‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 649 sur 656 · ACUPUNCTURE · texte numérisé non relu

ACUPUNCTURE

Essayée par les anciens, cette méthode a été reproduite par M. Lalle-

(1) Boyer, Maladies chirurgicales.

1018 TRAITE

mand, qui a essayé plusieurs fois d’introduire et de laissée à demeure dans des tumeurs variqueuses circonscrites des aiguilles à acupuncture, et essayées ensuite par M. Roux, mais l'un et l’autre paraissent y avoir renoncé. — M. Roux du reste avoue n’en avoir retiré aucun succès.

CAUTÉRISATION

Conseillée et pratiquée par les anciens, qui, à en croire Avicenne, se servaient du fer chaud ou d’arsenic, mise également en usage par Celse, Dionis, Bidloo, Bayrus, Severin, qui faisaient également usage de la cautérisation , celte dernière est encore préconisée de nos jours par M. Bonnet de Lyon, qui, dans le but d’obtenir l’oblitération de la veine variqueuse, applique à différents endroits du vaisseau de la potasse caustique. M. H. B Tard, qui se sert également de cette méthode, préfère, au lieu de potasse, la pâte de Vienne.

APPRÉCIATION

Il est facile de juger , au nombre des procédés proposés pour la guérison des varices, qu’il n’en est pas un seul pour ainsi dire qui soit d’une valeur bien grande. Presque tous, en effet, sont susceptiblesde produire non-seulement des accidents graves, mais même des accidents mortels, soit que la mort dans ces cas succède à la phlébite, à l'infection purulente ou à des abcès, phlegmons énormes. Une remarque qui n'est pas sans quelque importance relativement aux opérations conseillées pour remédier à ces affections, a trait au lieu où s'applique le procédé : ainsi l’incision, l’excision et la section par le procédé ordinaire, par le procédé Rîcherand, ont lieu sur les veines malades, taudis que les autres se pratiquent au contraire sur des portions saines du vaisseau et entre le cœur et les varices. — Du reste il s’en faut de beaucoup que l’oblitération du vaisseau puisse êlre considérée, comme semble l’indiquer M. Velpeau, comme une garantie de succès, attendu que l’on voit survenir à la suite de cette oblitération ou de nouvelles varices, ou l’œdématie du membre, ou d’autres accidents plus graves. — Toujours est-il qu’à nos yeux les procédés qui nous semblent les plus propres à favoriser celte oblitération sont sans

contredit ceux qui agissent entre les veines malades et le cceur, et si le procédé de M. Wise pour la ligature temporaire était suivi de succès, nous serions tenté de lui accorder la préférence, parce qu’il nous paraît être celui qui doit donner lieu le moins souvent à des accidents. Que dire eu effet de la ligature, de l'incision, de l’acupuncture, de la suture, etc., sinon que, dans la majorité des cas, on n’obtient avec ces procédés qu’une oblitération ; aussi concevons-nous facilement que quelques personnes aient songé à recourir à la cautérisation pour êlre plus sùresde réussir. Qu'on se garde de penser du reste que celle méthode soit exempte d’accidents, car nous avons vu un praticien y recourir et perdre son malade de phlébite, et M. Ii. Bérard a eu occasion d’observer un cas semblable. M. Velpeau semble pencher en faveur de l’incision transversale, à raison, dit-il, de sa promptitude ; la suture paraît aussi lui offrir des chances de succès. M. Malgaigne préfère au contraire, mais pour les tumeurs variqueuses il est vrai, l’excision ou la section par le procédé Richcrand. Nous conclurons donc en disant que, s’il ne faut pas reculer devant les opérations que réclament les varices, il est d'un bon praticien pourtant de n’y recourir qu'autant qu’il y a nécessité, et nécessité pour ainsi dire absolue, tant les procédés dont on fait usage exposent à de graves accidents et tant il est difficile d’obtenir une guérison absolue.

Page 1