefois la branche externe de ce vaisseau qui est lésée; et on sait que cette branche est la plus volumineuse de celles qui en naissent : quelquefois, du reste, cette artère est très-petite. Ou bien encore il arrive que ce vaisseau a très-peu de volume (I), et alors, pour peu que le tronc et les branches se portent plus en dehors, on court risque de le léser et de donner lieu à une hémorrhagie grave (2).

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