Pilules
2). Poudre de colchique, dix décigrammes (cinq grains)
Gomme ammoniacale, deux grammes (demi-gros).
M. s. a. f. vingt pilules.
A prendre une toutes les deux heures.
VERATRUM BLANC.
[V eralrum album.) et sabadille. ( V cratrum sabadilla.)
S’il est vrai, ainsi que cela résulte de travaux récents, que la vératrine a une action égale à celle du colchique, et que c’est à elle que sont dues les propriétés thérapeutiques de cetle dernière plante, l’ellébore ou le vératre, et le vératre sabadille, dont on lire aussi la vératrine, doivent avoir une action hyposthénisante cardiaco-vasculaire , pareille à celle du colchique. C’est là du reste une conjecture basée sur le raisonnement. L’expérience n’a pas encore prononcé sur l’action des substances en question , qui d’ailleurs sont rarement employéesde nos jours en médecine. L’usage de l’ellébore et de la sabadille est borné ordinairement à l’extérieur, dans les ulcères sordides, dans les taches dermiques, dans certaines éruptions chroniques. On les emploie soit en poudre, soit sous forme d’eniplâ re ou d’onguent; on s’en sert aussi pour tuer les poux et les morpions.
C’est une substance résinoïde toute particulière qu’on retire de plusieurs végétaux, particulièrement du laurus ca/nphora , L. Cet arbre est originaire de ja Chine et du Japon. Plusieurs de nos plantes labiées, le romarin, la sauge, la lavande, etc., en fournissent, mais en fort petite quantité. Ou retire le camphre ordinairement des îles de Bornéo et de Java. Les habitants de ces pays réduisent en petites esquilles les différentes parties de l'arbre, et par un procédé grossier, qui leur est propre, ils recueillent le camphre impur, qu’on introduit ainsi dans le coinmcrcedans des tonneaux. Pour l’usage thérapeutique le camphre du commerce a besoin d’être purifié.
Anciennement les Vénitiens seuls exerçaient cette industrie de la dépuration du camphre ; par la suite il est passé entre les mains des Hollandais. — Le camphre purifié est blanc, cristallin, demi-transparent , d’une odeur forte , pénétrante , peu pesant, fragile, onctueux, compressible, d’une saveur de fraîcheur, légèrement âcre ; il ne se dissout que lentement dans la salive; il nage sur l’eau en tournoyant d’abord d’une manière remarquable : on dirait que c’est là un mouvement spontané; il dure jusqu’à ce que la substance soit imbibée d’eau, alors elle s’y plonge un peu plus. Il est trèsvolatil , de sorte que dans un récipient mal fermé il s’évapore promptement. Il brûle avec une flamme blanche et une fumée épaise sans laisser de résidu.
§ II. Notions chimiques. — Le camphre n’est soluble dans l’eau froide que dans la proportion d'un demi -grain par once , et d’un grain par once dans l’eau bouillante. On peut pourtant le diviser facilement et le mêler avec l’eau, moyennant une substance gommeuse ou un jaune d’œuf. 11 est très-soluble dans l’alcool , dans l’acide acétique et dans les huiles. Thompson ditque le camphre est composé de beaucoup de carbone, d’une certaine quantité d’hydrogène et d'oxygène.
CAMPHRE