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se décomposent en donnant lieu h des produits très-hydrpgénds, cl à des acides gras , saponës. Les huiles grasses exposées à l’air ouvert s’épaississent, se décomposent, et le plus grand nombre durcissent. Elles sont insolubles dans l’eau, plusieurs sc dissolvent dans l’alcool. Eu général, les huiles grasses sont composées de margarine et d 'oléine.
Les huiles dont le nom suit sont analogues, quant à leur propriété et usages thérapeutiques, ,
l° Huile d’amandes douces ( amfgda lis commuais) .
£° Huile d olives (olea europia).
3° Huile de lin (linum ustlalis et pérenne) .
•i0 Huile de ricin ( ricinus commuais).
ilDlLE D’AMANDES DOUCES.
( Oleum amy gelai arum dulcium).
§ Ior. Caractères physiques . — L’huile d’amandes douces .se prépare en exprimant lu. graine de l’amandier (amygd ilus commuais , de la famille des rosacées , icosandrie monogynie , Lin.).
Elte est d’un jaune doré : son odeur et sa saveur rappellent celles des amandes ; elle rancit promptement, surtout si l’expression n’a pas été faite à froid ; mais, par ce moyen, on en obtient une grande quantité. Parla filtration , on l’obtient plus claire en la dépouillant d'une partie de son mucilage.
§ 11. Notions chimiques. — Outre les principes propres aux autres huiles fixes, savoir : l'oléine et la margarine (a), elle contient du mucilage et du sucre. Elle ne se combine pas avec l’eau ; elle forme des savons avec les alcalis, les résines s'y dissolvent; exposée à l’action du froid, elle se fige; à une très haute température, elle se volatilise.
§ DI. Jéffcls sur l'homme bien portant. — Tout le inonde sait que l'huile d’amandes douces, introduite à petite dose dans l'estomac , est facilement digérée; qu’à dose élevée , elle devient légèrement purgative ; et que si on eu augmente encore la quantité, elle excile
(n) Les expériences de M, Lecanu ont démontré que la plupart des huiles végétales ne contiennent pas de stéarine.
(IV. (t. trad.)
ts. 503
le vomissement. On sait aussi que cette huile est indiquée contre la constipation, les indigestions chez les personnes délicates et sensibles; dans les cas de sensibilité exquise de l’estomac et des entrailles , dans les coliques, dans les phlogoses légères des membranes muqueuses , et c nséqueinmcnt dans \&sub-r}uniLe (coryza), dans la sub-laryngilc (angine, aphonie), dans la sub-trachéite (loux), dans la sub-cyslite (catarrhe de la vessie), dans la sub-métrile, etc., etc. L’huile d’amandes douces peut aussi convenir dans toutes Jcs inflammations véritables, mais à condition qu’elle ne soit pas administrée seule , mais bien combinée à d’autres moyens d’une action hyposlhénisanle plus énergique.
§ IV. Appréciation de l'action. — Les praticiens ne sont pas tout-à-fait d’accord sur la véritable manière cPagir de l’huile d’amandes douces. Les uns voudraient que ce fût par un principe âcre renfermé dans l’huile même , lequel se manifeste plus clairement lorsqu’elle rancit ; les autres, par une action émolliente qui calme les concrétions intestinales , et qui lubréfie la surface interne de tout le canal digestif, et la rend par là plus coulante. Mais, à notre avis, ni l’une ni l’autre de ces idées n’est exacte. La première , la rancidité de l’huile, ne saurait augmenter ses véritables effets lorsqu’elle n’existe pas , et, quand elle existe, elle doqne lieu à des effets bien différents, tels que incitations , douleurs et autres dérangements locaux. Que si son action laxative fût le résultat d’une stimulation ou irritation, il est bien certain que, dans les coliques et autres maladies inflammatoires, on n.’obtiendrait pas les succès qu’on en relire, mais bien , au contraire, le mal en serait augmenté. Quant à la propriété émolliente, on ne pourra certainement pas la refuser aux huiles grasses, car elle se décèle partout où on l’applique. Mais c’est là une qualité tout-àfait mécanique , dont nous parlerons bientôt. Ce n’est pas par cette qualité que les évacuations intestinales augmentent, puisque l’huile, dans le tube gastrique, est digérée et assimilée. Si cela n’était pas, nous verrions souvent sortir l’huile par le fondement avec les fèces, ce qu’on n’observe pas lors même qu’on en administre par la bouche de très -grandes quantités.
(N. de M. Mojon.) [J'ai eu occasion de voir souvent dans ma pratique en
HUILES
Italie que l’usage «le l’huile par la bouche, continué long-temps, produisait souvent clans les intestins certaines concrétions rondes ou irrégulières, de 3 à 4 millimètres de diamètre. 11 ne faut pas confondre ces corps huileux avec les calculs intestinaux dont parlent les auteurs. Les concrétions dont il est question ont la consistance de l’adipocire ; elles sont onctueuses, grasses , d’une cassure grenue , légères, sans noyau, entièrement fusibles au feu, trèsin llammables , d'un blanc verdâtre. D’après l’analyse qui a été faite par mou frère et par moi , ces concrétions sont composées en grande partie de stéarine, d’un peu d'oléine , d’une matière grasse, jaune et albumineuse , d’une fort petite quantité d’ammoniaque et de soude. On dirait que l’huile dont sont gorgés certains malades éprouve, en parcourant le canal gastrique , une espèce de saponification en se combinant à une matière alcaline , et à l’albumine qu’elle y rencontre et qui l’épaississent; le mouvement péristaltique des intestins lui fait prendre la formé globuleuse.]
Nous verrons d’ailleurs que des purgations ont lieu également quand on applique les huiles sur la peau sous forme Ce Uniment, ce qui prouve que cet effet se rattache uniquement à l’absorption ou à l'action dynamique.
Il est inexact <le dire avec quelques auteurs que les huiles apaisent les contractions et les spasmes des intestins. Kl les les augmentent , au contraire ; sous leur influence, le mouvement vernaculaire du tube gastrique devient plus prononcé, plus fréquent, et quelquefois même trèsagité. Pourtant celte augmentation de l'action péristaltique n’est pas le résultat direct de l’action locale des huiles. Elle dépend de la présence du mucus que leur action fait sécréter en quantité, et qui constitue la plus grande partie des matières évacuées par les selles. L’observation apprend en effet que si l’on administre à tin individu qui était resté longtemps îi jeun un remède huileux, on détermine chez lui des selles abondantes, lesquelles ne seront en grande partie constituées que par des liquides sécrétés sous l'influence de son action. Voici ce qui arrive. L’huile est digérée et absorbée ; clic passe dans le travail d'asdmilalion , oh elle produit son effet hyposlliénisant général ; cet ellct retentit principalement sur la membrane muqueuse gastro-entérique ; les bouches ex-
halantes dont elle est parsemée se relâchent, et une humeur est sécrétée en grande quantité : de là des évacuations copieuses, soit par en haut, si l’action de l’huile a lieu préférablement sur l'estomac , soit par en bas , si elle se déclare dans les intestins. En même temps , les exhalaisons des autres muqueuses augmentent pareillement, et donnent lieu aux effets thérapeutiques dont nous avons parlé. Oo comprend comment les huiles sont utiles dans les affections phlogistiques ou sub-plilogistiques des membranes muqueuses en général. Disons enfin que l'huile d’amandes douces n’est pas seulement un remède hyposthénisant entérique , elle est encore un hyposthénisant vasculaire très-doux.
§ V. Action mécanique. — L’action mécanique émolliente dont jouissent les huiles grasses est d’une grande importance ; elle ramollit les croûtes , les excroissances, l’épiderme desséché; elle apaise la douleur , la tension dans certaines parties externes enflammées, en facilitant la chute des eschares. Nous reviendrons sur ces différents sujets lorsqu’il sera question des applications mécaniques émollientes. — Les huiles grasses ont aussi la propriété d’envelopper les substances qui ne peuvent s’y dissoudre; elles émoussent ainsi les propriétés chimiques, âcres, de quelques remèdes externes; elles gardent pendant quélque temps les parcelles volatiles pour qu’elles puissent agir pendant plus long-temps sur la partie on elles sont appliquées. C’est d’après celte idée qu’on a imaginé les linimculs, certains onguents, emplâtres , et autres mé- , dicfatnenïs -externes de nature huileuse. Si on enduit une partie de notre corps avec une huile grasse , ou l’isole, pour ainsi dire, on la défend du contact et de l’absorption des substances nuisibles , telles que miasmes et virus. On serait bien heureux si l’on pouvait couvrir ainsi d'une couche huileuse toutes les surfaces internes du corps , en cas de peste. Mais si l’on ne peut pas enduire la surface pulmonaire, si la muqueuse intestinale ne peut garder long-temps l’onctuosité, parce que l’huile est digérée et absorbée, on peut du moins, en graissant d’huile la peau externe , fermer une vaste voie à l’entrée des principes délétères. On avait prétendu qu’une substance huileuse , étalée sur la peau , pouvait empêcher la transpiration normale. C'est une erreur.
Une simple couche d’huile n’csl pas un
nmi.ES. 505
obstacle à la sécrétion vaporeuse tic la peau ; elle s’exhale toujours avec plus ou moins de force par les pores cutanés.
§ VI. Mode d'administration . — Une condition essentielle, dans l’administration de l’huile , c’est qu’elle soit récemment préparée , car, comme on sait, les huiles grasses deviennent aisément rances; dans ce dernier état ( loin d’agir comme hyposthénisantes entériques elles seraient irritantes. L’huile d’amandes douces est administrée h la dose de fiO à 150 grammes, en uno seule fois (2 à 4 onces ), dans une tasse de bouillon léger. On la mêle quelquefois à une eau ou sirop dégommé, ou à une émulsion.
IIÜILE D’OLIVES.
( Olcum olivarum.)
§ Ier. Caractères . physiques . — Du fruit de l'olive ( oleasa/ioa, Tour.; olca curopca, Lin.), des jasminées [diandric monogynie , Lin.)., on obtient par , expression une huile fixe. Celte qui sort la première est appelée huile vierge) on l’obtient en exprimant à froid les olives mûres et non fermerfléés. La seconde , qu’on prépare eu délayant dans l’eau bouillante le parenchyme des olives desquelles on a déjà séparé la première huile par expression ,esl dite huile commune. On connaît dans le commerce de?
huiles d’olives qui varient sensiblement parleurs caractères physiques. Il est nécessaire que les olives soient, parvenues à leur plus parfaite maturité pour donner de la bonne huile ; autrement on n’en retirerait qu’un suc âcre, amer. Si elles sont trop mures, ^on n’eu a qu’une huile, gluante, d’un jaune brun , et qui sentie moisi ; si on les fait trop bouillir, l’huile devient âpre, piquan'c. Le temps , la chaleur et l’air la rancissent et l’épaississent. La meilleure huile d’olives, et la plus douce , esl à peine colorée en jaune , elle est diaphane, plus légère que les autres huiles grasses; sa saveur et son odeur sont peu marquées et agréables.
Celte huile conserve plus long-temps ses bonnes qualités; elle se fige, se congèle à une température de 6 à 8 degrés audessous de zéro.
§ 11. Notions chimiques. — Selon Ilraconnol, l’huile d’olives se compose de vingt-huit parties de stéarihe' et de soixante d’oléine; elle contient en outre
du mucilage et autres principes extractifs propres à loutes les huiles grasses.
§ 111. Effets sur l'homme bien portant. — L’huile d’olives, qu’on sert sur nos tables, vaut la peine d’être examinée sous le point de vue de sa préparation avec ou sans coction. L’huile simple de bonne qualité est crue et constilue un aliment léger qui jouit d’une vertu laxative dont nous avons parlé à l’occasion des autres huiles fixes en général. Si on la boit en abondance, avant le repas, elle empêche l’ivresse , même chez ceux qui abusent du vin(5t) ; une fois qu’elle a été soumise à l’action du calorique, qu’elle a cuit, comme dans une friture, elle acquiert des qualités âcres. En devenant alors un aliment malsain , elle irrite le gosier, l'oesophage et l’estoma.c ; et , si on en abuse , elle finit par produire l'origine , le pyrosis , une gastrile chronique , la pellagre, la toux et parfois même des taches dartreuses à la pe.au des environs, de la bouche. Ces effets ne sont pas dus à l’huile simple , car. par elle-même elle est innocente, ainsi que nous venons de le dire, mais bien aux qualités âcres qu’elle acquiert sous l’influence du calorique. On observe les mêmes effets dans les huiles très-vieilles ou rances.
§ IV. Effets dans les maladies. — En reconnaissant dans l'huile d’olives la même action hyposthénisante entérique que clans l’huile d’amandes douces, on comprend pourquoi elle est, comme celte dernière, ot plus encore que celle-ci, employée utilement dans les maladies subinûainmatoires du canal gastro-entérique. 11 n’y a pas de traité de matière médicale dans lequel l’huile d’olives ne soit recommandée comme remède calmant les tranchées, les coliques inflammatoires , hépatiques ou duodénnlcs.
L’entérite dépendant d’un étranglement herniaire, et qui Continue même après la disparition de celui-ci, est avantageusement combattue à l’aide de l'huile, ainsi que le volvulus et même la dysenterie.
L huila est utile contre l’affection vermineuse, en modifiant heureusement la condition morbide des intestins , et non en enveloppant , en éloutfant les vers intestinaux , ainsi que quelques auteurs le prétendent (a).
(51) Méral et Delcns, Diction»., t. ni, p. 533.
(«) 11 est do fait pourtant que toute es*
HUILES
Le vomissement que produit l’huile donnée à haute dose indique que l’action hyposlhénisante a lieu plus promptement sur les vaisseaux exhalants et sécrétoires de l’estomac qu’ailleurs , de même que cela a lieu pour les antimoniaux.— Les praticiens de tout temps ont constaté l’utilité de l’huile d’olive dans les affections inflammatoires de la muqueuse pulmonaire , dans l’asthme, dans la toux, clans la laryngite, dans la trachéite, et même dans la pneumonie et dans la pleurésie ; on en a ausgi vérifié les lions effets dans la phlogose de la membrane muqueuse des voies génito-urinaires, dans la néphrite, dans l’isehuric, dans la slrangurie , dans la cystite, dans la métrite. Ces faits prouvent qu’elle étend son action hyposthénisante au-delà des voies gastriques.- — La peau extérieure ressent elle-même cette action ; car il est d'observation que les huiles provoquent la sueur, ce qui est d’une utilité réelle dans certaines phlogoses chroniques du système cutané. On sait , par exemple, que la gale a été guérie en peu de temps, chez plusieurs individus, au moyen de l’usage intérieur et extérieur de l’huile d’olive (52). Le tétanos (53), le trismus (54), la goutte vague, les affections rhumatismales et arthritiques ont été traitéesheuueusemenl avec l’huile d’olive à hautes doses par Ma.lacarne (5G) , par Masino de Savigliano .(57) ,q>ar Càmuzzoni et MarColini (58), et par d’autres ; ce qui prouve plus évidemment encore son action hyposthénisante vasculaire. Nous trouvons aussi dans .les œuvres d’Aëtius , de Galier) , de Célius Au-
pèce d’entozoaire meurt si qn le plonge dans une huile grasse, lors même qu’on ne l’y laisse qu’une seconde.
(Note de JIJL Mujon .)
(52) Delpech, Séance de l’Académie royale de médecine, mars 1827. — Boileau, Omodei. Gcn., 1820, p. 2197
(55) Laurent, Essai sur le tétanos.
Strasb., 1797.
(54) Bajon, Mémoires pour servir à l’histoire de Cayenne, 1777. — Odier, Annales de médecine de Montpellier, 1800, p. 137.
(5G) Sam ml. u. Abh. z. G. d. pr.
Acrzle, 12 Bd., p. 579.
(57) Kuhn, liai. med. cliir. bibl., 1 Bd., 1 St., p. 181.
(58) Omodei, Ann. univ. di med., novemb. 1817, p. 179. Dict., aprile 1818, p. 49.
rélien, de Cclsc , de Foreslus, de Slôik, de Gardanne et de plusieurs autres (59), qu’on est parvenu, au moyen de l’huile à l’intérieur et à l’extérieur, à guérir l’hydropisie. Panzani (GO), IJzzani (61), Gaspari (02) et Fournier (G3) prescrivent les huiles douces ou grasses contre les fièvres dites putrides et bilieuses, cl aussi contre les inflammations les plus graves. Au dire des toxicologues les huiles grasses seraient d’un précieux secours dans le traitement des empoisonnements par des substances Acres , irritantes et corrosives. L’huile , c’est le premier antidote qu’ils conseillent, dans l’idée qu'elle enveloppe les molécules caustiques délétères du poison ; qu’elle vernit, qu’elle protège les parois de l’estomac et des intestins. Nous avojns démontré ailleurs l’inanité et les dangers de cette pratique qui oublie tout-à-fait que lc3 poisons agissent par l’absorption et non par leur effet local. Nous admettons cependant que les. huiles peuvent être utiles dans les empoisonnements, loisqu’on les administre à haute dose , dès le commencement, pour exciter le vomissement. Effectivement , les huiles n’entraînent pas vers le rectum les matières avalées; elles sont digérées et passent avec le poison dans le sang. Leur action dynamique ne peut d’ailleurs qu'ajouter à l’action du poison si celui-ci est de la famille des hyposlhénisants.
§ Y. Appréciation de l'action. — • L’action hyposthénisante entérico - vasculaire de l'huile d’olive est assez manifeste, d’après .tout ce que nous venons d’exposer; elle est analogue et un peu 'plus énergique que celle de l’huile d'amandes douces.
§ Vf. Action mécanique. — L’action mécanique de l'huile d’olives est aussi analogue à celle de l’huile précédente.
On peut ajouter seulement que celle huile, étant moins coûteuse, est plus généralement en usage dans la pratique
(59) Murray, Apparat, medicam., f. »,
(00) Rngionamento sull’ uso interno degli olii nellc febbri gravi. Aenez., (779.
(01) La difera degli olcosi. V-encz.,
(62) Analisi d’alc. olii dolci, etc. Véron., 1770.
(05) Richard de Ilautesierck , Recueil d’obs. de méd., t. i, p. 09.
HUILES
domestique; elle est paiement plus employée comme moyeu émollient, et pour enduire la surface de la peau. Celte huile est très-usitée dans les lavements émollients, et dans d'autres injections émollientes. Elle est très-efficace pour empêcher l’absorption cutanée, aussi s’en serton dans des cas de maladies contagieuses ou miasmatiques. On sait que les onctions huileuses sont en usage en Orient, depuis la plus haute antiquité, pôur se préserver de la peste, ainsi que nous l’apprend Prosper Alpin. Berclitold les recommandait dans la peste d’Egypte (G4). Les onctions huileuses ont été remises en usage de nos jours par Baldwin, consul anglais à Alexandrie (G5), et par Louis Frank, à Smyrne(GG).
§ VIL Mode d’ administration . — Quoique l'huile d’olives ne soit pas sujette à rancir aussi promptement que les autres huiles, cependant il convient toujours de se bien assurer de sa pureté lorsqu’on la prescrit par bouche. La dose ordinaire est de 3 à 9 décagrammes (1 à 3 onces). Dans les maladies inflammatoires qu’on voudrait traiter avec cet agent, il faudrait en répéter la dose plusieurs fois, ou bien l’augmenter. Dans l’arthrite, par exemple, et la goutte, Marin us en a donné jusqu’à 1 kilogramme (2 livres) et plus, dans l’espace de vingtquatre heures. On peut la mêler à du bouillon , à une émulsion , à un jaune d’œuf, au café. Jadis on avait l'habitude de masquer la fadeur de l’huile d’olives avec la liqueur anodine d’IIoffmaun, ou avec le laudanum liquide , mais de nos jours on a abandonné avec raison de pareils mélanges. Par lavement on mêle l’huile avec une décoction émolliente , ou dans de l’eau seule à la dose de 120 à 150 grammes (4 à 5 onces). Quand on veut arrêter l’action des substances corrosives sur l’estomac et sur la muqueuse entérique , il faut en boire une grande quantité. .
(04) Sprengel, Slor. pram. délia med,, t. vi, p. 570.
(05) Dictionnaire des sciences médicales, t. xxi, p. 572, et t. xxxv, p. 518.
(00) Coll, d’opusc. de méd. Paris, 1810, p. 09.