DES PLAIES DE LA TETE ET DE LEURS CONSEQUENCES
Ce sujet important sera examiné ici suivant qu’il se rapporte :
1° Aux lésions superficielles , c’est-àdire, aux blessures et contusions du cuir chevelu ;
2° Aux fractures du crâne;
3° Aux blessures du cerveau;
4° A la compression de cet organe;
3° A sa commotion ;
6 Al inflammation du cerveau et de ses membranes par suite de violence externe.
LESIONS SUPERFICIELLES.
Par suite de la communication facile qui existe entre les vaisseaux du péricrane et ceux de la dure-mère par l'intermédiaire du diploé des os du crâne ,
1 inflammation, développée à l’extérieur du crâne, peut se propager à la dureniere. Letle raison explique pourquoi les blessures et surtout les contusions et les
plaies confuses ou déchirées du cu'r chevelu, sont généralement plus sérieuses que de semblables blessures affectant seulement les simples téguments des autres parues du corps. On a donc pour principe en chirurgie, qu’il n’y a point de blessures de la tête assez légères pour ne pas réclamer la plus minutieuse attention.
CT.r clieveIu est souvent le siège d érysipele qui, chez certains individus surviendra à propos de la coupure où de la contusion la plus légère, l'inflammation s’étendant rapidement et envahissant non-seulement le cuir chevelu mais Je front, les paupières et la plus grande partie de la face. Trop souvent aussi, maigre le traitement le plus judicieux , le délire ou le coma surviennent t la terminaison est fatale. J’ai vu dans plusieurs cas l’enlèvement de très petites tumeurs enkystées à la tête, déterminer a production d’érysipèles phlegmoneux tellement intenses, qu’ils conduisirent à la perle du sujet (ij.
ration; et s il ne prend point le lait de sa mère soumise à un traiiement mercunel, il sera nourri avec du lait de vache ou de chèvre : car on ne pourrait consciencieusement conseiller de lui donner une bonne nourrice, ce qui pourtant serait bien préférable pour l'enfant; mais il. serait a craindre qu’étant malsain, il n infectât la nourrice qui lui donnerait le sein Et en pareille occurrence, la conduite a suivre n’est pas douteuso „
en TuiCc^.,n <!e "'umr)er une nourrice de on, , ' ,a rall"£ de la maladie •«aller dp i’’0?,0-1 devrait encore la disla nn t • V la,ler’ Sl l’appât du gain Den(tr 31 3 U1 donner son sein. Indé-
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quelque ulcération un peu étendue la panser avec la charpie1 très-légèrement enduite d onguent mercuriel; mais le plus souvent, l’enfant affecté de syphilis ne présentant que des papules, I él ément intérieur dont j’ai parlé ùu l’aîlâ?. le nient par la mère mise à l’emploi des hydraro-vl'iques, sont tout à
fa. s suIBsants. (Note dutrad )
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égere, et a I égard de la santé générale H y a des époques où l’on ne peut don
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Se développer un érysipèle; c’est suiCt
Les contusions de la tète donnent souvent lieu à un épanchement de sang sous l’aponévrose du muscle oceipilofrontal. La tumeur est ordinairement mo’llc dans le centre et dure à la circonférence; ce qui peut faire croire à un chirurgien peu expérimenté qui la touche, qu’il y a fracture du crâne avec enfoncement de l’os. Dans d’autres cas, le sang extravasé peut être immédiatement sous le cuir chevelu, couvrir toute la partie supérieure de la tête et soulever les parties molles au point de défigurer considérablement l’individu. Cependant ces accumulations de sang sous le cuir chevelu par suite de coups sur la tête, se guérissent généralement, grâce à l’emploi de purgatifs, à l’application de lotions contenant une certaine proportion d’hydrochlorate d’ammoniaque, d’acide acétique dilué et d’eau-de-vie camphrée. Si cependant on ne pouvait empêcher l'inflammation et la formation d’un abcès, les moyens les plus convenables à mettre en usage , seraient des fomentations, des cataplasmes, des incisions pour donner issue à toute la matière et au sang putréfié dont on débarrassera le foyer en y faisant couler de l’eau tiède avec une seringue.
Quand le cuir chevelu est blessé ou fortement contus , on doit toujours couper les cheveux immédiatement; et, dans beaucoup de cas, il est non-seulement prudent de le ra^er entièrement afin de panser convenablement la blessure , mais afin d’examiner avec soin la surface de la tête dans tous ses points, et de reconnaître toute marque de violence extérieure. Il est inutile de dire
dans les hôpitaux que cette remarque peut être faite, lors de ce qu’on pourrait presque appeler des épidémies érysipélateuses. Fort souvent le sujet présente alors des signes d'embarras gastrique; l’halcine est bilieuse, la bouche amère, la langue chargée, l’épigastre très-1 gôrement sensible à la pression ; mais ce n’est qu’après l’apparition de l’érysipèle que ces symptômes d’embarras gastrique se manifestent , de sorte qu’il me paraît absurde d’attribuer, en ce cas, l’érysipèle à un embarras gastrique préexistant, comme on l’a fait quelquefois ; c’est au contraire sous l'influence de la blessure du tégument externe que le tégument interne est devenu sympathiquement le siège d’un état morbide.
(Note du trad.J
que l’on doit arrêter l’hémorrhagie et débarrasser la blessure des substances étrangères cl des caillots de sang; règles applicables aux blessures en général.
Souvent le cuir chevelu n’est pas simplement blessé , mais lacéré , profondément contus cl séparé des parties sous-jacentes dans une étendue plus ou moins considérable. Dans beaucoup de cas, il est non seulement lacéré et détaché; mais une portion du crâne est complètement dénudée, l’aponévrose du muscle occipito frontal et le péricràne se trouvant lacérés en même temps que la peau de la tête. Ici, l’on ne doit jamais exciser la portion détachée ou lambeau, du cuir chevelu, quelque déchiré et irrégulier qu’il puisse êire, mais on doit le replacer immédiatement et l’appliquer sur la partie du crâne qui se trouve exposée à l’air. Le cuir chevelu est éminemment vasculaire, et la nature répare ses blessures avec plus de succès que les circonstances ne nous induiraient quelquefois à le présumer. En un mot, nous devons profiter des chances qui nous sont offertes pour la conservation et la réunion des téguments; car, si nous réussissons, nous diminuerons réellement le danger de la nécrose d’une des tables du crâne ou de toules les deux. Nous hâtons, ainsi, la guérison du malade, et nous obvions à la difformité qui résulterait de l’une ou l’autre de ces deux hypothèses, c’est-à-dire, il’ exciser le lambeau ou de le laisser plus ou moins éloigné des parties avec lesquelles il se trouvait naturellement en rapport. Si les bandelelles de diachylon et un bandage ne sont pas suffisants pour maintenir ce lambeau dans la position convenable, nous devrons recourir à la suture entrecoupée en faisant un "aussi petit nombre de points de suture que possible; car ils sont une source d’irritation , et, dans cetle région , ils peuvent amener le développement d’un érysipèle. Pour cette même raison , on doit, lorsqu’on en a fait usage, les couper et les retirer à une époque très-i approchée , c’est-à-dire, lors des premiers pansements.
Quand l'érysipèle se manifesle à la suite de blessures de la tète, on le traitera d’après les.règles indiquées dans la première section de cet ouvrage. On devra appliquer les lotions froides sur la tète, pratiquer une saignée abondante, ne pas négliger l’emploi des sangsues, et administrer d’une manière active, dans •
la première période de la maladie , le calomel, la poudre de James et les purgalifs salins doux. Lorsque des abcès semblent se former sous l’aponévrose du muscle occipito-frontal et qu'ils paraissent devoir produire la gangrène de cette même aponévrose, on doit pratiquer sans délai une large incision jusqu'à l’os.
Dupuytren a fait l’observation que dans les érysipèles phlegmoneux de la tête, les téguments ne se gangrènent presque jamais; tandis que cela a lieu pour la peau de la jambe, lorsque celle-ci est atteinte de la même affection, et il trouve la raison de cette différence dans un fait anatomique, savoir: qu’à la jambe, les téguments ne reçoivent le sang que par des ramifications des artères tibiale et péronière qui sont situées très-profondement; tandis qu’à la tête , les artères occipitales, temporales et frontales sont placées immédiatement au-dessous de la peau qui, par conséquent, n’est pas aussi aisément détruite par le désordre produit sous l’aponévrose du muscle occipilofrontal , que la peau de la jambe l’est par suite d’un désordre semblable existant entre cette même peau et l’aponévrose. 1
Dans le traitement des plaies suppuran/es du cuir chevelu , il y a un point sur lequel nous devons constamment exercer noire vigilance; c’est-à-dire :
nous devons empêcher que la matière purulente ne s’étende au loin dans le tissu cellulaire sous le cuir chevelu , ou dans le tissu cellulaire situé sous l’apone vrose du muscle occipito-frontal II laut donc avoir soin de pratiquer avec promptitude les larges ouvertures qui peuvent elre nécessaires dans ce but et exercer une compression afin d’empêcher de nouvelles collections de pus Lorsqu une portion du cuir chevelu a
etc s paree des parties sous-jacentes et ensuite replacée, il arrive fréquemment qu elle se reunit dans tous les pointsmais, dans d autres cas, h. réunion peut n etre pas générale, et des collections de pus peuvent se former dans certains enuroits. L indication principale est alors de donner immédiatement issue à la malue puru ente, car, si nous négligeons
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péricrâne, peut aussi devenir le siège d’un abcès étendu; et celle aponévrose elle-même peut se gangrener, quoique, par des raisons que j'ai déjà déduites , le cuir chevelu ne tombe généralement pas en eschares (1).