du côté droit
255 du côié gauche,
40 non déterminées.
Ajoutons maintenant que dé ces divers chiffres M. Maisonneuve a tiré les corollaires suivants :
1° Les hernies chez l'homme sont aux hernies chez la femme comme 3 est à 1.
2° Sur 100 hernies chez l’homme, on trouve :
95 hernies inguinales,
4 hernies crurales,
3 hernies ombilicales;
tandis que sur 100 hernies chez la femme , on trouve :
40 hernies inguinales,
21 hernies crurales,
20 hernies ombilicales,
19 hernies vaginales.
5° Chez l’homme , ajoute M. Maisonneuve, les hernies inguinales se rencontrent presque aussi souvent des deux côlés que d’un seul , et, dans ce dernier cas, celles du côté droit sont à celles du côté gauche comme 5 est à 4; tandis que , chez la femme , les hernies inguinales se rencontrent des deux côtés trois fois sur quatre, et celles du côté droit sont à celles du côté gauche comme 5,42 est à 5,64.
4° Chez l’homme , enfin , les hernies crurales se rencontrent d’un seul côté trois fois sur quatre , et celles du côté droit sont à celles du côté gauche comme 7 est à 5; tandis que. chez la femme, les hernies crurales se rencontrent d'un seul côté quatre fois sur cinq, cl celles du côté droit sont à celles du côté gauche comme 7 est à 5,
97‘2 TRAITE
hernies anciennes, peuvent, avoir acquis une épaisseur extrême. Dans la hernie inguinale interne , les enveloppes sont a peu près les mêmes : ainsi, c’est d’abord 1° la peau du scrotum; puis 2° le fascia superftcialis ; 3° quelques fibres du crémaster, à moins qu’elle ne soit encore à peu de distance île l’anneau inguinal; dans ce cas, en effet, le crémasler ne la recouvre pas , et ce n’est que quand elle a descendu davantage et qu’elle s’est déviée plus en dehors qu’on rencontre ou du moins qu’on peut rencontrer, parmi les enveloppes de la hernie , quelques fibres du crémaster au-dessous desquelles la tumeur continue à descendre ; 4° presque toujours le fascia transversale , et c’est peut-être même a cause de cela que les hernies inguinales iniernes acquièrent moins de volume que les hernies inguinales externes. Enfin, dans la hernie inguinale congénitale , les enveloppes sont pour ainsi dire les mêmes que celles de la hernie inguinale exlerne acquise; seulement on conçoit qu'alors le sac se trouve formé aux dépens de la tunique vaginale propre. Nous avons déjà dit que , dans quelques cas rares, on rencontre un second prolongement du péritoine dans le c mal resté ouvert de la tunique vaginale, et alors les viscères qui suivent ce prolongement se trouvent séparés du testicule (11. Nous ajoutons encore que c’est dans cette hernie qu'on rencontre le plus souvent des rétrécissements du sac; et il n’est pas rare non plus de trouver, par suite de ces rétrécissements , plusieurs sacs herniaires complètement fermés (2).
Un mot maintenant sur la position du cordon, qui peut, on le sait, présenter des différences essentielles touchant l’espèce de hernie : ainsi , dans la hernie inguinale externe, on le trouve presque toujours en dedans et en arrière dans toute l’étendue de l’organe hernié. Dans quelques cas , rares il est vrai , on l'a vu en avant; et, à en croire Aslley Gooper et A. Key , le déplacement en
(1) Ilev, Practical observât, in surg., P- 22ô. London, 1824.— Astlev Gooper, ouv. clé. p. 289. — Mockel, Handbuch j) 379 ' 10 °°' Allaloir-'c. vol. il, part, i,
(2) Chélius , Nouveau Chiron vo' i, cahier1 2. — Liman, Journal de Greffe et Wallher, vol. v, cahier i, p. 37.
misse ne serait qu’exceptionnel , les élé, ments divers de cet organe se trouvai;: presque toujours, pour ne pas dire tou . jours, épanouis : ce qui ne nous parai,] pas exact, le cordon , comme le testi cule, pouvant , à nos yeux , se contour: ner dans les différents sens sms êtr désuni dans ses éléments divers. Nom toutefois que nous songions à nier I possibilité de cette désunion , du moina celle des veines, des artères et du cana. déférent, qui entrent dans sa compose tion. Aslley Gooper et Goyrand l'ont du resle, vu épanoui en arrière, ira, versé à la manière d’un diaphragme pai la tumeur, et placé enfin en avant ave< le testicule en bas de la hernie ; et noua ajoutons que , dans la hernie inguinale:
interne , le cordon , à raison de la di recliou que p end l’organe hernié, doie se trouver plutôt refoulé en dehors et eu arrière que dans tout autre sens ; et qui n’a pas lieu, bien entendu, quant, l'organe est descendu plus bis dans lil scrotum : alors presque toujours la lu.
m< ur herniaire croise le devant du cordon tandis que le testicule et le cana,, déférent se trouvent en arrière et ei dedans, comme cela a lieu dms la ber-:
nie inguinale externe. Il est possibli aussi que le cordon, au lieu de se trou- 1 ver refoulé en arrière, soit ramené plut tôt sur sa face antérieure par le fait du la pression île dehors en dedans et d’arrière en avant.
Est-il toujours facile de reconnaître!
la hernie inguinale et de la distinguer: des autres tumeurs que l’on observe^ dans la région qui en est le siège, telles que l'hydrocèle , le varicocèle, le gonflement inflammatoire du cordon , l’étranglement du testicule par l’anneau inguinal , ou bien encore un développement extraordinaire dans le tissu adipeux du cordon , ou enfin des abcès?
A cet égard, nous répondrons qu il nous paraît difficile de confondre l’hydrocèle avec une tumeur herniaire ; surtout l'hydrocèle de la tunique vaginale propre du testicule. Peut-être dira t- on qu’il n'est pas rare pourtant de voir, pour peu que l’hydrocèle soit considérable, remonter la tumeur à laquelle elle donne naissance jusqu’à l’anneau inguinal, et paraître même entrer dans le canal ; mais qui ne pressent qu’il suftt de tirer un peu la tumeur pour s’assurer qu’elle n’y pénètre pas et que le canal est libre? Ajoute* que , dans l’bydrocèle , c’est de bas en haut que se
DE MÉDECINE
eloppe la tumeur pour se rapprocher uile de l'anneau inguinal, el qu’il est ne petit plus rare de voir dans ce la tumeur influencée par la supinai et la toux , ou s'accompagner de ible dans 1rs fonctions digestives, ce est au contraire on ne peut plus [lient dans les hernies. Sans doute la ieulté est plus réelle dans l’hydro-
e congénitale , l’accuiilulat'on du liée dans le canal de la tunique vaale ressemblant beaucoup plus à une nie inguinale. Ici encore, pourtant, insistance et la transparence de la îeur et la facilité avec laquelle le lide entre et sort de l’abdomen ne mettent guère de méconnaître la véibie nature de l'affection Rappelons que Dupuytren et MM. Bérard et Ipeau (l) ont parlé de faits dans les- ;ls la hernie enveloppée de son sac lénétré dans la cavité de l’hydrocèle une éraillure de la tunique vaginale s’y est étranglée. Rappelons encore on a vu souvent l’hydrocèle s’établir is le sac lui-même , en même temps ; la hernie s'y maintenait. — La mése avec un varicocèle est encore ins supposable , puisque non seulept le canal n’est pas dilaté, mais en e les différents cordons formés par veines malades sont facilement per- . et que rien n’est plus facile d’haide que de faire disparaître la tutir par la compression et sans avoir oin de la refouler vers le canal. Il irait du reste, pour peu qu’il restât doute à cet égard dans l’esprit du rurgien, de faire coucher le malade, faire disparaître la tumeur par la îpression , puis d'exercer immédiaeut après arec les doigts une com- -sion sur l’anneau inguinal, et de e ensuite relever le malade en ayant i de maintenir la compression avec •z de force pour s’oppO'Cr à la sortie viscères herniés , mais assez faibleit pour s’opposer au retour du sang s le cordon , et par conséquent à la roduction du varicocèle. — Le cas s paraît plus embarrassant quand il dr d’une tuméfaction inflammatoire cordon; et alors , en effet, pour peu la phlegmasie succède à un effort ent, à une chute, à une cause quelque enfin capable de produire la nie , on comprend que , si cette tu-
II) Mèd. opérât., t. iv, p. 195-107.
méfaction s’étend en suivant la direction de l’anneau jusqu’au testicule et semble se confondre avec cet organe , et que si la tumeur qui en résulte est à la fois tendue et douloureuse, se prolonge dans le canal et s’accompague de fièvre, le praticien le plus habile pourra rester dans le doute, surtout si, par suite de l’irritation sympathique des viscères abdominaux, il survient des envies de vomir, suppression des selles, ou autres symptômes analogues à ceux qu’on rencontre dans la hernie. A. plus forle raison devra-t-il en être ainsi, alors qu’avant le développement de la tumeur dont nous parlons il existait une hernie susceptible de s’étrangler à la suite de la cause qui a donné naissance à l’inflammation du cordon. — N’oublions pas non plus que, dans les cas où le testicule descend Irès-tard dans le canal, ou bien encore lorsque , à raison de la brièveté du cordon , il peut être pris d’inflammation par suite de t’obslac e que lui présentent les parois abdominales et de la pression à laquelle elles se soumettent , l’absence d’un testicule dans le scrotum viendra nécessairement en aide au chirurgien pour établir son diagnostic. — Quant aux cas dans lesquels il se forme dans le tissu cellulaire du cordon un amas de graisse qui se prolonge jusqu’à l’anneau , il nous paraît douteux qu’il pui-se jamais survenir alors des phénomènes analogues à ceux de l’étranglement. Quant aux collections purulentes faisant^ saillie à travers le canal inguinal, en suivant la direction de ce dernier , on comprend que la tumeur à laquelle elles donnent naissance doit diminuer ou disparaître par le décubitus , ou augmenter par les efforts de la toux ou par la station ; et on comprend qu’à l’aide de ce caractère, el surtout de la fluctuation et des commémoratifs , le praticien arrivera à distinguer la hernie des abcès produits par la carie de la colonne vertébrale ou une psoïtis. — Nous avons déjà dit qu’une fois nous avons été sur le point de confondre une hernie inguinale avec une hernie crurale , et nous ajoutons maintenant qu’au dire d’Astley Couper une hernie crurale a été [irise pour une hernie inguinale , également chez une personne du sexe. Pareille chose est arrivée à MM. Marjolin et Roux.
Les hernies inguinales se divisent naturellement en hernies re'duclib/es et en
TRAITÉ
hernies irréductibles. Pour maintenir une hernie inguinale réduite, il convient de se servir d’un bandage à ressort demi-circulaire qui embrasse exactement la moitié du bassin ; et nous ajoutons qu’il importe surtout que la pelote soit dirigée de façon que la compression qu’elle exerce comprime à la fois les deux parois du sac, de manière à leur permettre de s'agglutiner et rendre ainsi la reproduction de la hernie impossible du moins autant que faire se peut. Cette idée, sur laquelle insistent, depuis longtein ps, Astley Cooperet, plus récemment, A. Thomson et M. Malgaigne, avait du resteété entrevuedéjà parM. Fournierde Lempdes. — Dans les hernies inguinales externes, c’est au-dessus du ligament de Poupart que la pelote du brayer devrait exercer sa plus forte pression et, par conséquent, vers l’union des deux tiers externes avec le tiers interne de l’espace qui sépare l’épine du pubis de l’épine antéro-supérieure de l'os des iles ; ou, comme le recommande Ast. Cooper (1), sur le milieu de la ligne qui sépare l'épine iliaque de la symphyse pubienne.
Dans la hernie inguinale interne, au contraire, ou bien encore pour celles qui succèdent aux éraillures des aponévroses , mieux vaut recourir aux pelotes qui agissent directement sur l’anneau inguinal antérieur (' 2 ) et d’avant en arrière ; et nous en disons autant pour toutes les hernies inguinales externes à collier court. — Dans la hernie inguinale de la tuniqilfe vaginale , le testicule peut, on le sait, séjourner dans le canal au-dessus des organes qui ont été déplacés, ou bien être entraîné par ceux ci lors de leur rentrée dans l’abdomen ; et on comprend qu’alors le bandage peut offrir quelques difficultés dans son application : aussi convient-il, dans ces cas, d’essayer de fixer la pelote sur l’anneau ou sur le canal inguinal , entre le testicule et les organes réduits. 11 faudrait également en agir ainsi, c’est-à-dire maintenir le bandage sur l'anneau, dans les cas où on pourrait faire rentrer le testicule et les viscères ; tandis que, si l’organe sécréteur du sperme ne remontait que jusqu’à l’anneau, ou ne pouvait franchir le canal inguinal, mieux vaudrait alors ne pas appliquer le bandage.
Enfin, dans les hernies irréductibles,
(1) Ouv. cité, p. 229.
(2) Ibid., ouv. cité, p. 282.
on conçoit qu’on ne saurait avoir recoi au brayer. Mieux vaut alors sans conli dit, pour peu qu’elles soient volun ncuses, les envelopper d’un suspense»
ou bien avec une espèce de sac desf:
à les soutenir et à les comprimer cou:
noblement, nous voulons dire modement, de bas en haut. Que si, com:
nous en avons en ce moment un exem.i sous les yeux, une partie peut rent dans l’abdomen, il convient, une i cet organe dans le ventre, d’appliqr; alors un bandage à pelote concave maintienne et refoule de plus en plun tumeur contre l’anneau , à moins < cette partie ne menace de s’étrangl Nous avons été assez heureux pour vi diminuer quelquefois insensiblement volume de hernies qui paraissaient ir ductibles, et nous avons réussi réce»
ment pour une hernie du cæcum ci une religieuse. Nous ajoutons, du re.
que les hernies de cet intestin, ainsi » celles de l’S iliaque du colon, de la \ sie, ou bien encore celles formées I des masses graisseuses ou une quan.
considérable d’épiploon, sont celles d lesquelles on obtient le plus souvent' heureux résultat.