AMANDES AMERES
qui avait résisté à tous les remèdes indiqués et qui avait été caractérisée pour une véritable phtbisie. Nous ne nous arrêterons pas avec détail sur les inflammations arthritiques et rhumatismales, les hémoptysies, les pleurésies, les néphrites, les ischuries, les strnngnries, etc., qui ont été guéries à l’aide des amandes amères, ou tout simplement de leur eau distillée. Ajoutons seulement que Borda et plusieurs autres oui employé avec succès les amandes amères pour apaiser les douleurs qui accompagnent les calculs rénaux et vésicaux.
§ VI. Définition raisonnée , etc. — Les connaissances chimiques nous facilitent l’intelligence de l’action des amandes amères. Les effets qu’elles produisent chez l'homme en santé , et leur action contraire à celle des hyperslhénisanls, ne nous laissent pas de doute sur leur véritable valeur thérapeutique. L’élude enfin de leurs effets dans les maladies, tout nous conduit à regarder le médicament en question comme un hyposthénisant cordiaco - vasculaire. Les fièvres intermittentes, dans lesquelles elles ont été utiles, ne nous autorisent pas à changer cette manière de voir. Nous reviendrons sur ce sujet lorsque nous aurons à nous occuper du quinquina et de ses différentes préparations. — 11 faut dire pourtant que l’activité thérapeutique des amandes amères est moins prononcée que dans le laurier-cerise-, aussi les praticiens donnent - ils généralement la préférence à ce dernier remède.
§ VII. Action mécanique. — Nous n’avons rien à ajouter sur l’action mécanique des amandes amères à ce que nous avons dit déjà relativement à l’eau de laurier-cerise , si ce n’est que les amandes acquièrent en vieillissant, par l’huile fixe qu’elles renferment , un degré de j-ancidité qui pourrait leur ajouter un nouveau degré d’âcrelé chimique. Aussi eonvient-i! toujours de n’en prescrire que de fraîches.
§ VIII. Préparations , et mode d'administration — Leur saveur légèrement amère étant plutôt agréable permet aux malades d’en manger volontiers un certain nombre ; quand on les leur prescrit, ils en demandent une seconde fois.
Leur digestion cependant est parfois un peu difficile, l’huile fixe et la partie inucilagineusc qu’elles contiennent pesant qu peu sur l’estomac ; souvent même elles excitent le vomissement si la dose est un peu forte. On tolère mieux l’é-
mulsion d’amandes amères, surtout si elle est édulcorée , ou mêlée à une certaine quantité de suc d’amandes douces. On doit avoir la précaution en la faisant de broyer les amandes dans de l’eau sans leur ôter la pellicule, cetle dernière partie contenant le principe île leur action dynamique. L’eau distillée est toujours préférable lorsqu’on désire produire une action plus énergique, pourvu toutefois que l’estomac la tolère. On la prépare avec deux parties d’amandes amères bien écrasées dans dix parties d’eau pure, en y ajoutant une petite quantité d’alcool concentré. On la conserve avec les mêmes précautions que les eaux cyanosées.
Dose. Deux, quatre ou six amandes pour les adultes n’occasionDent ordinairement aucun effet désagréable. On peut même les répéter dans la journée une ou deux fois. L’émulsion se prescrit par cuillerées répétées de trois en trois heures. La dose est de trois à neuf déengrammes par jour (une à trois onces), dans une égale quantité d'eau. — L’eau distillée est donnée à la dose de douze à trente grammes ( trois à huit gros) par jour. Si l’état inflammatoire est violent on peut se permettre d’en élever la dose.
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