‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 5)Chapitre 218 sur 242 · AMPUTATION DANS L’ARTICULATION DE · texte numérisé non relu

AMPUTATION DANS L’ARTICULATION DE

l’Épaule.

On doit empêcher l’hémorrhagie en b comprimant l’artère sous-clavière audessus de la clavicule. Le choix de la méthode opératoire sera délermiuépar l’état des parties molles qui recouvrent l’arti- ! culalion :

l MÉ IUODE DE I.A FAYE AVEC UN LAAtBEAU.

On fait avec un fort bistouri ordinaire une incision demi-circulaire dont tia convexité est dirigée en bas, aux téguments qui couvrent le muscle deltoïde s environ quatre pouces au-dessous de | l’acromion (i) Il ne faut pas détacher la $ peau, mais le chirurgien doit immédia- >i tcmenl séparer le muscle de l'os jusqu’à I l’ar: iculation elle-même. Si les artères S circonflexes saignent abondamment, il \ faut les lier alors, avant de procéder au reste de l’opération. Maintenant, le chirurgien doit couper les tendons qui pasi sent sur l'articulation, ainsi que le ligament capsulaire pour pouvoir luxer la tôle de l’os. D’un coup du couteau à amputation, il divise alors la peau, les

fl) Los cornes de ce demi-cerle , si je puis me servir de cette expression, doivent s'étendre en haut le long des bords antérieur et postérieur du muscle deltoïde.

muscles et les autres parties qui se trouvent sous l’articulation, et achève ainsi la séparation du membre. On saisit immédiatement l’artère axillaire avec les pinces ou un double ténaculum et on l’ait la ligature. On rabaisse le lambeau composé par le muscle deltoïde dont le bord rencontre alors le bord inférieur de la plaie.

Je puis dire avec vérité que la méthode dont il s’agit est d’une simplicité remarquable, non- seulement parce que je l’ai mise moi-même en pratique trois fois, mais parce que je l’ai vu employer dans plusieurs occasions par d’autres chirurgiens. Le dernier cas de ce genre pour lequel je fus appelé, était présenté par un malade soigné par le docteur Blickes de Walthamslowe , l’opération fut pratiquée comme une dernière ressource pour une gangrène non bornée du bras, due à une violence extérieure; le sujet ne survécut que quinze jours environ, et pourtant l’opération elle-même fut d’une extrême facilité et il était impossible d’obtenir un moignon plus parfait.

Afin de faire un lambeau du muscle deltoïde, quelques opérateurs préfèrent enfoncer d’abord un couteau interosseux long, droit et tranchant sur les deux bords dans ce muscle près de l’articulation , et coùpant ensuite en bas ils détachent de 1 os autant de chairs qu’ils le jugent nécessaire; on relève alors le lambeau; le tendon de la longue portion du biceps et les autres muscles qui passent sur l’articulation sont divisés, le ligament capsulaire est coupé, la tête de l’os désarticulée et l’opération terminée en passant le couleau en bas entre la cavité glénoïde du scapulum et la tète de l'humérus, et en divisant d’un seul coup toutes les parties vers l’aisselle.

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