‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 5)Chapitre 224 sur 242 · AMPUTATION DU PETIT DOIGT ET DE SON OS MÉTACARPIEN · texte numérisé non relu

AMPUTATION DU PETIT DOIGT ET DE SON OS MÉTACARPIEN

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La surface de l’os unciforme qui reçoit le cinquième os du métacarpe est con-' cave d’arrière en avant et un peu de dedans en dehors,, de sorte que le bistouri ne peut traverser et parcourir complète-1 ment l’articulation d’un seul coup; mais il traversera très-bien une de ses moitiésde dedans en dehors dans la direction d’une ligne qui se terminerait à la moitié du second os du métacarpe.

1. Afin de déterminer le lieu de l’articulation, il faut suivre avec l’index le. bord interne de l’os métacarpien jusqu’à ce qu’on sente une proéminence s’étendant vers la paume de la main. Elle est conslituée par l’apophyse de l’os unciforme , et immédiatement au-devant d’elle se trouve l'articulation. On peut aussi sentir l’espace interarticulairtj sur le dos de la main , surtout quand on fait mouvoir l’os.

2. Les parties molles étant saisies et attirées de manière à les éloigner de l'os, un bistouri aigu est introduit perpendiculairement à travers la peau et les muscles, vis-à-vis le côté cubilal de 1 articulation, et le tranchant est porté le long de l’os en le rasant d’arrière en avant. On taille ainsi un lambeau qui se termine un peu au delà de la tête de la phalange.

3. Pendant qu’un aide écarte le lambeau, le chirurgien dissèque les téguments pour les séparer de la partie postérieure de l’os en respectant toutefois le tendon extenseur. Les parties molles étant attirées en dehors, le bistouri est porté le long de l’autre côté de l’os sans blesser les téguments ni d’un côté ni de l’autre, et en passant d’arrière en avant,

: il divise tous les tissus jusqu’à la commissure digitale.

4. On applique alors son tranchant au côté interne de l’articulation, on le fait pénétrer dans celle-ci jusqu’à la moitié, suivant la direction spéciliée plus haut et en le retirant de nouveau on di-

i vise le ligament dorsal. Maintenant ,

: pour couper le ligament des deux os I métacarpiens, la pointe est passée oblii quement entre les deux os, le tranchant t tourné vers le poignet. Tout ce qui reste | à faire ensuite est de diviser les muscles et les ligaments du côté palmaire(l).

En Angleterre, on exécute souvent cette opération en coupant les tissus dans l’espace interosseux jusqu’à l’os ! unciforme, en taillant le lambeau et en- : suite en traversant l’articulation.

amputation des os métacarpiens seuls.

On pratique quelquefois l’ablation des ! métacarpiens blessés ou malades sans I enlever les doigts qui leur corresponri dent. Dans les fractures ou luxations s avec sortie des extrémités osseuses, quand la lésion est bornée à un ou a deux de I ces os, on peut les réséquer et conserver . au sujet une main fort utile ; mais quand le désordre est plus étendu, c’est géné- I râlement l’amputation ou immédiate ou consécutive qu’il faut pratiquer. Dans un

(1) Voyez Observations sur les amputations du pied et de la main. Gazette médicale, 1836. — Je dois un grand nombre des observations exposées ici à M. Malguigne, qui a publié un excellent traité ■l sur les opérations.

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cas de maladie du métacarpien du doigt annulaire , le docteur Macfarlane de Glasgow enleva l’os en traversant l’espace intermétacarpien de chaque côté avec un bistouri français et en coupant les tissus depuis l’articulation carpienne jusqu’à 1a première phalange. Le malade conserva une main qui pouvait lui rendre de grands services. Dans un autre cas, il enleva les os métacarpiens des doigts médian et annulaire, il chercha à ne point faire de lambeau et divisa les espaces métacarpiens en coupant les tissus en haut à partir de la division des doigts, en ayant soin d’éviler les tendons extenseurs de l’index et du petit doigt qu’on est exposé à couper lorsqu’on approche du carpe. Ou sépara facilement en les luxant les os métacarpiens d’avec le grand os et l’os unciforme, et il fallut employer peu de force pour remettre les parties en contact. On obtint quelques mois plus tard une main fort utile, et dont les doigts pouvaient se mouvoir librement. On peut aisément couper des portions de ces os à l’aide de pinces tranchantes.

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