‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 613 sur 656 · HERNIES EN GENERAL · texte numérisé non relu

HERNIES EN GENERAL

Rappellerons - nous qu’on donne le nom de hernie au déplacement d’un viscère qui, après avoir quitté sa cavité naturelle, fait saillie dans le (issu cellulaire voisin ou dans une autre cavité, et que les hernies ontétédiviséesen/wn/e.s del' abdomen , hernies du thorax et hernies du crâne; qu'à l’abdomen ces hernies peuvent se former en un des points nombreux de cette cavité, mais que cependant on les rencontre plus souvent la où se trouvent les ouvertures naturelles de ses parois. — Ajoutons qu’à s’en rapportera ces ouvertures, ces hernies peuvent être dites : l» inguinales, 2° crurales, 3° ombilicales, 4° ischiatiques, 5° ventrales, 6° hernies du trou ovalaire (qui toutes ont lieu à la périphérie de 1 abdomen) , 7° enfin hernies du périnée, 8° hernies du vapin , y° hernies du rectum, qui font saillie à travers le périnée dans le vagin ou dans le rectum. Toutefois les lésions tde ce genre qui réclament surtout les secours de la médecine opératoire sont : les .hernies inguinales , crurales, ombilicales,— Quant aux organes qu’on trouve le plus souvent dans les hernies, ce sont 3ans contredit ceux qui sont le moins I solidement fixés : ainsi, l 'épiploon, V intestin grêle, le gros intestin, la vessie, utérus, etc., et quelquefois même des organes dont la position normale est fort éloignée de celle où a lieu le déplacement herniaire. Relativement aux orflpmes qui constituent les déplacements es hernies sont dites, quand c’est l’in- :cstin , cnlcrocèle; quand c’est l’épialoon, épiplocèle; quand c’est l’cstonac gastocèle ,* quand c’est la vessie, y s toc c le, etc., et enfin, quand il s’en rouve plusieurs, on les désigne alors mus le nom d’cntéro-épiplocèles, etc. — L'i point dont il faut nous occuper tout I abord est relatif aux caractères ana-

tomiques que présentent les diverses parties qui entrent dans la composition d’une hernie eri commençant par le sac, c’est-à-dire par le prolongement du péritoine qui accompagne d’habitude le viscère qui se déplace. Dans quelques cas rares, en effet, ce sac manque, comme lorsque la hernie survient à la suite d’une plaie extérieure, ou bien lorsque ce sac se trouve détruit par suite d’un travail d’absorption, ou bien enfin lorsque les organes qui se déplacent ne s’en trouvent pas naturellement recouverts.

■ — Ea cavité du sac se trouve en com-

munication par une ouverture avec la cavité abdominale ; et sa partie la plus rétrécie, celle qui existe entre cette ouverture et la partie la plus grosse, porte le nom d e collet du sac ; sa partie la plus éloignée a reçu au contraire le nom de fond du sac, et enfin la partie intermédiaire a été appelée corps du sac. — Ajoutons maintenant que ce sac est recouvert de plusieurs couches qui varient par le nombre et leur nature, suivant ie lieu où s est fait le déplacement, et que, par sa surface exlerne, elle contracte promptement des adhérences avec le tissu cellulaire environnant: aussi ce sac resle-t-jl en dehors lorsque les parties déplacées reprennent leur position première, Le sac, venons-nous de dire, subit bien des modifications. Ainsi, dans les hernies anciennes, il» n’est pas rare de le trouver épaissi et comme lardacé par suite de 1 altération de l’épaississement du tissu cellulaire qui recouvre la face externe; dans certaines circonstances cependant c’est le péritoine lui -même qui S’épaissit et devient même cartilagineux par suite de l’irritation et de la compression exercées par les intestins, doutes les fois qu ils sortent de l’abdomen ou qu ils y renlrent, ainsi que cela a lieu surtout dans les hernies anciennes mal contenues. Remarquez en effet que 1 endroit où cette altération a lieu

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