PLAIES LONGITUDINALES
Il est généralement reçu de nos jours
Ique , quand la lésion du tube inleslinal n’est pas visible, à raison de l’étroitesse de la solution de continuité de la peau , il convient de se borner alors aux moyens purement médicaux. Nous en disons autant pour les cas où l’estomac et l’intestin, bien qu’apparents à l’extérieur, ne sont lésés que dans une petite
I étendue. On conçoit cependant que , si l’intestin était mobile, comme le sont le jéjunum , l’iléon, etc., etc., mieux vaudrait , sans contredit , l’assujettir alors llprès de la plaie extérieure à l’aide d’une «anse de fil qui , après avoir traversé le
1 mésentère et le mésocolon , serait ensuite fixée au dehors par ses deux bouts. Suivant Àst. Cooper mieux est de comprendre entièrement la petite plaie dans une bgature destinée à l’oblitérer complètement , comme une ligature d’artère bouche le vaisseau. Pour notre part, nous avouons être peu séduit par le procédé du grand chirurgien anglais et lui préférer la suture à anse simple de Palfyn. — Maintenant , quand la lésion ia plus de i millimètre de longueur, tout le monde est généralement d’accord pour reconnaître qu’alors il convient d avoir recours à la suture , pourvu qu’elle puisse être pratiquée sur des organes sortis de l’abdomen. Du moins tel est le sentiment de Boyer, qui considère tomme contraire aux préceptes de Part l’aller dans l’abdomen chercher le visière blessé qui s’y trouve caché. On sait [ne Heister ne partage pas le sentiment le Boyer.
Quoi qu’il en soit , des procédés dirers ont été préconisés pour procéder lans ce cas à la réunion ; et cela suivant [ue la section est longitudinale ou ransversale , ou suivant que la section st plus ou moins complète et que celte ection est de- même oblique ou transversale. — Roger de Parme , les quatre oaîtres se servaient , dans les cas de ce enre, d’un tube de sureau ou d'une ortion de trachée artère , et recomlandaierit d’en faire usage, mais seuleîent pour les plaies qui n’étaient pas :ès- étendues et affectaient principalement le gros intestin ; car, pour ce qui vait trait aux divisions complètes de es organes, ils les considéraient comme es lésions de nécessité mortelles.
Les plaies de l’intestin peuvent être longitudinales ou obliques ; l’intestin peut être seulement piqué , ou bien , au contraire, complètement divisé. — L’intestin a-t-il été simplement perforé par un instrument piquant, la membrane interne alors fait, à raison de l’étroitesse de son ouverture , saillie par cette dernière, qui se ferme complètement. Dans le cas, au contraire, on la plaie est longitudinale, ses lèvres se renversent , et, par suite de la contraction simultanée des fibres longitudinales et transverses, la solution de continuité conserve sa forme allongée. Dans les plaies en travers , au contraire, V écartement des lèvres est moins grand , et , par suite de leur renversement , elles donnent naissance à un bourrelet saillant qui entoure l’ouverture — Enfin , lorsque l’intestin est complètement divisé , on voit alors ses deux bouts se retirer et leurs extrémités se dilater. Les au-
teurs sont loin d être complètement d’accord sur le traitement auquel il convient d’avoir recours pour les plaies dont nous parlons. On a proposé un certain nombre de sutures afin d’en obtenir la réunion : ainsi la suture du pelletier (l), la suture à anse (2), la suture à points passés (3).
Suture du pelletier. — Pour la pratiquer l’opérateur se sert d’une aiguille droite et ronde , qu’il arme d’un fil simple et cire , et avec laquelle il perce obliquement les deux bords de la plaie après les avoir , au préalable , rapprochés l’un de l’autre et les avoir fait maintenir à une extrémité par un aide pendant que lui-meme les maintient à l’extrémité opposée. Plaçant ensuite le point de suture à 2 millimètres (une ligne) de l’un des angles de la plaie et à une distance égale de chacun de ses bords, il tire le fil jusqu’à 1 2 ou 1 3 centimètres de son extrémité et repasse l’instrument une seconde fois du côté où il a percé le premier, pour traverser enfin de nouveau les bords de la solution de continuité avec la même obli-
fig.20. ,eP' InSl'IUt chirurS>* tab. iv, PaSl m™"’ Trailé des opérat-* P- 80.
voi3(Gnriesf°D TraÜé des opérations, vol. i, p. 188. Pans, 1748.
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quité et çn passant le fil par-dessus , ainsi qu’on le fait pour les coutures dites à surjet. L’opérateur continue à en agir de la sorte jusqu’au moment où il arrive à l’autre apgle de la plaie, après quoi il laisse au dernier bout du lil 1 2 à 13 centimètres de longueur, ainsi qu’il l’a fait pour le premier , puis il confie l’un et l’autre à uu aide qui les soutient légèrement, en ayant soin d’obéir, pour ainsi dire , aux mouvements qu’exécute le chirurgien ppur faire rentrer l'intestin.
Une fois cette réduction opérée, il ne reste plus alors qu’a s’emparer dus fils et à les tirer un peu en dehors afin "de faciliter les adhérences de l’intestin avec la surface interne des téguments. — Au bout de cinq ou six jours on retire le fil en le coupant, dans un endroit rapproché du ventre, à une de ses extrémités, et en tirant doucement sur l’autre , en ayant soin toutefois de rapprocher et de soutenir les bords de la plaie des téguments avec le pouce et l'indicateur de la main gauche.
Procède de M. Jobert. — Pour l’exécuter il importe de se munir d’abord d’une aiguille à coudre ordinaire, armée d’un fil double portant à son extrémité libre, en guis* de nœud, un petit rouleau de linge de six millimètres de longueur environ. L’opérateur, après avoir enduit de cérat ou d'huile le fil dont il se sert, afin de faciliter l’opérateur, commence par faire pénétrer l’instrument de dedans en dehors et près de l’angle de la plaie intestinale dans la lèvre même de la plaie, de manière à laisser le rouleau en dedans de l’intestin; puis il réunit les bords de la plaie, afin de les tendre convenablement: reste ensuite à les percer tous deux à la fois, ainsi que nous l’avons dit, et qu'on le pratique dans le procédé ordinaire, et à continuer, par conséquent, jusqu’à l’autre angle de la pla.ie ; seulement, il convient de rapprocher ici davantage les points de suture et de les serrer un peu plus.
Un autre temps de l’opération qui diffère également du procédé ordinaire, est le suivant : ainsi, afin d’arrêter le fil, l’opérateur prend soin de dédoubler l’aiguille à l’avant-dernier point de suture et d’achever par conséquent le dernier avec un fil simple qu’il noue avec l'autre, pour les couper ensuite tous deux au niveau ou plutôt au ras de la plaie.
Reste après à réduire l’intestin et i abandonner les fils qui finissent par d'diil viser les parties molles qu’il* embrasât sent une fois la réunion opérée, et qu une fois tombés dans l’intpstin, sont év, cués avec les selles.
On peut, pour peu qu’on le désire remplacer le rouleau de linge par u,, nœud simple; mais alors il convien, pour mieux fixer le fil, de faire passer après qvoir traversé à la fois les deui bords de la plaie à un endroit lrès-rap,> proché de son angle, de faire passti l’aiguille entre les deux brins de fil qi composent l’aiguille : toutefois, hâtons, nous de le dire, M. Reybard préfèr:
faire usage du rouleau, avec lequel, ditt il, le fil de la suture se trouve plus fa^ cileinenl entraîné.