‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 5)Chapitre 219 sur 242 · MÉTHODE DE DUPUYTREN AVEC UN LAAIDKAU · texte numérisé non relu

MÉTHODE DE DUPUYTREN AVEC UN LAAIDKAU

Le bras étant relevé et éloigné du corps, le muscle deltoïde est saisi avec la main gauche et on fait traverser sa base à un couteau tranchant sur les deux bords immédiatement au-dessous de l’acromion, et on lui fait longer le côté externe de 1 humérus de manière à tailler un lambeau externe d’une étendue convenable. On fait relever celui ci par un aide, tandis qu’on reporte l’humérus près du corps afin d’incliner en dehors les tendons qui s’insèrent près de la tête

de l’os et qu’on divise maintenant en commençant par les postérieurs qu’on atteint pins facilement parce qu’il y a plus d’espace entre l’acromion et la tète de l’humérus, qu’entre celte dernière partie et l’apophyse coracoïde. On doit couper les tissus fibreux qui unissent la tête de l'os à l’acromion, après quoi l’opérateur saisit le bras avec sa main gauche, luxe la tête dè l’os en dehors et passe le couteau en dedans afin de diviser dans cette direction les parties molles qui contiennent les principaux nerfs et les vaisseaux sanguins. A cet instant l’aide qui retient le lambeau externe pince les parties molles en plaçant le pouce de sa main droite sur leur surface saignante et les quatre autres doigts sous l’aisselle, et comprime ainsi l’artère. L’opérateur ne craignant plus l hémorrhagie, complète la division des parties au niveau des attaches du grand pectoral et du grand dorsal à l’humérus. On rabaisse alors le lambeau et on le réunit par première intention. Ceci est l’opération de La Faye et de Ravaton simplifiée et perfectionnée. Comme le fait observer M. Malgaigne, en dirigeant le tranchant du couteau en dedans, la capsule de l’articulation peut être ouverte du premier coup de l’instrument tranchant.

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