‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 5)Chapitre 137 sur 242 · MALADIES DES ORGANES GENITO-URINAIRES · texte numérisé non relu

MALADIES DES ORGANES GENITO-URINAIRES

Le testicule est très-souvent le siège 1 d’inflammations et de maladies, ce qui est I peut-être dû aux circonstances signalées; par sir Astley Cooper, savoir : la ma- -

(l) Ce n’est pas seulement par l’anneaai inguinal que se fait la hernie de la vessie;; dans quelques cas rares elle sort par l’anneau crural ou le périnée. Il est vrai que les adhérencesqui l’unissent au tissu cellulaire adjacent rendent sa réduction complète presque impossible, d’autant:

plus que les efforts de réduction tendent à évacuer le liquide par l’urètre bien plus; qu’à faire rentrer la partie herniée; ce-j pendant en plaçant une sonde à demeures ou en pratiquant fréquemment le cathé-H térisme, on fait que I organe toujours* vide tend à revenir sur lui-même et àJ attirer graduellement en dedans la por-^ tion herniée qui lin i t par rentrer. Cee traitement est aidé de l’application des> moyens contentifs qui dans bien dcs^ cas pourront être autres qu un simple suspensoir et consister en un bandage' muni d’une pelote dont on diminue gray ducllcment la concavité. {Note du trad.,

DE PATHOLOGIE

nière lente dont s’effectue le retour du sang qui , en sortant de cette partie, remonte contre son propre poids ; la distension quelquefois immodérée des conduits séminifères; les chocs ou les pressions auxquels est exposé le testicule; la sympathie dont il est le siège, lorsque l’urètre et la glande prostate se trouvent dans des conditions morbides ; et enfin les changements qu’il subit presque naturellement chez les individus d’un Age avancé.

Ce savant chirurgien a adopté la classification suivante pour les maladies du testicule , il les divise ainsi : premièrement, celles qui résultent d’une inflammation simple, aiguë ou chronique ; deuxièmement, celles dont la nature est spéciale , mais non d’un mauvais caractère ; et troisèmement, celles qui sont à la fois spéciale eide mauvaise nature.

La première division comprend \’ inflammation aiguë et celle chronique , et l’atrophie du testicule. La deuxième embrasse les affections de nature spéciale, mais non d’un mauvais caractère que sir Astley Cooper nomme ainsi qu’il suit :

maladie dans laquelle le testicule renferme des hydaüdcs ou des kystes; testicule irritable ou névralgie du testicule; gonjlemenl du testicule se produisant souvent dans l’affection générale de l’économie appelée mumps par les Anglais (inflammations des parotides ); productions osseuses Hans le testicule; tumeurs solides clc l' épididyme ou du testicule;

1 testicule scrofuleux., et ce que l’on a parfois nommé le sarcoccle vénérien.

La troisième division de celte classification comprend les affections spéciales et de mauvaise nature ; ce sont le cancer encéphaloïde ou fongus héinatode et le squirrhe. Mais , outre les nombreuses variétés de maladies dont je parle ici , il y a plusieurs affections des enveloppes du testicule et du cordon spermatique à l’occasion desquelles on sollicite souvent les conseils de la chirurgie. Ici , s’il n’apporte pas l’attention convenable à l’examen de ces cas , le chirurgien inexpérimenté pourra commettre des erreurs sérieuses en confondant ces maladies avec d’autres;en prenantdes affect ions du corps du testicule , soit pour des tumeurs heriniaires, soit pour des hydrocèles, ou en prenant celles-ci pour une. augmentation de volume du testicule lui-môme ; et en prenant des tumeurs variqueuses des veines spermatiques pour des hernies, ou des hernies pour des varicocèles. Je

rencontre continuellement, soit des sujets affectés de hernies, et qui, ignorant la nature de leur maladie , ne portent pas de bandage , soit des individus qui portent un bandage dans la supposition qu’ils ont une hernie, tandis que véritablement ils n’en ont aucune.

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