‹ Encyclopédie des sciences médicalesChapitre 5 sur 168 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

je ne me suis pas contenté des journaux, j’ai voulu puiser aux ouvrages originaux, j’ai même obtenu du gouvernement de faire un voyage à ses frais, et de séjourner pendant quelques années dans plusieurs universités étrangères, où j'ai profité de la pratique des hommes les plus distingués. Je fais aujourd’hui entrer dans ce travail le résultat pratique de toutes mes études. Je n’ai voulu m’attacher principalement qu’aux faits, à l’expérience la plus positive. Si les raisonnements dont je les ai accompagnés ne paraissaient pas conformes à la saine logique médicale, je n’y tiens aucunement; mais on ne pourra pas se refuser de tenir compte des faits sur lesquels je base ma manière de voir : j’en citerai scrupuleusement les sources, afin qu’on puisse au besoin s’assurer de leur exactitude. Je dois ajouter cependant , que les corollaires auxquels nous sommes arrivés sont, depuis plusieurs années que l’enseignement clinique m’est confié, tous les jours appliqués au lit du malade avec les plus heureux résultats.

En publiant cet ouvrage , je m’attends à de grandes oppositions, surtout de la

part des médecins qui sont habitués de longue main à la routine. On ne change effectivement pas aisément les idées, les principes reçus comme des vérités incontestables dans les premières éludes, mais ce n’est pas a eux que je m’adresse, je compte sur les hommes dont l’esprit n’est pas fasciné par les préjugés , ni rendu stationnaire par la paresse. D’ailleurs si les bases du nouvel édifice pharmacologique que je présente sont toutà-fait différentes de l’ancien, les matériaux qui le composent en sont les mêmes ; les faits ne peuvent pas changer, il s’agit seulement de les bien comprendre. Si les faits sont inexacts, la matière médicale ancienne doit l’être également, car, je le répète , nous bâtissons avec les mêmes matériaux. Je désire seulement qu’on ne méjugé pas a, priori , ni par quelques propositions isolées qu’on pourra prendre au hasard en feuilletant cet ouvrage, car je dois avertir que plusieurs idées qui pourraient sembler obscures ou paradoxales dans les premiers chapitres cesseront de paraître telles après la lecture des chapitres qui suivent.

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