HUILE DE GRAINES DE LIN
( O le u in ex seminibus Uni).
En exprimant de la graine de lin dans un sac, ou entre deux lames d’étain, on obtient, même sans secours de la chaleur, de l’huile en petite quantité mais qui est très-pure. On appelle celle huile vierge, pour la distinguer de celle qu’on prépare en grand à l’aide du feu; alors elle est rougeâtre , d’une odeur et d’une saveur empyreumatiques , tandis que la première est transparente , légèrement jaunâtre, et presque sans goût. Elle rancit pourtant assez promptement, à cause de la partie mucilagineuse qu’elle contient à forte dos,e, tandis que celle qu’on prépare avec la graine torréfiée ne rancit pas facilement, une grande quantité de mucilage ayant été détruite. Quant aux vertus thérapeutiques de cettebùile, eiles sont analogues à celles des huiles précédentes. On l’a donnée avec avantage dans les maladies inflammatoires des intestins; notamment dans la dysenterie et dans l’ileus, dans les maladies inflammatoires des reins, des poumons, dans l’hémoptysie. Nous pourrions citer les noms de Baglivi, de Sydenham, de Van Swieten, et de bien d’autres, qui tous louent l’usage intérieur de l’huile de graines de lin dans ces cas; on dirait même, aux éloges qu’ils en font, que cette l’huile élait pour eux le contre-stimulant par excellence. Le dégoût cependant qu’elle inspire la fait rarement employer en médecine de nos jours.