AMPUTATION PARTIELLE DE LA MAIN
Comme le fait justement observer le docteur Macfarlane, on sait depuis longtemps en Angleterre et sur le continent qu’il convient parfois d’essayer de conserver des portions du pied ou de la main, dans des cas de blessures ou de maladies, en ayant recours à l’amputation partielle, et on a pratiqué un certain nombre d’opérations de ce genre.
Si le pouce et le petit doigt peuvent être conservés en totalité ou seulement en partie, ce sera un très-grand avantage pour le malade. A l'hôpital du collège
(1) Voyez J.-F. Malgaigne, Manuel do médecine opératoire, p. 32y-33'i. j
(le l’Université, nous avons eu plusieurs malades dont les mains avaient été si horriblement déchirées et écrasées par des machines , qu’il semblait d’abord qu’on n’en pourrait sauver aucune partie ; cependant l’amputation partielle ayant été tentée avec succès on conserva des portions de la main très-utiles. Ainsi le pouce et un ou deuv doigts ont quelquefois été sacrifiés et le re-te de la main a été conservé, ou, ce qui vaut encore mieux, le pouce et un ou deux doigts ont été sauvés, bien que les autres doigts et même quelques-uns des os métacarpiens aient dû être nécessairement enlevés. Avec de tels exemples devant les yeux, le chirurgien doit bien mûrement examiner s’il y a opportunité à faire une aussi grande mutilation que celle de l’amputation totale de la main.