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MALADIES DES OS

Lorsque j’ai parlé de la reproduction des parties du corps qui ont subi des Pertes de substance, j’ai montré com-

ment le tissu osseux est un de ceux chez lesquels la puissance régénératrice se manifeste au plus haut degré. Dans tous les caractères généraux le tissu des os ressemble à celui des autres parties organisées de notre économie ; il reçoit des artères, des veines, des absorbants et des nerfs. Son caractère distinctif principal est dû à la présence de phosphate de chaux qui lui communique celte rigidité, cette force et cette solidité si essentielles aux fonctions et aux usages des différentes parties du squelette. Les changements que subissent les os au commencement, dans le cours et dans le déclin de leurs maladies ont généralement un caractère de lenteur bien plus remarquable queceux donts’accompagnent les travaux accomplis par la nature dans les maladies des parties molles. Nous avons rencontré un exemple pareil dans la comparaison établie entre la guérison des fractures et celle des plaies. Nul doute que ces faits ne soient liés à l’introduction de la matière calcaire inorganique et inanimée, dont je viens de parler, dans le tissu osseux, et peut être aussi au degré inférieur qu’à l’énergie nerveuse dans les os. D’après toutes ces circonstances, nous n’aurions pas pu supposer que les os possédassent une plus grande puissance pour réparer leurs perles de substance et leurs blessures par suite de maladies ou violence accidentelle, que n’en montrent les autres tissus de notre économie. Cependant, pour accomplir ce travail, il est dans leur nature de demander du temps, et souvent ce temps est considérable. ’

Une circonstance remarquable assignée aux propriétés vitales de l’os est que ses blessures et ses maladies affectent ordinairement beaucoup moins la constitution que celles des parties molles (I); nous savons que les effets sérieux de certaines fractures ne dépendent véritablement pas de la blessure de los, mais de la manière dont ils sont combinés avec un autre désordre souffert par les parties molles ou par des organes importants que les os supportent et protègent.

L inflammation des os appelée ostéite peut être aiguë ou chronique , simple ou spécifique , soit qu’elle ait été produite dans un seul os par quelque im-

(1) E. Stanley, dans la Gazette médicale, t. xx, p. 421,

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pression locale , ou liicn qu’elle ait cité amenée dans plusieurs os par une disposition générale au gonflement inflammatoire du tissu osseux. Les pathologistes distinguent l’inflammation du périoste et de la membrane médullaire de celle du tissu propre des os ; car chacune de ces membranes est susceptible d’être frappée d’inflammation indépendamment de l’os, bien que cette dernière s’étende quelquefois réellement à elles après avoir eu pour point de départ le tissu osseux quand celui-ci a été affecté primitivement.

M. Stanley a fait observer la correspondance constaL-te entre l’inflammation de la membrane médullaire et celle du périoste, ainsi que celle de l’os lui même; de sorte qu’en regardant un os dans lequel un travail pathologique a marché depuis quelque temps, il est difficile de déterminer dans quel tissu l’affection a d’abord commencé, et l’ordre dans lequel elle est survenue chez les autres.

Si, par exemple, un abcès se forme dans le tissu médullaire, l’irritation se propage promptement à la partie correspondante du périoste chez lequel l’ulcération peut se rencontrer; ou même la suppuration pourra survenir entre ce dernier et l’os. De même aussi, des nodosités vénériennes commençant avec inflammation du périoste , produisent bientôt l’irritation de l’os lui-même occasionnant une augmentation d’épaisseur et de densité des parois cylindriques de l’os, et quelquefois même l’oblitération de sa cavité médullaire (1).

Dans les cas chroniques l’augmentation de volume, ou le gonflement, survient avec une lenteur remarquable, et il est presque impossible de comprimer la partie dure. La douleur est aussi sujette à varier beaucoup ; car quand l’affection provient d’un coup accidentel, la douleur peut n’être pas considérable ni accompagnée d’aucun désordre général : mais quand un os s’enflamme par suite de la syphilis , de l’abus du mercure et d’autres causes qui étendent leur influence à toute l’économie, la douleur est souvent remarquable par son intensité et ses exacerbations périodiques, qui ont généralement lieu la nuit (2).

(1) E. Stanley, dans la Gazette médicale, t. xx, p. 421.

(2) La sensibilité des os offre une variété singulière suivant les diverses affec-

L’inflammation d’un os produit quelquefois son augmentation de volume, par ce que l’on nomme la déposition interstitielle, ou par la déposition d’une quantité extraordinaire de phosphate de chaux dans son tissu. Cependant, au lieu d’avoir ce dernier résultat, elle produit souvent une absorption de la matière calcaire : de sorte qu’en même temps que l’os augmente de volume, il devient poreux et plus léger que dan3 son état naturel ; sa surface présente alors des perluis nombreux que l’on a décrits comme des ouvertures par lesquelles passaient les vaisseaux de l'os enflammé.

L’inflammation scrofuleuse d’un os r.e le rend ni plus solide ni plus lourd ; elle produit l’effet contraire, tandis que dans la syphilis l’augmentation de volume des os peut être accompagnée d’un accroissement dans leur poids.

L’inflammation des os rend souvent leur surface inégale ; nous voyons la syphilis et les scrofules produire ce résultat, mais avec une différence dans les caractères extérieurs.

M. Mayo, en faisanldes sections sur des os cylindriques enflammés, a rencontré et décrit les diverses particularités que voici : 1° la production d’une substance

lions qui les atteignent, bien plutôt que relativement à leur structure; ainsi les exostoses scrofuleuses présentent généralement une sensibilité obtuse et presque uniforme , tandis que les exostoses vénériennes font ressentir des douleurs redoublées , dites ostéocopes , surtout la nuit. Ces différences, quant à la sensibilité, se remarquent sur les os quelle que soit leur situation et leur structure, mais les diverses maladies attaquent de préférence certains os; ainsi la maladie sypbylitiquc sévit presque toujours sur les points osseux les moins recouverts do parties molles. Du reste la sensibilité no se révèle dans les os que quand ils sont malades ou soumis à une violence extérieure. La sensibilité devait être moindre dans un tissu qui semble tenir à la fois de la nature inorganique et de la nature organique, probablement sa trame contient moins de nerfs que les autres; aussi l’irritation et l’inflammation n’y ont-elles pas la même fréquence, et nous pouvons remarquer qu'elles sont d’autant moins communes que , suivant l'âge et la nature de la maladie, l’élément terreux prédomine davantage sur l'élément organique. (fYote dît (rail.)

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osseuse, poreuse, superposée à la substance compacte; 2° la production d'une substance compacte dans la même situation ; 3° une expansion de la substance compacte normale de l’os par sa conversion en os poreux; 4° une expansion de la substance compacte normale de l’os par suite de la séparation apparente de celui-ci, une couche externe et une couche interne , avec du tissu poreux ou spongieux entre elles; ou bien l’expansion consiste en une partie extérieure compacte et une intérieure poreuse; 5° l’expansion de la substance compacte normale, avec compacité de tissu partout; 6° la cavité médullaire plus ou moins diminuée soit par l’envahissement de la substance compacte normale en dedans, soit grâce à la solidification du tissu spongieux fl).

Tandis qu’une augmentation de volume , jointe à un accroissement de poids et de solidité, ou une altération de structure de l’os devenu poreux ou frappé de carie, jointe à une plus grande légèreté et à une perte de phosphate de chaux, ne sont pas des conséquences rares de l’inflammation chronique des os, la suppuration dans le tissu médullaire et la mortification ou nécrose sont plus communément les effets de l’inflammation aiguë du tissu osseux ou de la lésion de la partie médullaire de l’os. Cependant cette remarque souffre des exceptions, car chez les personnes d’une constitution scrofuleuse un léger trouble dans les fonctions nutritives d’uu os par suite d’un coup même peu violent, ou de l’exposition à une atmosphère froide et humide, amènera de la suppuration dans le tissu spongieux.

C est seulement le tissu spongieux ou la cavité médullaire d’un os qui sont sujets à la suppuration, ou dans tous les cas la suppuration ne peut avoir lieu dans

les parties solides d un os à moins que loue tissu n’ait été préalablement dilaté, et comme délité par l’effet de l’inflammation chronique. Toutes les fois qu’un os suppure, il se fait en lui plus ou moins d’absorption ; et quelquefois tandis que le tissu intérieur est enlevé par les absorbants de manière à laisser une cavité considérable, la paroi réduite presque à l’état d une écaille est dilatée et constitue ce que l’on a nommé spina veniosa. Beaucoup

(I) Mayo, Pathologie, p. 23.

d’inflammations des os suivies de carie ou de nécrose et de séparation du périoste reconnaissent pour cause l’inflammation, la maladie, ou une violence soufferte par la membrane médullaire.

A la longue, le pus se fait un chemin sous la peau en causant l’absorption des parties qui constituent la paroi la plus superficielle de la cavité osseuse ; alors on trouve une tumeur mollasse et de la fluctuation : enfin l’abcès perce au-deliors dans le temps voulu, ce qui amène une grande diminution dans les souffrances.

Cependant une collection de pus peut continuer à exister pendant un espace de temps fort considérable à l’intérieur du tissu d’un os, et entretenir des symptômes très-fâcheux. Dans un des volumes des freins. med.-chir. de Londres on voit un opuscule désir Benjamin Brodie sur de petits abcès dans le tissu spongieux du tibia, accompagnés d’une augmentation de volume de l’os, qui existèrent pendant plusieurs années en faisant souffrir le malade jusqu’à ce qu’on eût évacué la matière avec le trépan. On trouve dans les ouvrages de feu M. Hey, quelques autres cas de ce genre qui furent traités de la même manière. Lorsqu’une cavité ou kyste dans un os est rempli de matière purulente, la principale indication est en général de lui donner une prompte et facile issue : mais cette règle n’est pas toujours applicable; elle ne l’est pas quand le pus est le produit d’une affection spécifique, parce qu’une opération de ce genre rendrait souvent la situation du malade plus mauvaise qu’aupavant.

Quant aux kystes osseux appelés spina veniosa par les anciens chirurgiens , il est possible qu’on ne puisse pas toujours rapporter leur formation à l’expansion mécanique de l'os ; ou dans tous les cas pendant que 1 absorption fait des progrès % en dedans, des dépositions croissantes ont lieu à l’extérieur. Dans quelques cas, les parois du kyste ne sont pas plus épaisses que du papier; dans quelques autres, ils ont au moins un pouce d’épaisseur. Si le premier casa lieu, la tumeur peut présenter au toucher la sensation du craquement du parchemin ; si chsi le second qui se rencontre, on aura la sensation d’une tumeur osseuse ou exostose. La matière contenue varie aussi, elle est constituée soit par un liquide séreux ou purulent, soit par le produit d une maladie spécifique, comme i’uüèc-

tion scrofuleuse , ou par de la matière ayant la consistancc'de la moelle (1).

Lorsque l’inflammation aiguë des os a lieu comme effet de la périostéile idiopathique, elle réclame des sangsues, des fomentations, des cataplasmes, le calomel et l’opium , des purgatifs salins et d’autres moyens joints au repos et à une diète assez sévère. Quand l’inflammation est chronique le traitement doit surtout cire dirigé d’après l’appréciation de sa cause, qui peut être syphilitique, scrofuleuse , ou bien résulter de l’effet combiné du mercure, du froid, des excès , d une diète et d’un régime irréguliers , et d’une constitution ruinée. Je pense que nous ne rencontrerons guère souvent de tumeurs osseuses chez les syphilitiques, à moins que ces individus n’aient employé le mercure d’une manière non judicieuse, c’est-à-dire irrégulièrement ou immodérément, et sans se maintenir chez eux dans une température convenable et uniforme pendant la durée du traitement mercuriel. Par

(1) Les auteurs Sô sont généralement occupés presque exclusivement de l’en- ♦«ioppe osseuse qui renferme la source réelle ;'<I la maladie désignée sous le terme de spirïa Verttosa : cependau1 ce.Ue enveloppe ne subit dpiï’une altérai.'011 mécanique, c’est -à -dires un® dilatation graduelle; elle n’est, ainsi que le disent les Anglais, qu’un kyste osseux. M. Sanson a vu que la maladie est due à la dégénérescence fongueuse de la membrane qui tapisse l’intérieur des os; en ce point le canal médullaire se trouve, dit-il, renflé comme la boule d’un baromètre.

La force expansive de ce fongus, à mesure qu’il se développe, repousse devant lui les parois osseuses, qui subissenMine dilatation, mais nullement une altération de substance. C’est surtout dans les os

• longs cylindriques, comme ceux des membres, que cette affection se rencontre. 1511e s’y manifeste par une douleur vive et fixe, quelquefois cependant elle est obtuse; plus tard l’os se tuméfie et le renflement qu’il présente est brusque et sans transition, de sorte que dans les points voisins l’os conserve son volume naturel. Plus tard des ouvertures peuvent se former; elles donneront issue à un i cli or sanieux et permettront 1 introduction d’un stylet, à l’aide duquel on pourra sentir la niasse fongueuse. La maladie serait toujours mortelle si on ne venait au secours du malade par l’amputation.

(Noie du trad.)

suite de celte négligence l’influence réunie de la maladie primitive et du mercure sur la constitution , lorsqu’il a été manié aussi imprudemment, semble produire une tendance considérable à l’inflammation du périoste ou clu tissu osseux lui -même; c’est ainsi que les nodosités osseuses, la carie et la nécrose sont regardées comme des complications de la maladie vénérienne.

La simple absorption ou disparition d’un os non accompagnée de formation du pus ou de matière ichoreuse , doit être distinguée de la carie; puisque c’est une affection purement locale, causée par la compression d’anévrismes et d’autres tumeurs sur le tissu osseux. Elle est quelquefois accompagnée d’un effort de la part de la nature pour réparer la lésion du tissu. Dans ce but , elle projette une nouvelle matière osseuse près de la solution de continuité qui a été produite.

Carie cl ulceralioti des os. — Il y a quelques années la carie et la nécrose n’étaient point convenablement distinguées l’une de l’autre , bien que la première soit aussi différente de la dernière que Yulccration des parties molles l’est de leur gangrène. Tandis que la carie est une des conséquences d’un état d’inflammation ou d’irritation d’un os chez lequel quelque tissu est absorbé de manière à y produire une solution de continuité , ->ns que sa vitalité soit détruite, la né- *1 % est un autre état qui implique la

mort com'n,ète ou Partielle do l’os primitif, à laque "® SUCCè(le S°UV?U la for“

mation d’un os niveau, ou la réparation plus ou moins coujP10* *6 de partie qui a été détruite.

Les points de ressemblance entre la carie des os et l’ulcération des parties molles sont frappants, toutes deux sont précédées par l’inflammation, toutes deux sont accompagnées de formation de matière purulente. Toutes deux peuvent être suivies de la production de bourgeons charnus , prendre naissance sous; fin fluence des causes locales ou constitutionnelles et se joindre à l’extinction» totale de vitalité dans certains points des tissus affectés. Ainsi de même que nous voyons l’ulcération et la gangrène se présenter en même temps dans les parties molles , nous trouvons absolument delà même manière des os atteints simultanément de carie et de nécrose. Quelques portions du tissu osseux semblent périr et sc détacher des parties vivantes de 1\>5

DE PATHOLOGIE CHIRURGICALE

fandis que , dans les autres endroits , la carie sévit cl se montre avec ses effets ordinaires.

La maladie vénérienne est quelquefois une cause de carie , mais plus souvent de nécrose,ou de ces deux affections réunies. Dans d’autres cas elle conduit à la production de tumeurs noueuses ou autres altérations dans le tissu osseux qui seront étudiées plus tard.

Les os sont tous sujets à la carie, bien que leurs portions molles ou spongieuses soient le plus communément le siège de Cette affection, et en particulier le corps des vertèbres , le sternum , les tubérosités supérieures du fémur et du tibia, et les os du bassin, du tarse et du carpe.

Quelquefois la maladie est l’effet d’une lésion accidentelle et locale, suivie d’une inflammation considérable et d’abcès , mais le plus ordinairement on la voit être la conséquence de scrofule et de syphilis. Quelle qu'en soit la cause , il y a d’abord quelque douleur dans l’os et de l’inflammation et du gonflement dans les parties molles environnantes. Généralement un abcès d’une nature plus ou moins chronique se forme sur l’os malade , il se fait jour à l’extérieur et donne issue a une matière claire, sanguinolente et ichoreuse , d’une odeur repoussante particulière. Les téguments autour de l’ouverture prennent une teinte foncée de mauvais caractère et livide. Si on introduit une sonde, on sentira la surface de l’os inégale et dénudée (I); et si la maladie est située à la tète d’un os , une sonde passera quelquefois dans le tissu spongieux sans oflrir aucune résistance sensible. 11 y a un ramollissement et une absorption partielle du tissu osseux , dont une partie se réduit en parcelles au plus léger attouchement.

La maladie est accompagnée de la production de bourgeons charnus pâles et fongueux , et la matière purulente est claire, fclide, brunâtre ou sanguinolente,

(!) Lorsqu’on enfonce un stylet d une fistule conduisant à une carie, peut, en décrivant quelques petits m vemenls sur la surfaco osseuse mala obtenir une sensation qui a été compa par les auteurs à celle do fractures tites et nombreuses; ce signe a été gardé comme pathognomonique. Il 1 bien distinguer celte sensation de ci lournie par le mouvement imprimé c slylct un séquestre contenu dans o» néerosé. (JY oie du tmd.)

noircissant une sonde d’argent. L’ouverture formée à la peau ne se cicatrise pas, mais devient ce que l’on nomme une fistule, à travers laquelle s’échappent le pus et quelques petites parcelles de l’os malade.

L’espèce de carie nommée (par les Anglais -i vorm-ealcn , mangé des vers) carie véreuse, qui perfore un os dans une multitude de points, et dans un nombre infini de directions , et était autrefois si commune dans la maladie vénérienne , telle qu’on la traitait alors, semblerait commencer par la maladie et la suppuration du diploé ; l’aspect de vermoulure étant ensuite causé par ce que le pus produit de nombreuses ouvertures dans le crâne pour s’échapper au dehors.

Lorsque la maladie provient de scrofule , on remarque souvent autour de la partie cariée d’un os une déposition de nouvelle matière osseuse , sous forme de petites aspérités ou tubercules et saillies s’étendant quelquefois jusqu’à une distance considérable de l’articulation malade. Ces productions peuvent cire le résultat de la périostéite. Ainsi que l’observe M. Stanley, on trouve généralement autour d’un ulcère dans un os une accumulation de matière osseuse , proportionnée à l’activité du travail pathologique, et analogue à l’épaississement qui se remarque autour d’un ulcère dans les parties molles. Ce fait est parfaitement représenté sur une des planches de Weidmann. M. Stanley considère sa présence comme caractéristique de l’inflammation qui sert à former l’ulcère ; car il ne pense pas qu’un épaississement et un accroissement de densité semblables existent autour d’un os qui a été absorbé par suite de la pression d’une tumeur, ni autour de quelques ulcères spécifiques des os , comme ceux que l’on rencontre dans les scrofules , la syphilis et le lupus. Cependant , à l’égard de la maladie scrofuleuse des os, il n’y a rien de plus commun que les dépositions présentant des aspérités dans le voisinage du point malade ; je les ai déjà décrites , et il y en a plusieurs specuncn remarquables au Muséum du collège de l’Université. Dans le voisinage immédiat de la partie cariée l’os paraît très- vasculaire s’il vient à être inieclé(t). J

(!) Les altérations que présente la carie sont de diverse nature. Avant de s’ul-

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