POSITION
Anneanlnc avait l’h ibitude de placer le sujet en prosternation, comme le dit M . \ i dal de Ga. .sis (1 ), cesi-i’i-d ire appuyé sur les coudes et les genoux et la tête basse; et celte position était considérée comme avantageuse par Winslow, qui différait sous ce rapport de Ledran ^2) et de Goursaud (3 ).
A. en croire Fabrice d’ Arquapendenle, « mieux vaut prendre le malade par les » pieds et par les mains et le secouer » souvent, ayant le corps renversé et la « teste penchante en bas (4) »
Covill.ird (6), qui, un des premiers saisit bien la diff rence qui existait entre l’ei gouemenl crféiranglement, mais dont le diagnostic pourtant ne fut bien établi que par Goursaud (ü), préférait suspendre le malade parles pieds, ap'ès l’avoir mis au préalab e trois ou quatre heures dans un demi-bain d’huile tiède.
Sharp aima mieux recourir a la suspension. mais Astley Cooper (7), 'moins heureux que Goursaud (8), qui dit avoir eu a s'en louer, n’en a jamais retiré aucun avantage.
M VL Ribes et Amussat, qui se sont aussi occupés de cetie que-dion, onl l'un et I autre conseillé aussi une position particulière.
Amsi, suivant M. Ribes, il convient de prendre un matelas, de le plier en double, de manière à faire dépasser un peu au bord du pli supérieur le bord du pli intérieur et à faire décrire par
Malgaigne, Manuel de mêd. opératoire , p. «36. 1843.
(1) Vidai de Cassis, ouv. cité, t. iv , p. 586.
(2) Observ. de chirurg. , t. h, p. 5.
(3) Acad, de cliir., I. iv, p. 273.
(4) ÜEuvr. chir., p. 191.
(5) Le Chirurgien opérateur, ou Traité d’opérations de chirurgie. 1648.
(6) Acad, de cliir., t. îv, p. 247, édit. in-4°.
(7) OEuvr. compl., trad. par Chassaignne, p. 329.
(8) Acad, de cliir,, l. îv, p. 274.
(1) Velpeau , Méd. opérât. , t. îv. —
conséquent au matelas une position un peu oblique; puis à mettre ensuite, suivant qu’on le juge nécessaire, un ou deu\ traversins sous le lalon du matelas, afin d’augmenter l'obliquité et de recouvrir le tout d’un drap. Cela une fois fait, l’opérateur a soin de placer le malade sur le lit de manière à laire reposer ses fesses sur le bord du matelas, à faire allonger ses cuisses et à les faire tenir sur la même ligne que le ventre, et à poser le bassin le plus haut possible, et à la r gion diaphragmatique au contraire le plus bas possible.
Reste ensuite à relever la lèle du malade avec un petit traversin, afin qu'il puisse girder long- temps la position dans laquelle on l’a placé, et «à faire placer, entre ch ique tentative de réduclion, une vessie pleine de glace sur la tumeur.
M Amussat procède un peu différemment. Il donne bien au malade, it est vrai, une position analogue, mais il recommande, dans le but de relâcher les muscles de l’a b Ionien, de faire fléchir les cuisses et d’in liner le corps tout entier du cô é opposé à la hernie; puis il a som, pendant qu'il pratique le taxis, de recommander à un aide de faire de légères tractions sur le ven re, en cherchant a l’entraîner du côé sain, el de soulever de temps en temps la paroi de l’abdomen, en pinçant légèrement la peau. — Ceri’esl pas la du reste, hâtonsnous de le dire, ce qui différencie la méthode ou le procédé de M. Amu-sal de ceux dont nous venons de parler; ce qu’il y n de réellement imporlant dans sa manière de faire est le temps pendant lequel il prolonge le taxis, puisqu’il le [continue quelque fois pendant trois ou quatre heures el plus, et qu’il réussit quelquefois à en opérer la réduction à l’aide de ce taxis forcé.