DK LA GANGRÈNE PROVENANT DE FAIBLESSE
Indépendamment des sortes de gangrènes précédemment décrites, il y en a d’autres qui sont précédées par un état de débilité locale et générale, dans lequel ( pour ine servir de l’expression du professeur Carswell ) les propriétés physiologiques et physiques des fluides et des solides sont modifiées de telle sorte , que toutes les fonctions de l’économie s’accomplissent lentement , sans atteindre leur but , et d’une manière imparfaite.
Telle est la gangrène des gencives , des joues, du palais, de la gorge, chez les individus dont la constitution a reçu un ébranlement général par suite de l’abus du mercure, telle est encore celle qui provient du scorbut, ou des fièvres typhoïdes, et d’une maladie particulière de la bouche ( cancrum oris ).
Dans la gangrène provenant de débilité , une accumulation locale de sang
l’opium et à la saignée. 11 parle de l’emploi heureux du premier ; mais comme il ne pense pas que cette maladie reconnaisse pour cause l’artérite, et que d’ailleurs il suppose que Dupuytren a probablement confondu des cas de gangrène ordinaire avec des cas de gangrène sénile quand il a réussi par les évacuations sanguines, il ne parle nullement des résultats obtenus par ce dernier Iraitement. Cependant , il est des cas dans lesquels il a été complètement heureux , et dans lesquels aussi l’âge du sujet permet bien de penser que la gangrène était réellement sénile. M. Bégin, dans son excellent article sur la gangrène (Dict. de Méd. en 15 vol.) , cite l’observation d’une femme, âgée de soixante et quelques années , soignée par Dupuytren pour une gangrène sénile qui affectait les orteils du pied gauche. Dupuytren employa chez elle le quinquina et les opiacés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, pendant plusieurs mois, et toujours sans le moindre succès. Guidé par l’état du pouls qui était plein et dur, et celui de fa face qui était rouge et animée, il fit pratiquer à la malade une saignée de deux palettes; elle se trouva infiniment mieux. Une réapparition des accidents fit recourir à une nouvelle saignée ; elle fut suivie de succès , et on la répéta chaque fois que la maladie menaça de se renouveler. La gangrène se borna , les eschares se détachèrent, et la femme guérit. Il paraît que Dupuytren a eu plusieurs autres succès de ce genro. [Note du trad.)
constitue en général le premier changement perceptible de la partie. Elle peut provenir de ce que cette partie a été soumise à la compression, à une friction légère , à quelque piqûre ou à d’autres causes pareilles. Dans quelques-uns de ces cas le sang s’accumule en partie sous l’influence de la gravitation , et en partie par suite de la compression des veines.
l.e traitement de toutes ces espèces de gangrène réclame l’éloignement des causes prédisposantes et excitantes. On doit fortifier la constitution , s’opposer aux perturbations de toute nature qu’elle peut présenter, écarter enfin, si cela est possible, la compression , la friction , ou toute autre irritation , agissant comme cause excitante de la gangrène.
DE LA GANGRENE PROVENANT DE LA BLES- SURE DES ARTÈRES VOLUMINEUSES ET DES