PARALYSIE DU MUSCLE ORBICULAIRE
Cette paralysie survient quelquefois à la suite d’opérations pratiquées près de l’extrémité inférieure de la glande parotide, et dans lesquelles on a lésé les branches de la portion dure de la septième paire de nerfs. Les conséquences n’en sont pas habituellement graves à l'égard de l’œil lui-même; l’inconvénient qui en résulte est celui de ne pouvoir fermer l’œil complètement; état auquel on a appliqué le nom de lagophthalmic, soit qu’il provienne d’une paralysie du muscle orbiculaire, soit qu’il dépende d’un raccourcissement ou d'une rétraction de la paupière supérieure ellemême. Cependant la lagophlhalmie, lorsqu’elle existe à un haut degré, peut occasionner l’inflammation de la conjonctive, l’opacité de la cornée et même le staphylôme.
CONJONCTIVITE GRANULEUSE.
Celle maladie est presque toujours l’effet de l'ophllialmie purulente; la membrane qui tapisse la paupière est rugueuse, dure, et présente un état granuleux ; ces symptômes sont accompagnés d’un écoulement de matière liquide ou puriforme, d’une affection variqueuse des vaisseaux delà conjonctive oculaire, d’un accroissement de vascularité de la cornée qui prend un aspect opaque, d’une grande sensibilité de l’œil et d’un épiphora incessant ou eflusion de larmes abondante.
Le frottement mécanique de ces granulations contre la cornée produit une altération de tissu dans la couche délicate de la conjonctive qui se trouve étendue sur cette même cornée (l). Dans les cas
servir de ses yeux, on est obligé de retrancher la partie excédante de la paupière que 1 ou soulève, et dont on excise le surplus parallèlement à son bord avec des ciseaux bien affilés. ( Note du trad.)
(1) Celle phrase del’illuslre professeur de Londres présente la prolongation de la conjonctive au-devant de la cornée comme un fait universellement reconnu et non contesté; cependant les avis sont partagés a cet égard. Certains anatomistes croient que la conjonctive ne recouvre point la cornée transparente et s arrête à la circonférence de cette dernière, d’autres pensent qu’elle existe à la surface de tout le globe de l’œil. J’ai essayé de la séparer de la cornée par une
récents, on peut appliquer les sangsues près de l’œil et adopter d autres moyens pour diminuer l’inflammation de cet organe. On devra alors enduire la surface granuleuse de la paupière avec l’onguent de nitrate de mercure fondu ou une forte solution de nitrate d’argent à la dose de vingt ou trente grains pour une once d’eau ; on l’applique au moyen d’un pinceau de poil de chameau, ou bien on devra promener sur la paupière le sulfate de cuivre ou le nitrate d’argent. Dans ce but, il faut toujours retourner complètement la paupière en dehors, parce qu’il se trouve quelquefois une excroissance semi-lunaire et villeuse à l’angle oh la conjonctive passe du globe de l’œil sur la paupière; excroissance qui échapperait à l’attention du praticien ,
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s’il n’employait le moyen d’investigation que j’indique ici. Après avoir fait usage du caustique, on devra bassiner la paupière avec de l’eau tiede avant de lui laisser reprendre sa situation naturelle.
Quelquefois, lorsque ces granulations sont remarquablement dures , calleuses et comme pendantes, on préfère 1 excision.
ADHERENCES DES PAUPIERES.
On rencontre deux variétés de celte affection : dans l’une, la face interne d’une des paupières ou de toutes les deux est adhérente au globe de l’œil ( symblepharon); et dans l’autre les bords des paupières sont attachés ensemble (ankyloblrpharon ). Ce dernier cas est quelquefois, quoique rarement , un vice de conformation congénial; et lorsque celte maladie est acquise après la naissance, elle est presque toujours le résultat ou d’une inflammation violente, ou de brûlures. Le traitement consiste à détruire les adhérences avec le bistouri
dissection délicate , et suis parvenu à la suivre plus d’une ligne au delà du bord de la cornée transparente; mais il m a été impossible d’aller plus loin , et la partie centrale de la cornée m’a offert une membrane tout a fait homogène.
Sabatier, qui avait fait la même tentative n’a pas pu séparer la conjonctive de la cornée; mais, bien qu’il déclare cette séparation impossible, il du cependant que la première forme sans aucun doute la couche la plus antérieure de la seconde, parce qu’il est parvenu a la détacher par une longue macération.
[Noie du trad.)
guidé par une sonde cannelée de manière à ne pas blesser l’œil lui-même, et à tenir écartés les bords de la plaie. Si l’on savait que la cornée fût opaque, l’opération serait inutile (l ).
Quant aux adhérences des paupières avec le globe de l’œil, c’est seulement lorsqu’elles sont lâches, d’une étendue peu considérable, et qu’elles ne sont pas situées sur la cornée, qu’il peut être utile de les diviser.