‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 5)Chapitre 67 sur 242 · AFFECTION SYPHILITIQUE DU LARYNX · texte numérisé non relu

AFFECTION SYPHILITIQUE DU LARYNX

A une époque avancée de la maladie vénérienne, et surtout quand l’ulcération phagédéniquc de la gorge a continué pendant quelque temps et a été traitée d’une manière irrationnelle ou inefficace, le larynx finit par se trouver compromis dans les ravages de la maladie. La membrane muqueuse qui tapisse son intérieur, s’épaissit, s’ulcère, et quelquefois les cartilages sont affectés de nécrose. Cet état est ordinairement accompagné d’une émaciation considérable , d'une faiblesse extrême, de la perle du repos, d’anorexie, de sueurs nocturnes , d’une toux fréquente avec expectoration de pus, de la perte de la voix et de paroxysmes de suffocation qui parfois se terminent par l’asphyxie. Aillant que j’ai pu juger d’après ce que j’ai vu, le mercure est plus nui-ible qu’utile clans des cas de ce genre. On doit employer de préférence les toniques : tels que le quinquina et la quinine avec les acides minéraux , ou la salsepareille avec l’iodu>e de potassium; I opium étant administré le soir s’il est nécessaire. Ou peut aussi appliquer un vésicatoire ou un séton sur la partie antérieure du larynx, cl entretenir la suppuration. Dans quelques cas, ou pourrait pratiquer la Ira-

(1) II est inuiile de prévenir confre la confusion de celle maladie à l'époque ou il n y a que simple gonflement avec I orchite blennorrhagique ou chaudepisse tombée dans les bourses, les commémoratifs suffisent pour éviter l’erreur; « ailleurs la première est une affection

rnrnm lan(^ls clue seconde est assez commune. [Noie du trad.)

cliéotomie dans le but d’empêcher une suffocation immédiate. Ori a vu des exemples dans lesquels des portions de cartilages s’exfoliaient, et on les enlevait d’un abcès formé à l’extérieur.

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