‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 5)Chapitre 180 sur 242 · LUXATIONS DES COTES · texte numérisé non relu

LUXATIONS DES COTES

Les côtes ne peuvent être luxées com- II plétement à leur extrémité vertébrale ; niais, quelquefois, elles se séparent de leurs cartilages , et alors elles sont généralement déplacées en dehors. On lit dans les Surgical reports de sir Charles Bell, les détails d’un cas intéressant dans lequel la plupart des côtes étaient luxées de cette manière par suite de ce que l’in- ' dividu avait été pressé entre une borne ; el une voilure. On rencontre quelque- ; fois une luxation cl’unc seule côte. Le traitement convenable consiste dans l’application d’un long morceau de carton mouillé , de manière qu’il s’accom- | mode exactement à la partie, et l’on place par-dessus une large bande roulée ou un morceau de linge que l’on doit lacer. Lorsque le carton est séché, il forme un étui qui adhère a la partie et qui s’y adapte assez parfaitement pour empêcher tout mouvement de l’extrémité de la côte. Dans ce cas , il est aussi nécessaire de saigner abondamment le malade puisqu’il y a danger d’inflammation

(1) Voyez les Transactions médicocbirurgicales, vol. xx, p. 78 et suiv.

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de la poitrine et même de l’abdomen ; car l’effort qui produit cette luxation est toujours violent et , lorsqu’un individu se trouve pris entre une voiture et une muraille ou une borne, il arrive souvent que la poitrine n’est pas la seule partie qui soit conluse.

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