‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 5)Chapitre 226 sur 242 · Operation au-dessus de l’omo · texte numérisé non relu

Operation au-dessus de l’omo

traité élémentaire

plathyoïdien . — Depuis le point où l’artère carotide primitive est croisée par l’omoplalhyoïdien vis-à-vis les anneaux supérieurs de la trachée jusqu’à sa bifurcation, l’artère n’est couverte que par les téguments, le peaucier et l’aponévrose, car maintenant le muscle sternocléido-mastoïdien s’en éloigne pour monter en arrière vers l’apophyse mastoïde.

Cependant, bien que cette partie de Tarière carotide soit ainsi superficielle, elle est souvent couverte par un plexus veineux.

On fait tourner le menton vers le côté opposé , on commence l’incision sur le niveau de l’os hyoïde, et on la continue en bas dans l’étendue de deux pouces et demi près du bord interne du muscle sterno-cléido-mastoïdien. La peau, le peaucier et l’aponévrose ayant été divisés et le muscle sterno-cléido-mastoïdien ayant été attiré un peu au côté externe du cou, la gaine des grands vaisseaux avec le nerf glosso-pharyngien au-devant d’elle ou à son côté externe, s’aperçoit immédiatement au-dessus du muscle omoplathyoïdien. Le chirurgien évitant le nerf, ouvre maintenant la gaine et passe l’aiguille à anévrysme avec la ligature entre la veine jugulaire interne et l’artère carotide de dehors en dedans, et tout contre ce dernier vaisseau pour des raisons déjà expliquées.

En étendant l’incision en haut vers l’apophyse mastoïde, la carotide externe pourrait être mise à nu jusqu’au point où elle atteint le tendon du muscle digastrique , et on pourrait y appliquer une ligature un demi-pouce au-dessus de la bifurcation ; mais, pour divers motifs parmi lesquels il faut compter l’inconvénient qu’il y a à ce que la ligature se trouve rapprochée d’une branche collatérale et le danger que celle-ci nuise à l’occlusion du vaisseau , on regarde généralement comme plus avantageux de lier la carotide primitive. Même dans une plaie , il pourrait quelquefois être difficile de déterminer positivement si l’hémorrhagie provient de ce dernier vaisseau ou de la carotide externe ou interne (l).

(1) Voy. P. -J. Manec, Traité théorique et pratique de la ligature des artères, Paris, 1852. Et aussi Alf. Velpeau, Nouveaux éléments de méd. opératoire, 1. 1, p. 244.

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