AMPUTATION DANS L’ARTICULATION DE LA HANCHE
Pour pratiquer celte opération, il convient de se rappeler les circonstances^ suivantes: — 1. La cavité cotyloïde n’é— tant pas assez profonde pour contenir la t totalité de la tête du fémur et cette dernière élant embrassée en partie par lec ligament orbiculaire, celui-ci, s’il n’est: pas divisé tout contre le bord de la cavité cotyloïde, offrira quelque obstacle', à la désarticulation. — 2 Quand lai cuisse est dans l’abduction, le ligament: rond se trouve tendu par la tête du fémur et se présente facilement au Iran-.chant du couteau. — 3. Si on a l’inten-.tion de former deux lambeaux d'égaltc grandeur, ils doivent être séparés pai une ligne étendue du grand Irochanten au point opposé de la circonférence di i membre. — 4. Comme l'artère crurale:
correspond en haut à la jonction du tier: moyen de la tête du fémur avec son tieri interne et comme elle ne devient parai: lèle à l’os que trois ou quatre poucet plus bas, il doit nécessairement y avoi entre l'artère et le col du fémur dan. une partie considérable de cette éten due une distance de quinze lignes qui dans plusieurs modes opératoires, per mettrait au couteau de passer sur le co. de l’os sans blesser l’artère et donnerai la faculté de comprimer ce vaisseai avant qu'on eût complété le lambeau ai . térieur. Comme l’artère fémorale pre fonde prend la même direction que 1 crurale jusqu’à ce qu’elle soit au moiri un pouce et demi au-dessous du pet.
trochanter, le couteau ne doit pas lai teindre (1).
M. Lisfranc signale quatre mélhodo pour trouver l'articulation de la haneb. avec précision sur le vivapt :
i« De l’épine antérieure etsupérieui de l’os des iles faites tomber une ligr. perpendiculaire longue de quinze ligne la partie externe et antérieure de l’art : culation se rencontrera exactement à sligncs du côté interne de l’extrémité ir.: lérieure de celle ligne fictive.
2» De l'épine antérieure et inférieur de l’os des iles; lirez une ligne perpe:
(4) Malgaignc, Manuel de méd. op ratoire, p. 556.
’ DE PATHOLOGIE
jdiculaire d’environ un demi-pouce de longueur, sa terminaison correspondra à la partie supérieure de l’articulation.
3° Si, de l’extrémité d’une ligne transversale tirée de l’épine du pubis et dirigée en dehors dans l’étendue de deux pouces un quart au moins, on fait descendre à angle droit une autre ligned’un quart de pouce, elle passera aussi sur l’articulation.
4° Si de la partie externe antérieure et supérieure du grand trochanter on tire perpendiculairement en haut une ligne longue d’un demi— pouce, et si ensuite on en tire une autre de l’extrémité de la première à angle droit en dedans dans l'étendue d’un pouce , cette seconde ligne atteindra le point correspondant a la tète du fémur ; on laisse un peu de latitude pour la différence de longueur et de direction que présente le col du fémur chez les divers individus.
Quand le sujet est dans le décubitus, la tubérosité de l’ischion dépasse d’environ quinze lignes la cavité cotyloïde.