AUGMENTATION DE VOLUME DU TESTICULE PAR SUITE DE SYPHILIS
Celte affection se rencontre dans les périodes les plus avancées de la vérole constitutionnelle; sa nature est e-sentiellement chronique, et elle survient sans déterminer beaucoup de douleur.
Cet accroissement de volume est d’abord borné à un seul testicule, mais plus tard les deux testicules sont quelquefois frappés. Dans quelques cas, cependant, ainsi que l’a remarqué M. Cusack(l), on rencontre une forme aiguë de la maladie s’accompagnant d’un état hectique dù à l’affeclion vénérienne, de douleurs dans les os et d’éruptions squammeuses ou autres. Dans un cas horrible de cette cspècej’ai, conjointement avec M.Doughty, de Kensington , un de mes anciens élèves, donné des soins à un malade chez lequel une ulcération invétérée phagédéuique et gangréneuse du pénis
mais il n’est point étonnant qu’il s’élève aussi hautement contre son abus Un grand nombre de médecins ont donné sans ménagement ce minéral , et nous voyons que beaucoup de praticiens anglais, croyant que son administration dirigée de manière à déterminer une salivation abondante et durable était le seul moyen de déraciner le virus syphilitique, soumettaient sans excepiion tous les vénériens à cette barbare pratique. Je ferai ensuite obseiver que le climat de l’Angleterre est un peu plus froid et plus humide que le nôtre, et, à cet égard , il y a , toutes choses égales d’ailleurs, un peu de désavantage à traiter la syphilis dans ce pays; car, plus la température est chaude et sèche, et plus la syphilis est facile à guérir: aussi voit-ou des véroles très-rebelles céder au bout d’un mois d'habitation dans les pays chauds. D’un autre côté, la maladie vénérienne s’exaspérant souvent, quand, sans être bien guéri, le malade passe d'un climat chaud dans un climat plus froid, il faut tenir compte de celte circonstance dans le traitement de la syphilis. Rappelons-nous aussi que des phiies dues à la syphilis invétérée, cèdent quelquefois aux fumigations mercurielles, et aux gargarismes de mémo nature quand elles siègent dans la gorge, lors même que le traitement mercuriel général ne produit qu’un effet lent.
(Noie du trad.)
(1) Voy. Journ. des Sciences méd. de Dublin, vol. vin, p. 506.
DE PATHOLOGIE CIURDUGICALE.
fut suivie du gonflement des deux testicules, qui suppurèrent et enfin tombèrent en gangrène avec une portion considérable du scrotum. Cet individu avait été traité par un chirurgien très-distingué de Ërigkton. Il finit par succomber. Le mercure ne peut rendre aucun service lorsque la maladie a la forme dont il est ici question ; mais si je rencontrais un cas semblable, je prescrirais l’iodure de potassium associé à l’opium et aux toniques. Le sarcocèle vénérien ordinaire cède à l’emploi du calomel, de l’opium et des autres moyens signalés à propos des maladies du lesticule dans la seconde partie de cet ouvrage fl).