‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 5)Chapitre 40 sur 242 · ENTORSES · texte numérisé non relu

ENTORSES

Quand une articulation fait un mouvement forcé ou est contournée dansa une direction quelconque au delà des»

limites que permettent la conformation i naturelle des os et l’arrangement des ligament* , sans que pourtant il se fasseï un déplacement allant jusqu’à constituer

long do la colonne vertébrale, les os de la tôle et l’organe qu’ils contiennent 1 ont reçu en définitive. La production de tous les contre-coups reconnaît un mécanisme analogue. (Note du trad.)

DE PATHOLOGIE CHIRURGICALE

une luxation, l’accident est appelé entorse. Ainsi , dans toute entorse , les ligaments sont violemment tiraillés et sans doute quelquefois partiellement déchirés. Ceci n’est pourtant pas tout le désordre qui accompagne cet accident ; le tiraillement ou la torsion violents de l'articulation étendent leur action à toutes les parties molles environnantes , les tendons et leur gaine , les téguments et même les muscles , par l’intermédiaire de leurs tendons. Toutes ces parties sont quelquefois tiraillées avec une violence qui doit leur faire partager les chances de l’accident. Les articulations ginglymoïdales sont particulièrement sujettes aux entorses , surtout le coudepied , le poignet et les articulations des doigts et du pouce. Un ginglyme est plus exposé aux entorses qu’une articulation orbiculaire , parce que ses mouvements sont naturellement restreints à deux directions ; de sorte que toute torsion accidentelle ou mouvement forcé de cette articulation dans une autre direction ne peut arriver sans que les conséquences fâcheuses que j’ai signalées se produisent. Si un ginglyme permettait des mouvements dans toutes les directions , comme une articulation orbiculaire constituée par une tête reçue dans une cavité , il ne serait affecté d entorse que quand le mouvement serait porté forcément, dans une direction quelconque au delà d’un certain point ; mais, s’il n’était pas porté trop loin , il pourrait être exécuté dans toutes les directions sans causer de lésion aucune.

Il ne paraît point exact de dire qu’une articulation orbiculaire ne peut éprouver d entorse , car il s’en produit une à l'articulation de l’épaule quand le bras est porté trop loin derrière le tronc ; et, comme le remarque M. Sanson , la hanche peut être affectée d’entorse par une excessive abduction du fémur (i). Quant

(1) L’entorse est pour ainsi dire le ■ premier degré de la luxation, puisqu’elle [ csteonslituée par un tiraillement et quelquefois un déchirement partiel des ligairneuls et un peu de déplacement, et que c est le degré et non la persistance do celui-ci qui la fait différer de la véritable luxation. Il est donc facile de concevoir et naturel de penser que les articulations oi m cul a ires peuvent être quelquefois afmecs <1 entorses lorsque la distension a e o assez lorte pour amener momentané-

aux symptômes généraux dos entorses , ce sont la douleur, la syncope ou même le mal de cœur , l’impossibilité de se servir de l’articulation , plus ou moins de gonflement et une cerlaine ecchymose. Chez les sujets avancés en âge les effets des entorses sont souvent d’nue longueur interminable , et les privent de mouvement pendant des semaines et des mois.

Souvent ces accidents demandent pour se guérir plus de temps que la lésion compliquée dont sont affectés les tissus environnant une articulation après la réduction d’une luxation (l).

La première indication est de maintenir dans un repos complet l’articulation affectée d’entorse et de prendre des mesures pour empêcher l’inflammation.

Nous devrons d’abord appliquer des lotions légèrement volatiles froides ou des fomentations , recourir aux sangsues , aux purgatifs, et dans les cas graves à la saignée. Souvent les fomentations procurent plus de soulagement que les applications froides.

Lorsque toute disposition à l'inflammation est passée et qu’il reste simplement de la raideur et une tendance à l’œdème, la seconde indication consiste à tâcher de faire disparaître ces effets au moyen de liniments et de bandages , en pompant de l’eau froide sur l'articulation (2), en appliquant des bandes

ment un déplacement, et pas suffisamment violente pour causer une luxation; seulement 1 étendue des mouvemetits d une part, et de l’autre la disposition des surfaces osseuses, qui est telle que, le déplacement une fois produit et la tète de Los hors de la cavité, ce déplacement ne peut guère se rectifier de lui-même, loin que les entorses sont véritablement tares dans les articulations orbiculaires.

(Note du trad.)

(1) II est une variété d’entorse que l'on nomme diastasis; elle consiste dans le tiraillement des ligaments qui unissent deux os voisins et parallèles, comme lu Mdius et le cubitus : il en résulte un» mobilité anormale qui réclame les mêmes précautions que les entorses ordinai™s; , (Note (lu trad.)

(-) Lorsqu on emploie les réfrigérants,

! y ® certaines précautions qu’il ne faut jamais oublier, soit qu’on mette en usage irrigation , la douche d’eau fraîche , la glace ou l’eau glacée. Il faut employer les réfrigérants d'une manière non interrompue pendant six, huit et qu«Iquefois

d'emplâtre de diachylon el de savon circuluirement et perpendiculairement, d’une manière alternative, de sorte qu’il en résulte un support réel pour l'articulation et les parties environnantes, enfin en massant les parties , etc. Souvent, chez les scrofuleux, les entorses conduisent aux maladies des articulations; et toutes les fois qu’on aura lieu de soupçonner , d’après la longueur de cct état et l’aspect général du malade , qu'on doit craindre un danger de cette nature, la partie devra être sans délai couverte d’un vésicatoire.

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