RÉSECTION
Pratiquée par Celse, Paul d’Egine, Avicenne, Albucasis, la résection consiste à faire un pli à la peau et à l’inciser ; puis, une fois la veine mise à découvert, à passer au-dessous une sonde cannelée sur laquelle se fait la section du vaisseau, et cela tout près de l’extrémité inférieure du vaisseau, sauf ensuite à reprendre avec des pinces le bout supérieur et à l’exciser ensuite avec des ciseaux, de manière qu’en se rétractant les deux bouts de la veine se cachent sous les lèvres de la plaie et ne soient en aucune façon exposées au contact de l’air ambiant.
EXCISION
Mise en usage par Celse, Galien, Paul d’Egine, elle n’est plus employée que pour les gros pelotons variqueux (1) des jambes ou pour les varices que leur position rend gênantes. On l’exécute du reste de la manière suivante, c’est-àdire que, dans le cas où la peau est saine, l’opérateur commence par l’inciser, puis dissèque ensuite tout le paquet qu’il veut emporter ; lorsque au contraire les téguments sont adhérents, on a recours alors à une incision elliptique, puis ou enlève et les veines et la portion de téguments comprise dans l’incision.
PONCTION
J.-L. Petit a préconisé beaucoup la ponction des veines dans le but de vider ces vaisseaux des caillots fibreux qu’ils peuvent contenir et du sang qui peut les distendre. De nos jours on ne s’en sert plus que pour vider les veines cloisonnées qui forment les tumeurs variqueuses et dont le gonflement donne lieu parfois à des accidents. Le manuel opératoire est du reste on ne peut plus simple, puisqu’il se borne à quelques coups de lancette.